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Economie numérique

Mounir Mahjoubi annonce le lancement de French Tech Tremplin, un nouveau dispositif pour favoriser la diversité

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En visite à Lyon le 7 février dernier à l’occasion du Diversidays, le secrétaire d’Etat chargé du numérique Mounir Mahjoubi a annoncé la création d’un dispositif appelé “French Tech Tremplin”. Ce nouveau programme est destiné à soutenir des profils atypiques ; femmes, jeunes issus de quartiers défavorisés, personnes en reconversion… qui souhaiteraient s’orienter vers l’entrepreneuriat et assurer ainsi une plus grande diversité de l’écosystème. Il sera doté de 15 millions d’euros et vise à accompagner 500 entrepreneurs du numérique issus de la diversité au cours des deux prochaines années. Ceux-ci se verront proposer un accompagnement par un mentor et une bourse qui pourra aller de 15 000 à 50 000 euros selon les besoins. “Il s’agit d’une sorte de love money pour aider les entrepreneurs qui n’ont pas les soutiens familiaux pour créer leur entreprise et leur permettre de se rémunérer pour les six ou douze premiers mois de création”, explique Mounir Mahjoubi.

French Tech Tremplin fait suite à French Tech Diversité
Le programme baptisé « French Tech Tremplin » prend la suite au niveau national d’un programme expérimental, French Tech Diversité, lancé en 2017 uniquement en Île-de-France, qui a permis d’identifier 35 projets dont trois sont déjà des entreprises qui fonctionnent avec succès, selon le secrétaire d’État au numérique. Parmi elles, Meet My Mama, une plateforme internet qui propose un service de traiteur assuré par des femmes issues de « toutes les migrations » et qui est aujourd’hui hébergée à Station F, la grande pépinière de jeunes pousses parisienne.
“Le visage de la French Tech ne ressemble pas à celui de la France. Les entrepreneurs du numérique sont majoritairement des hommes qui vivent en centre-ville, issus de famille CSP+. Pourtant, ce ne sont pas les seuls à avoir des idées. La diversité est une chance pour le numérique”, affirme Mounir Mahjoubi.

Les futures capitales French Tech au cœur du dispositif
Pour mettre ce programme en musique, le gouvernement compte s’appuyer sur les futurs Capitale French Tech, en cours de création dans le cadre de la deuxième phase de la French Tech, et qui seront révélées en mars prochain. Ces métropoles auront un rôle décisif pour identifier les “entrepreneurs de demain“, prévient Mounir Mahjoubi : « Elles doivent s’impliquer dans ce projet, et cela s’ajoute à leur autre priorité qui est de favoriser l’émergence de scale-up. » Ce sont elles qui seront chargées de faire remonter les dossiers de candidatures, en s’appuyant sur différentes associations qui maillent le terrain et qui sont au contact au quotidien, comme Les Déterminés , Startup Banlieue, Techfugees , 100.000 Entrepreneurs, Diversidays, ainsi qu’une dizaine d’autres.  Concrètement, les premiers entrepreneurs sélectionnés pour le “French Tech Tremplin” devraient être sélectionnés cet été.

Sensibiliser aux métiers du numérique
Parallèlement, à travers ce dispositif, le secrétaire d’Etat chargé du numérique affiche une autre ambition, celle de sensibiliser chaque année “100 000 personnes issues de la diversité” au métier du numérique pour faire face à une pénurie de main d’œuvre chronique du secteur. « La French Tech doit ressembler à la France, notamment pour assurer la continuité de sa croissance. Le numérique a besoin de diversité et, socialement, le pays en a besoin ! » explique Mounir Mahjoubi. « Il y a 100.000 emplois à pourvoir dans le secteur et nous voulons démontrer que les talents qui peuvent y répondre sont partout, y compris dans les quartiers populaires », poursuit le secrétaire d’Etat.
A ce titre, la Grande Ecole du Numérique, qui rassemble un réseau de 750 formations aux métiers du digital, est un des principaux moteurs à activer, précise le secrétaire d’Etat au même titre que les associations de terrain, les missions locales, les capitales French Tech et les incubateurs présents partout sur le territoire.

