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Agriculture, sylviculture

Sophia-Antipolis : L’agritech Mycophyto lève 1,4 M€ et entend valoriser une agriculture performante et durable

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‘’Redonner de la vie au sol pour qu’il soit moins dépendant de la main de l’homme’’, c’est la phiosophie de la start-up Mycophyto. Créée par Justine Lipuma, jeune docteur en biologie de l’Université de Nice, l’agritech développe des solutions biologiques naturelles pour revitaliser les sols et booster le développement des plantes.  Pour financer son développement commercial et son programme de R&D visant à construire un système d’information prédictif unique au monde combinant biotechnologie, big data et Intelligence Artificiel, Mycophyto vient de lever 1,4M€ auprès des family Office Olbia et Obsidiane, des fonds Région Sud Investissement et Créazur (Crédit Agricole Côte d’Azur). L’objectif est de réaliser un programme d’innovation ambitieux afin de pénétrer le marché mondial des biostimulants à base de micro-organismes et devenir leader de ce marché à l’horizon 2025.

Des enjeux d’une ampleur inégalée
En 2050 l’agriculture devra nourrir 9,6 milliards d’individus, en diminuant les intrants chimiques, tout en préservant la planète et la santé des hommes, dans un contexte de bouleversement climatique et de fragilisation des sols.
L’innovation Mycophyto s’appuie sa capacité à développer les synergies naturelles entre les plantes et des champignons mycorhiziens microscopiques déjà présents dans le sol en s’adaptant aux cultures. Ses résultats ont ainsi permis de mesurer un développement jusqu’à 40% des racines, une croissance végétale accrue de 30 à 40%, des gains de rendement de 15%, des économies d’eau de 15% à 40% et une résistance aux pathogènes. Depuis 2017, Mycophyto accompagne les acteurs de l’agriculture sur ses filières cibles : la culture de plante à parfums, aromatiques et médicinales, le maraichage avec la culture de la tomate et de la vigne.

Plant non mycorhizé / Plant Mycorhizé (DR)

L’équipe dirigeante de Mycophyto : Christine Poncet, co-fondatrice, ingénieur agronome diplômée de l’ENSA Toulouse, Olivier Bret, associé, Business Développement, et en premier plan Justine Lipuma, présidente de Myciphyto.

Entourée de Christine Poncet, ingénieure agronome hors classe INRA et d’Olivier Bret, entrepreneur et business angels, Justine Lipuma entend faire de Mycophyto une solution d’avenir ‘’nos solutions s’adaptent aux cultures et encouragent la biodiversité. C’est une nouvelle voie pour augmenter les rendements et la qualité de la production, tout en réduisant l’empreinte environnementale. Notre vision pour demain c’est de les rendre accessibles à tous, partout dans le monde’’.

Un ancrage territorial fort avec l’écosystème scientifique
Mycophyto est basée à Sophia Antipolis et dispose de bureaux, serres et laboratoires au sein du site l’INRA Sophia Antipolis et au Village By CA, ainsi que des serres supplémentaires au Lycée agricole d’Antibes. La réalisation d’un site unique comportant 4500 m2 de serres, de bureaux et de laboratoires est au cœur du projet de développement de Mycophyto d’ici 2023.
Lauréat du concours national de recherche iLab en juin 2019, la start-up s’appuie sur des partenariats stratégiques entre acteurs de la biotechnologie et des Data sciences : Université Côte d’Azur (UCA), l’Institut National de la recherche Agronomique (INRA) et l’Institut National de recherche en Informatique et Automatique (INRIA).

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Agriculture, sylviculture

Aix-en-Provence : Ombrea prend pied dans le sud-ouest sur la technopole Agrinove à Nérac

