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Ecosystème

Sophia-Antipolis : Myxyty, le Google Home français, est en liquidation judiciaire

Faute de capitaux nouveaux, Myxyty n’a pas pu maintenir son activité, le concurrent de Google Home et Amazon Echo est en liquidation !

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Née il y dix ans au sein du parc technologique de Sophia-Antipolis, la start-up Myxyty, spécialisée dans la smart home et les objets connectés, est en liquidation judiciaire depuis le 23 mai, apprend-on sur son site Internet. “Après 10 ans d’activité, c’est avec regret que nous vous informons de la mise en liquidation judiciaire de la société Myxyty à compter du 23 mai 2018“, est-il écrit dans un message qui précise que “malgré de beaux projets concrétisés et la qualité de travail exceptionnelle de nos équipes, nous n’avons pu maintenir la société en activité“. Faute de capitaux nouveaux, Myxyty n’a pas pu maintenir son activité, ni réussi à éponger ses dettes, de l’ordre de 3 millions d’euros si l’on croit le site Les Numériques.

Capture d’écran du site Myxyty

Pourtant tout semblait sourire à cette PME de 27 personnes et dont le chiffre d’affaires consolidé avoisinait les 15 millions d’euros depuis sa création en 2008. La société communiquait même en octobre dernier sur la finalisation d’une levée de fonds avec la plateforme Pré-Ipo d’Invest Securities — entre 3 et 5 millions d’euros selon La Tribune. Levée de fonds qui visiblement n’a pas abouti !
Fondée par Olivier Courtade, la start-up avait également développé plusieurs partenariats stratégiques, notamment avec IBM et Sigfox qui a donné naissance à la lampe connectée MyxyLamp. Cette lampe design gère une lumière multicolore, diffuse de la musique, mais sert également d’assistant vocal interactif permettant par exemple de contrôler toutes les fonctionnalités domotiques au domicile. Sa mise sur le marché était programmée pour le deuxième trimestre 2018.
Tout aussi stratégique, la création en janvier dernier d’un joint-venture avec le moteur de recherche français Qwant, dont la R&D est basée à Nice. Un rapprochement entre les deux sociétés françaises qui a permis le développement de Myxypod, une enceinte intelligente venant chasser sur les terres de Google Home et Amazon Echo, en proposant une option qui respecte les données personnelles et la vie privée des utilisateurs tout en garantissant l’absence de toute collecte d’informations. La levée de fonds aurait permis l’industrialisation à grande échelle de la solution pour une commercialisation du produit en Europe dans le courant du premier semestre de 2018. Les ambitions de Myxyty et de son fondateur allaient encore plus loin cette année. Pour Olivier Courtade, il était clair qu’il fallait prévoir une introduction en Bourse de Myxyty dans le courant de l’année, ce qui allait de pair avec la levée de plusieurs millions d’euros.
Avec cette mise en liquidation, C’est un nouveau symbole de la French Tech qui tombe !

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Cluster, association

[Vidéo] Jean-Philippe Desbiolles, IBM Watson France : ‘’L’IA, c’est le passage d’un monde de programmation à un monde d’apprentissage’’

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‘’Etat de l’art de l’Intelligence Artificielle & perspectives’’ c’est le thème de la conférence donnée par Jean-Philippe Destiolles à l’occasion d’un événement organisé vendredi 22 Juin 2018 à La Coque de Marseille par le CIP, Club Informatique Provence Méditerranée en partenariat avec IBM.
Chez IBM, Jean-Philippe Desbiolles fait partie des pionniers de l’Intelligence Artificielle. Ce marseillais de 47 ans, vice-président de Cognitive Solutions chez IBM France et vice-président Europe est, au sein du géant américain de l’informatique, un spécialiste de la transformation et de l’innovation. Sa carrière l’a mené à travailler en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. Il a enchaîné ensuite avec la mise en œuvre de la solution d’IA maison, Watson, dans le secteur financier au niveau mondial. Il devient l’un des trois initiateurs de la construction de la division mondiale dédiée à l’IA, IBM Watson Group.
A La Coque, face aux adhérents du CIP et des invités, Il a échangé sur sa vision de l’entreprise « apprenante » en présentant des use cases de clients IBM ayant adopté des solutions cognitives dans le but de réinventer la relation client, augmenter les collaborateurs et rendre leurs processus intelligents et apprenants.
Jean-Philippe Desbiolles situe les développements actuels dans le domaine de l’intelligence artificielle dans le contexte de la 4ème Révolution Industrielle et parle de la question de la responsabilité humaine par rapport à l’IA. Il a conscience que l’IA fait peur et pose des questions mais il martèle que ‘’La technologie est au service de l’humain et pas le contraire et la technologie, c’est un choix social. Donc si peur il y a, c’est peut-être une peur vis-à-vis de nous-mêmes qu’on a, et que nous sommes en train de projeter sur un sujet qui est l’IA […] La technologie sera ce qu’on en fera.’’