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Economie numérique

French Tech : Emmanuel Macron chouchoute les acteurs du numérique en les recevant à l’Elysée

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Emmanuel Macron, président de la République et Kat Borlongan, directrice de la French Tech

Emmanuel Macron renouvelle son soutien à l’écosystème start-up tricolore à l’occasion d’une réception donnée lundi 14 septembre à l’Elysée. Le Président de la République s’est exprimé devant les représentants des 12 clusters numériques labellisés Capitales French Tech, parmi elles, la French Tech Côte d’Azur et la French Tech Aix-Marseille. En raison du coronavirus, seule une centaine d’invités étaient présents dans la salle des fêtes du Palais de l’Elysée, contre plus de 600 l’an dernier, pour ce qui était le plus gros rassemblement organisé à l’Élysée depuis le confinement.
Accompagné de Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances et de Cédric O, secrétaire d’Etat chargé du numérique, Emmanuel Macron a eu un discours volontairement optimiste et rassurant dont l’objectif était d’encourager et de soutenir les acteurs qui participent à bâtir la souveraineté numérique du pays, un enjeu primordial en cette période de relance économique. Il est revenu en détail sur le plan de relance pour le numérique de demain, à hauteur de 7 milliards d’euros, et a rappelé le rôle déterminant des entreprises durant la crise, notamment celles dans le domaine de la cyber sécurité, et celles qui par leurs innovations ont permis de contribuer à la résilience de la France.

Un plan de relance de 7 milliards d’euros

Après avoir rappelé certaines réalisations de start-up ces trois dernières années, soutenues par la French Tech et BpiFrance, le chef de l’Etat a détaillé le plan de relance à destination de ce secteur, qui prévoit près de 7 milliards d’euros engagés sur 2020-2022 pour le numérique. « Nous sommes le pays d’Europe qui crée le plus de licornes, ces entreprises valorisées à plus d’un milliard d’euros. Nous voulons en avoir 25 pour 2025. Nous en avons déjà créé 13. », s’est-il exprimé.
Dans le détail, 3,7 milliards seront consacrés au développement des start-up et de la souveraineté technologique française, 500 millions à garantir un meilleur accès au numérique à tous, 300 millions seront consacrés à la formation aux métiers du numérique et 2,3 milliards seront débloqués pour accélérer la transition numérique des entreprises, de l’Etat et des territoires.
Lors de sa prise de parole, Emmanuel Macron a également défendu une stratégie européenne d’accompagnement de la révolution numérique, afin de concurrencer les Etats-Unis et la Chine dans ce domaine. Un projet de loi pour la réorganisation de l’écosystème autour de l’économie numérique française est d’ailleurs actuellement à l’étude.

En route vers la 5G

Et puis le Président de la République a  abordé le sujet épineux de la 5G et en fervent défenseur de la modernité, il a confirmé les ambitions du Gouvernement en la matière : « La France, c’est le pays des Lumières, de l’innovation. Beaucoup des défis que nous avons, sur tous les secteurs, se relèveront par l’innovation. On va expliquer, débattre, lever les doutes, tordre le cou à toutes les fausses idées mais oui, la France va prendre le tournant de la 5G » a-t-il martelé, répondant ainsi à la demande, signée par 70 élus dont Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot, dans le Journal du dimanche, d’un moratoire sur ce dossier. Leurs arguments : l’utilité réelle de la 5G n’est pas évidente, les gains énergétiques attendus avec la 5G ne permettront pas de compenser la hausse de la consommation énergétique provoquée par l’explosion des usages numériques (plus de vidéos et jeux en ligne, notamment). L’idée d’un moratoire avait déjà été proposée par plusieurs ONG en octobre 2019, puis par les 150 participants à la convention citoyenne organisée par Emmanuel Macron lui-même.
J’entends beaucoup de voix qui s’élèvent pour nous expliquer qu’il faudrait relever la complexité des problèmes contemporains en revenant à la lampe à huile ! Je ne crois pas que le modèle Amish permette de régler les défis de l’écologie contemporaine“, a brocardé le chef de l’Etat.
C’est à la fin du mois que l’attribution des fréquences de cette technologie mobile en France sera annoncée aux opérateurs télécoms alors que depuis lundi dernier la polémique enfle suite aux propos d’Emmanuel Macron.