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Depuis 2016, la start-up Ombrea, connue pour ses ombrières intelligentes, collectionne les distinctions. L’une d’entre elles, obtenue en juin dernier dans le concours Agrinove 2019 dans la catégorie Innovation, va lui permettre de prendre pied au sein de la nouvelle technopole Agrinove, consacrée aux activités économiques situées en amont de l’agriculture et inaugurée à Nérac dans le Lot-et-Garonne, le 14 novembre dernier, en présence de Christian Davico et de sa fille, Julie Davico-Pahin, cofondateurs d’Ombrea.
Ce prix leur a permis de recevoir une dotation de 15 000 € en numéraire et une dotation en prestations de services du même montant en cas d’installation sur la technopole Agrinove dans les trois ans à venir. Ombrea entend bien implanter une antenne à Nérac mais en 2021 seulement. Julie Davico-Pahin a déjà créé des liens avec le lycée agricole de Nérac et la distillerie Du Grand Nez. Elle envisage de déployer dès le printemps prochain ses ombrières sur une parcelle cultivée du lycée agricole.
Le Sud-Ouest, c’est le cœur de cible d’Ombrea, avec des domaines de productions liés à l’horticulture, le maraîchage, la viticulture, l’arboriculture… qui sont autant de secteurs où les ombrières intelligentes Ombrea ont un rôle à jouer ; celui de gérer et protéger les cultures des aléas climatiques tels que la sécheresse, la grêle, les gelées ou encore les inondations… Les ombrières sont positionnées au-dessus des cultures de plein champ et grâce à l’utilisation de l’intelligence artificielle, elles s’ouvrent, se referment, modulent la lumière… Elles vont recréer ainsi un microclimat pour garantir les conditions favorables au bon développement des plantes. Cet outil de régulation climatique fait partie des solutions pour pérenniser une agriculture durable et traditionnelle.

L’actualité d’Ombrea en cette fin d’année, c’est encore une nouvelle distinction obtenue le 12 décembre dernier à Paris à l’occasion des Prix Entreprises et Environnement dans la catégorie Innovation. Ces prix sont organisés chaque année par le Ministère de la Transition écologique et solidaire et l’Ademe, en partenariat avec BPI France, CPME et Actu environnement. Ils ont pour objectif d’encourager et de promouvoir les réalisations des entreprises qui intègrent l’environnement et le développement durable dans les diverses facettes de leurs activités, produits et services.

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Agriculture, sylviculture

[CES 2020] A 3 semaines du CES, Focus sur quelques start-up régionales déjà dans les starting blocks

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Pour la première fois au CES de Las Vegas (7 au 10 janvier 2020), toutes les start-up françaises dont une trentaine de la Région Sud, seront réunies sous le drapeau de la French Tech et se retrouveront au cœur de l’Eureka Park, l’espace réservé aux start-up au CES.
Présentées à la presse le 9 décembre dernier, à l’Hôtel de Région (Marseille), les 30 entreprises innovantes de la région, dont neuf ont obtenu un Award, ont certes un peu de stress et beaucoup de motivation : c’est le cocktail auquel carburent les start-up françaises à mesure qu’approche le CES.  Pour toutes, l’événement est à la fois synonyme d’exposition médiatique et l’occasion de tester la réaction internationale, dont le marché américain bien sûr, à leurs produits.
Sur les trente start-up sélectionnées, bon nombre n’ont jamais mis les pieds dans la Mecque de l’électronique. Mais chacune d’entre elles se réjouit d’être présent à Las Vegas, à la recherche de notoriété, de visibilité et de partenaires financiers pour se développer.
Focus sur quelques-unes…

Pour Green Systems Automotive (GSA), ce sera le premier CES et la start-up basée au Technopôle de l’Arbois et la pépinière Cleantech à Aix-en-Provence, obtient même deux Awards pour son dispositif intégré, connecté et innovant de conversion, permettant de réduire de 40% les émissions de CO² mais aussi diminuer de façon significative le coût de carburant des deux-roues. Outre la visibilité que le CES peut apporter, GSA recherche d’hypothétiques investisseurs et envisage une levée de fonds de 300 à 500 K€.

Interview : Olivier Barts – CEO & co-founder Green Sytems Automative

Implantée actuellement à thecamp, et bientôt sur le Technopole de l’Arbois, la start-up agritech Agrove se rend à Las Vegas avec le premier prototype de sa jardinière connectée. Il s’agit d’un kit potager connecté composé d’un système connecté et autonome ainsi qu’une jardinière modulable éco-conçue. Il permet de cultiver jusqu’à 15 kg par an de fruits, légumes, aromates, fleurs… Aucune connaissance en jardinage n’est requise et il ne nécessite que quelques minutes d’entretien par semaine. Agrove est en quête de partenaires et la start-up envisage de réaliser une levée de fonds en 2020 .