Interview de Jean-Philippe Desbiolles, vice-président de Cognitive Solutions chez IBM France.

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Ecosystème

L’intelligence artificielle de Ween intègre l’application de domotique connectée de SmartHab

Les start-up Ween (Aix-en-Provence) et SmartHab (Neuilly-sur-Seine) ont signé un partenariat pour simplifier et sécuriser l’accès à la domotique connectée grâce à l’Intelligence Artificielle.

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Implantée à Neuilly-sur-Seine (92) et créée il y a seulement un peu plus d’un an, la start-up SmartHab innove sur le marché de la domotique numérique en lançant son application mobile dont l’objectif est de démocratiser la domotique numérique dans l’immobilier résidentiel neuf.
Cette application, qui intègre de l’intelligence artificielle signée de la start-up aixoise Ween, se positionne comme l’ordinateur de bord de l’appartement, elle permet aux occupants de gérer les fonctions essentielles de leur appartement neuf pour un meilleur confort, plus de sécurité et d’économies d’énergie : Gestion de l’énergie et du chauffage, qui intègre à la fois le comptage (« savoir combien je consomme et comment réduire ma consommation »), pilotage des équipements (volets roulants, éclairage) avec des programmes simplifiés de programmation (simulation de présence, programmation horaire), sécurisation du logement (détection d’intrusion, visualisation à distance, alarme…), et gestion des incidents (fumée, intrusion, surconsommation) via des notifications par SMS et par email, enfin communication avec les parties prenantes de l’immeuble (syndic, voisins, fournisseurs). Intuitive et évolutive, la solution est prête à l’emploi dès l’entrée dans l’appartement et répond aux attentes de 80% des Français intéressés par le logement connecté et intelligent.
« L’application SmartHab sera utilisée dès juillet 2018 par les résidents des premiers immeubles livrés et nativement équipés avec le système intelligent SmartHab », explique Godefroy Jordan, Président et co-fondateur de SmartHab.


Une vision partagée par Ween et sa technologie ween.ai, qui souhaite rendre nos lieux de vie toujours plus autonomes dans leur fonctionnement, tout en protégeant la vie privée de ses utilisateurs.
Créée en 2014, Ween est connu pour le premier thermostat connecté autonome qui réagit en temps-réel à tous les imprévus. Renfermant 19 innovations technologiques, le brevet Ween protège un algorithme unique récompensé d’un Innovation Award lors du CES Las Vegas 2016. Basée sur une intelligence artificielle, la technologie développée par Ween est proposée aux tiers depuis 2017 via l’offre ween.ai, également récompensée d’un Innovation Awards au cours du CES Las Vegas 2018.
En intégrant la technologie de localisation non intrusive ween.ai, SmartHab souhaite simplifier et sécuriser l’accès à la domotique connectée et propose de prédire en temps-réel l’arrivée des résidents d’un appartement, via l’intelligence artificielle. Ainsi, en situation d’absence, SmartHab abaisse le chauffage automatiquement de 3°C ou 4°C, générant jusqu’à 30% d’économie d’énergie pendant l’hiver. SmartHab s’adapte par ailleurs aux imprévus et aux changements d’emploi du temps des résidents pour la remise en route automatique du chauffage.
« Ween.ai permet d’adapter la température d’un appartement aux allées et venues de ses occupants, anticipant leur retour sans aucune programmation. Quand on sait que 70%* des foyers sont chauffés à 21°C toute la journée sans interruption pour cause de planning trop contraignant à gérer, on perçoit tout de suite l’avantage d’une technologie capable de le faire à la place des occupants » détaille Jean-Laurent Schaub, président et co-fondateur de Ween.
Commercialisée depuis la mi-juin, l’application SmartHab est disponible sur Google Play et l’Apple Store.