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Economie numérique

Plan France Relance : près de 7 milliards d’euros iront directement au numérique et surtout aux start-up

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Le Premier ministre, Jean Castex, a présenté jeudi 3 septembre le plan de relance post-Covid, France Relance, qui comprend un effort de 7 milliards d’euros sur 2 ans pour le numérique. “Le numérique est un des piliers de ce plan de relance, comme l’environnement“, souligne le secrétaire d’État, Cédric O, satisfait à la lecture de la version finale du plan de relance de l’économie française. Face aux Gafa, qui ont renforcé leur toute-puissance lors du confinement – mi-août, Apple a franchi la barre symbolique des 2.000 milliards de dollars de capitalisation boursière, soit plus que tout le CAC 40 – le gouvernement veut surtout faire grossir les start-up françaises pour qu’elles deviennent des leaders européens voire mondiaux dans leurs domaines.
‘’ Nous devons faire émerger des entreprises de 10, 15 ou 20 milliards d’euros de capitalisation boursière, même si la capitalisation boursière ne dit pas tout’’, explique Cédric O. ‘’La France compte 9 licornes actuellement sur un objectif de 25 licornes d’ici à 2025. Nous y arriverons.’’

Les start-up, grand bénéficiaires !
Avec 3,7 milliards rien que pour les jeunes pousses et les technologies d’avenir, les start-up de la French Tech apparaissent comme les grandes gagnantes d’autant plus qu’elles ont déjà fait l’objet d’un plan de soutien en juin dernier au cœur de la crise du coronavirus. Sur cette enveloppe, 500 millions sont réservés pour les levées de fonds des jeunes pousses françaises de la tech, à travers notamment Bpifrance. Les aides à l’innovation du Programme des investissement d’avenir (PIA) vont augmenter de leur côté de 800 millions d’euros sur deux ans (+ 60% d’augmentation). L’ensemble sera là aussi piloté par Bpifrance. Sur le site de notre confrère Maddyness, Cédric O pense ‘’qu’il va y avoir des opportunités suite à la crise, tout comme celle de 2008 avait été – par défaut – un facteur d’accélération forte de l’écosystème. C’est pourquoi nous voulons mettre plus d’essence dans le moteur, aussi bien par le biais des subventions que des levées de fonds, puisque 2,5 milliards d’euros seront consacrés à ces dernières sur les cinq prochaines années’’. Une accélération que le secrétaire d’état justifie par le rôle crucial que le numérique a joué pendant le confinement mais aussi par des arguments moins conjoncturels. Un emploi sur cinq créé aujourd’hui en France est lié au numérique, rappelle-t-il.
D’autre part, toujours dans cette enveloppe de 3,7 milliards, 2,4 milliards d’euros seront consacrés à des plans spécifiques sur des “technologies numérique de rupture: l’informatique quantique, la cybersécurité, l’intelligence artificielle, le cloud (informatique dématérialisée, NDLR), la santé numérique, etc.”. Ces technologiques feront l’objet de plans dédiés dans les semaines à venir.

L’accès à la fibre pour tous d’ici à 2025
Dans Le plan de relance, le reste du volet numérique prévoit 2,3 milliards pour la transformation numérique de l’État et des territoires et des entreprises, pour lesquelles 585 millions d’euros sont prévus, dont 385 pour les TPE/PME/ETI. Le gouvernement prévoit également d’augmenter de 240 millions d’euros les financements déjà prévus pour l’équipement du territoire en fibre optique avec l’objectif d’une France entièrement fibrée d’ici à 2025.
France Relance comporte aussi “un effort inédit et historique” de 250 millions d’euros pour la lutte contre la fracture numérique. L’objectif est notamment de former des médiateurs numériques, d’ouvrir des lieux d’accès aux services numériques, et de construire des outils “simples et sécurisés” pour que des tiers – travailleurs sociaux, agents de collectivité territoriales – puissent aider les personnes à utiliser internet pour leurs démarches personnelles. Enfin, 300 millions iront à la formation aux métiers du numérique.

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Dossiers, expertises

[Dossier] “Rencontres Aix-en-Seine”: Une édition 2020 placée sous le signe de la résilience face à la crise

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Du 3 au 5 juillet se déroulaient la vingtième édition des Rencontres économiques, cette fois-ci à la Maison de la Radio à Paris, loin du soleil d’Aix-en-Provence, en raison de la crise sanitaire. Rebaptisée pour l’occasion “Rencontres Economiques Aix-en-Seine : Agir face aux dérèglements du monde – on va s’en sortir !”, cette édition un peu spéciale analyse les conséquences de la crise sanitaire sur l’économie.
Décryptage d’un échantillon de conférences par risingSUD sur 5 thématiques :

  • Commerce international et politique industrielle
  • Consommation énergétique
  • Entreprises vertueuses
  • Intelligence artificielle
  • Télétravail et nouveau modèle de management

1/ COMMERCE INTERNATIONAL ET POLITIQUE INDUSTRIELLE

Comme le souligne Patrick ARTUS, membre du Cercle des économistes, la crise liée au covid rime avec montée du nationalisme économique, retour des politiques de souveraineté et volonté de produire plus localement. « Les frontières se durcissent » précise Suzanne BERGER, professeure au MIT ; Patrick ARTUS explique lui que les chaînes de valeurs globales des sociétés se retrouvent en conflit avec les politiques locales au sein d’un système international qui a un besoin massif de coopération et de coordination.