Interview : Quentin Rousselot – CEO d’Agrove

Nanoz, start-up de Fuveau dans les Bouches-du-Rhône, vient de recevoir le Prix du Pôle SCS de la plus importante 1ère levée de fonds en 2019 pour son tour de table de 1,5M€ réalisé auprès de Région Sud Investissement. Nanoz a mis au point un nanocapteur de gaz unique permettant la détection ultra fine de différents gaz pour de très nombreuses applications industrielles. Pourtant, ce n’est pas ce nanocapteur que la start-up des Bouches du Rhône présente au CES 2020. Pour sa deuxième participation à cet événement international, elle présente Alcobrace, un bracelet permettant de vérifier le taux d’alcoolémie au toucher. La fonction de cet appareil est directement intégrée dans un téléphone portable.

Interview : Thibaud Sellam – CEO de Nanoz

Indewatt, start-up de Toulon a créé Sunleavs, un capteur de consommation d’énergie solaire et collective, associé à un réseau social. Connecté à n’importe quel tableau électrique, il permet à un groupe d’utilisateurs de partager une production d’énergie solaire en temps réel. Hormis la visibilité que va lui apporter sa première présence au CES, l’objectif de son fondateur, Romain Chayla, est avant tout de tester le marché international.

Interview : Romain Chayla  – CEO de Sunleavs/Indewatt

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Agriculture, sylviculture

Ombrea, Gojob, Provence Studio et Nathalie Hagège, lauréats des Trophées de l’Economie de La Provence

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Franz-Olivier Giesbert interviewant Jean-Baptiste Lemoyne

Plus de 300 personnes ont assisté au Palais de la Bourse de Marseille à la 24e édition des Trophées de l’Économie et de l’Innovation organisée le 3 décembre par La Provence. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’état auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, était l’invité de cet événement annuel qui récompense des entreprises provençales particulièrement performantes dans quatre catégories : innovation, emploi, développement et enfin le manager de l’année.

Ainsi Jean-Baptiste Lemoyne a remis le Trophée de Manager de l’année 2019 à Nathalie Hagège, fondatrice de la société marseillaise Proneem qui conçoit des produits naturels, donc non toxiques, permettant de traiter les textiles contre les acariens, moustiques et autres punaises de lit. Nathalie Hagège est également depuis 6 mois la présidente du club d’entreprises exportatrices Apex. 
Le Trophée de l’Emploi a été remis à la société Gojob, agence d’intérim digitale 100% connectée. Déjà lauréate du prix “For Good” des Talents Awards de France Digitale il y a 3 mois, la startup aixoise affiche une croissance impressionnante, tout en gardant le cap de la mission qu’elle s’est fixée à sa création en 2015 : offrir un travail avec un salaire décent à tous. Le principe de Gojob est simple : mettre en relation de manière fluide et rapide les entreprises et les personnes qui veulent travailler, quels que soient leur âge, leur sexe, leur origine, leur expérience et leur diplôme, mais aussi sécuriser ces travailleurs en les salariant, via des contrats d’intérim en mission temporaire ou à durée indéterminée. Résultat : Depuis sa création, en 2015, l’entreprise aixoise a embauché plus de 5000 travailleurs temporaires.
Le Trophée du Développement est allé à la société de Martigues Provence Studios, dont les 22 000 m² de plateaux permettent d’accueillir plus de 100 tournages par an (104 en 2018) : des téléfilms américains, des clips (Soprano, Jul…), des publicités (Calor, Skoll Tuborg,Adidas…), des films comme Taxi 5, Les Tuches 2 ou Gaston Lagaffe, des séries TV comme c’est le cas actuellement avec Caïn et La stagiaire…
Provence Studios, c’est aussi le plus grand fond vert d’Europe, 50 mètres de long sur 9 de hauteur, ainsi que d’une zone de 50.000 m2 à l’extérieur où l’on peut recréer des décors grâce à des fonds bleus ou verts, dressés sur des containers.
Enfin, le Trophée de l’Innovation a récompensé la jeune pousse aixoise Ombrea, créée par Julie Davico Pahin et son père, Christian Davico, qui a mis au point un système d’ombrières intelligentes pensé comme un outil de régulation climatique à destination des cultures de plein champ. Ces panneaux mobiles permettent grâce à l’intelligence artificielle (IA) de doser le taux de lumière et d’humidité nécessaires pour que chaque culture grandisse dans les meilleures conditions et soit mieux protégée des aléas climatiques. Au final, les rendements augmentent jusqu’à 50 % et  la consommation d’eau baisse de 30 %. Ombrea emploie 50 salariés (dont la moitié en R & D) réalise un chiffre d’affaires de plus de 500 000 euros et a déjà levé 2 millions d’euros.

Photos ©Frédéric Speich (La Provence)

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