* Etude de l’observatoire Deloitte : « Usages des mobiles 2015 : a Game of Phones ».

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BioTech, MedTech

La biotech Biocellvia commercialise son nouveau programme numérique d’analyse d’images dédié à la NASH

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Il y a un an, Biocellvia était une start-up marseillaise au sens strict du terme, aujourd’hui c’est une société de biotechnologie reconnue qui développe des outils d’analyse numérique d’images de scanner : il s’agit de fournir à la recherche pharmaceutique des tests de validation de l’efficacité des molécules cibles pour les futurs médicaments, lors de la phase pré clinique (début du cycle de développement). Biocellvia vient d’achever le développement d’un nouveau programme numérique d’analyse d’images histologiques spécifiquement consacré à la NASH, une maladie hépatique liée à une mauvaise alimentation. Il s’agit du quatrième programme développé par la société Biocellvia (les précédents concernaient la fibrose pulmonaire, le BPCO et l’asthme). Ce programme a été validé scientifiquement par des équipes de recherche universitaires indépendantes d’Europe et des Etats-Unis.

Innovation capitale qui révolutionne une fois de plus l’industrie pharmaceutique
Le programme Biocellvia analyse chaque image de façon quantitative et multi-paramétrique. Parmi la dizaine de paramètres étudiés, nous pouvons citer la stéatose, la fibrose et l’inflammation. Une fois lancé, ce programme fonctionne de façon complètement automatique, sans aucune intervention humaine, et donc sans aucun choix subjectif. Le programme analyse toute l’image, pixel par pixel et mesure un à un chacun des paramètres qui composent le test. Le programme permet donc d’obtenir des résultats particulièrement fiables et précis, en comparaison des méthodes traditionnelles d’analyse d’images (basées sur des observations humaines qualitatives au microscope qui comportent de nombreuses variabilités). En plus d’être particulièrement robustes et fiables, les résultats sont obtenus très rapidement avec le programme Biocellvia. En effet, une étude de 200 images est réalisée en 4 heures, alors que les méthodes traditionnelles nécessitent plusieurs semaines pour effectuer la même étude. Ce programme a été intégralement conçu par l’équipe R&D de Biocellvia en collaboration constante avec des équipes de recherche européennes et américaines.
Ce programme intéresse déjà un nombre considérable de laboratoires. C’est une étape-clé dans le développement de Biocellvia“ explique Olivier Julé, président et cofondateur de Biocellvia. “Avec ce test d’analyse d’images dédié à la NASH, nous devrions faire un grand bond en avant. Nous étions à BIO2018 début juin, et les réactions étaient très enthousiastes dès qu’on évoquait la commercialisation prochaine de ce programme”.

La NASH, enjeu de santé publique à l’échelle mondiale
La NASH, dite “maladie du foie gras” ou “maladie du soda“ est une maladie hépatique encore méconnue qui a fait son apparition il y a seulement quelques années. Déjà considérée par de nombreux scientifiques comme la maladie du XXIème siècle, elle affecte environ 20% des américains et 12% des européens.  Ses symptômes ne surviennent qu’en phase très avancée, et à l’heure actuelle, il n’y a pas de médicament pour soigner cette maladie. De nombreux laboratoires pharmaceutiques dépensent des millions d’euros pour découvrir une molécule active contre la NASH.
Avec son programme numérique d’analyse d’images, Biocellvia peut désormais collaborer avec des biotechs et des “big pharmas” du monde entier sur cette maladie du foie. C’est un nouveau marché qui s’ouvre pour la start-up marseillaise, et il semble particulièrement prometteur étant donné les sommes investies par les entreprises pharmaceutiques du monde entier pour découvrir un remède contre la NASH.

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