Pour l’économiste Elie COHEN, l’une des « grandes découvertes de la pandémie » est le degré de dépendance de la France à des actifs pharmaceutiques essentiels, dont la fourniture est concentrée de 60 à 80% en Chine ou en Inde. Selon lui, dans toute industrie amenée à se globaliser, on observe une « courbe du sourire » c’est-à-dire un transfert de la production manufacturière des pays développés vers les pays en développement, et une remontée vers l’amont (R&D) et vers l’aval (marketing et commercialisation) dans les pays développés. Pourtant, selon l’économiste, il n’existe pas une remontée réelle de la courbe du sourire en France et notamment dans le secteur pharmaceutique où le modèle consiste à concentrer les efforts de R&D sur certains produits, faire peu de recherche interne et sous-traiter notamment aux startups.

Même constat dans l’industrie automobile, où l’on produit vingt fois moins de véhicules en France que par le passé même si les usines de production actuelles n’ont rien à voir avec celles du passé avec l’inclusion de plus d’intelligence et de compétence sur les chaines de production.

Pour l’économiste Nathalie COUTINET, la crise actuelle permet une prise de conscience générale sur les questions de relocalisations mais elle rend aussi concrètement ceci plus difficile à cause des difficultés des entreprises et de la perte de revenus des ménages. Le Directeur Général de l’institut des entreprises Paul ALLIBERT estime que la relocalisation impliquerait que les français soient prêts à payer les coûts supplémentaires induits par la production française.

Denis FERRAND, Directeur Général de Rexecode et Patrick POUYANNE, PDG du Group Total ajoutent respectivement « On a vu ce qu’était le coût de la non-souveraineté, mais est-ce qu’on est prêts à assumer le coût de la souveraineté ? », « les consommateurs sont-ils prêts à payer plus chers ? ».

Rodolphe SAADE, PDG de CMA-CGM constate une accélération de la régionalisation tandis que Patrick ARTUS fait le pari des relocalisations en Europe mais des relocalisations ciblées notamment sur les secteurs les plus stratégiques.

Dès lors, plutôt que d’une relocalisation, Vincent CHARLET, Directeur Général de La Fabrique de l’industrie appelle à une réindustrialisation : « Il faut que nos territoires, nos écosystèmes, soient attractifs et propices à l’émergence d’activités industrielles ».  Pour que les territoires se réindustrialisent il faut selon lui favoriser la libre organisation autour de clusters et l’investissement dans l’appareil productif, notamment dans les biens immatériels. Pour Vincent PARIS, Directeur Général de Sopra Steria, les nouvelles technologies permettent de gagner 20 à 30% de productivité, ce qui permettrait de redynamiser les territoires, et rapprocher industries et services pour proposer des offres plus globales.

Ana LEHMANN, professeur à l’université de Porto et ancienne secrétaire d’état à l’industrie du Portugal estime que la réindustrialisation doit se faire « du point de vue du consommateur », en tirant partie des avantages de chaque territoire (la France pourrait se baser par exemple à l’avenir sur la tradition et l’authenticité).

Elie COHEN ajoute que l’on peut aussi « penser à un nouveau partage en matière de financement, de développement de la recherche et de localisation de l’activité ». Ainsi, selon Nathalie COUTINET, un financement public est requis dans le secteur pharmaceutique si certains biens sont des biens communs mondiaux, mais ce financement peut être également requis au sein de projets à fort impact tels que rendre l’industrie plus inclusive et durable.

Pour Nathalie COUTINET, pour mettre en place ces relocalisations, il faut penser Europe avant de penser France. L’économiste plaide pour un European Act afin d’inciter les administrations et entreprises publiques à acheter européen. Patrick POUYANNE prône également une souveraineté européenne qui passe par la « diversification des chaînes de production, des sources de production et d’approvisionnement » et un système de coopération fort afin de maîtriser les technologies clefs.

Dominique REYNIE, Directeur Général de la Fondation pour l’innovation Politique propose lui d’étendre l’arc européen à un arc euro-méditerranéen en favorisant les coopérations. Cependant pour Paul ALLIBERT, il n’est pas nécessaire de viser une « souveraineté intégrale » mais plutôt de cibler quelques domaines stratégiques voire pour Vincent CHARLET « de constituer des stocks stratégiques ».

Afin de mettre ceci en place, Vincent PARIS propose de s’inspirer des méthodes d’analyses et de suivi utilisées par le ministère de la défense afin de garder compétitives les activités stratégiques et de cibler celles à protéger car une trop grande protection est contraire à l’innovation. Enfin, Elie COHEN conclut sur le sujet « il s’agit d’une nouvelle articulation de la relation entre Etat et entreprises, une nouvelle division du travail internationale, un investissement informationnel pour savoir ce qui se passe et où ça se passe ».

 Si vous souhaitez visionner les conférences en entier :

La redistribution des cartes sectorielles
https://www.lesrencontreseconomiques.fr/evenements/la-redistribution-des-cartes-sectorielles/

Participants : Jacques BIOT (membre associé du Cercle des économistes), Franck DEDIEU (Deputy Editorial Director de Marianne), Elie COHEN (Directeur de recherche au CNRS), Merouane DEBBAH (Director of Huawei R&D France and Professor at CentraleSupelec), Ana LEHMANN (Professeur à l’Université de Porto et ancienne secrétaire d’Etat à l’industrie du Portugal), Marie-Christine LOMBARD (Présidente du Directoire de GEODIS) et Vincent PARIS (Directeur Général de Sopra Steria).

Les voix de l’Economie – Quelle politique industrielle ?
https://www.lesrencontreseconomiques.fr/evenements/les-voix-de-leconomie-quelle-politique-industrielle/

Participants :  Isabelle CHAILLOU (Head of economincs departement de franceinfo), Paul ALLIBERT (Directeur Général de l’Institut de l’Entreprise), Vincent CHARLET (Directeur Général de La Fabrique de l’industrie), Nathalie COUTINET (économiste chez Les économistes attérés), Denis FERRAND (CG de REXECODE), Dominique REYNIE (Directeur Général de la Fondation pour l’innovation Politique).

Surmonter les tension géostratégiques
https://www.lesrencontreseconomiques.fr/evenements/surmonter-les-tensions-geostrategiques/

Participants : Patrick ARTUS (membre du Cercles des économistes), Hedwige CHEVRILLON (présentatrive TV chez BFM Business), Suzanne BERGER (Porfesseure au MIT), Shaye LU (Ambassadeur de la République populaire de Chine en France), Patrick POUYANNE (PDG de Total) et Rodolphe SAADE (PDG de CMA-CGM).

2/ CONSOMMATION ENERGETIQUE

Selon Valérie MASSON-DELMOTTE, Vice-Présidente du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), en matière d’énergie une question se pose : comment s’adapter au changement climatique compte tenu des infrastructures existantes et de l’inertie ?

Pour Jean-Marie CHEVALLIER, membre du Cercle des économistes, la prise de conscience s’accélère et « il faut agir fortement et rapidement » même si passer à 100 % d’énergies renouvelables est une utopie ; « il faut mixer les solutions » nous précise Marianne LAIGNEAU, Présidente du Directoire d’Enedis. Selon Jean-Philippe PUIG, Directeur Général du groupe Avril, « il faut innover plus vite » au sein d’un secteur des énergies renouvelables qui pour Magnus HALL, Président et CEO de Vattenfall AB comporte de « moins en moins de risques financiers ».

D’après Jean-Philippe PUIG, l’avenir du secteur dépend fortement des « envies sociétales et politiques ». Pour Valérie MASSON-DELMOTTE, il s’agit de sortir des silos existants pour construire des trajectoires de développement résilientes face aux chocs environnementaux et sanitaires.

Pour Jean-Pierre CLAMADIEU, Président du Conseil d’Administration d’Engie, l’enjeu est de passer de la démonstration au passage à l’échelle (notamment pour les énergies nouvelles telles que le biométhane et l’hydrogène). Même constat pour Antoine FREROT, PDG de Veolia : “Ce qui pêche dans l’innovation, c’est notre capacité à la généraliser”.

Jean-Marie CHEVALLIER insiste sur l’importance d’optimiser la consommation d’énergie grâce à la digitalisation des flux. Selon Marianne LAIGNEAU, cette réduction de la consommation passe notamment par des réseaux d’électricité et des bâtiments intelligents ainsi qu’une meilleure valorisation de la donnée.

Philippe DROBINSKI, membre du CNRS, propose, lui de jouer sur les forces des territoires et mettre en place des stratégies adaptées en fonction des ressources (éolien, hydraulique ou panneaux solaires par exemple). Jean-Philippe PUIG pari sur plus de territorialité et plus de production d’énergie à l’échelle locale, tout comme Marianne LAIGNEAU qui constate un développement de l’autoconsommation.

Concernant le secteur logistique et des transports, Rodolphe SAADE met en avant l’importance « d’être plus respectueux et plus vert » tout en étant « créateur de valeur pour notre environnement » via l’usage de technologies moins polluantes telles que les conteneurs à gaz ou les carburants alternatifs dans les bateaux.

Concernant l’avenir, Jean-Philippe PUIG pense qu’une des solutions pour lutter contre le réchauffement climatique est d’augmenter le prix de la taxe carbone. Il propose également de mettre en place un système de rémunération en fonction de l’impact écologique ou encore de développer l’usage des biocarburants car ils permettront de mêler « la transition énergétique et la transition alimentaire ».

A propos des technologies de demain, Magnus HALL propose une meilleure valorisation des déchets, un meilleur stockage de l’énergie ou encore des usines qui fonctionnent à l’hydrogène. Philippe DROBINSKI mise lui sur le développement de l’éolien et un plus grand usage des débits fluviaux et courants marins. Enfin, ce dernier insiste sur les conflits d’usage entre l’alimentation, l’électricité et la santé : trois domaines indispensables à notre survie mais qui se retrouvent en conflit car ils s’impactent entre eux.  A nous alors de trouver les « justes équilibres ».

Si vous souhaitez visionner les conférences en entier :

Consommer en énergies vertes, entre urgence et utopie
https://www.lesrencontreseconomiques.fr/evenements/consommer-en-energies-vertes-entre-urgence-et-utopie/

Participants : Jean-Marie CHEVALIER (membre du Cercle des économistes), Emmanuel CUGNY (éditorialiste sur Franceinfo), Astrid ALVAREZ (Former CEO de Grup Energia Bogota), Philippe DROBINSKI (Professeur au CNRS), Mark FOLEY (CEO de Eirgrid Group), Magnus HALL (President & CEO de Vattenfall AB), Marianne LAIGNEAU (Présidente du Directoire d’Enedis) et Jean-Philippe PUIG (Directeur Général du Groupe Avril).

La transition écologique, moteur de l’innovation
https://www.lesrencontreseconomiques.fr/evenements/la-transition-ecologique-moteur-de-linnovation/

Participants : Patrice GEOFFRON (membre du Cercles des économistes), Nicolas BARR (éditeur en chef au journal Les Echos), Tomas ANKER CHRISTENSEN (embassadeur pour le climat au Danemark), Jean-Pierre CLAMADIEU (Président du Conseil d’Administation d’ENGIE), Antoine FREROT (PDG de Véolia), Ilham KADRI (Duirecteur Général de Solvay), Jean-Bernard LEVY (PDF d’EDF) et Valérie MASSON-DELMOTTE (Vice-Présidente du GIEC).

Surmonter les tension géostratégiques
https://www.lesrencontreseconomiques.fr/evenements/surmonter-les-tensions-geostrategiques/

Participants : Patrick ARTUS (membre du Cercles des économistes), Hedwige CHEVRILLON (présentatrive TV chez BFM Business), Suzanne BERGER (Porfesseure au MIT), Shaye LU (Ambassadeur de la République populaire de Chine en France), Patrick POUYANNE (PDG de Total) et Rodolphe SAADE (PDG de CMA-CGM).

3/ ENTREPRISES VERTUEUSES

Les entreprises vertueuses sont-elles mieux armées pour agir face aux dérèglements du monde ? Pour l’économiste Olivier BABEAU, la crise a montré que les entreprises peuvent faire évoluer leur production afin d’avoir une utilité et agir pour le bien commun. Selon Bris ROCHER, PDG du groupe Rocher, « l’entreprise est le meilleur outil que l’on ait à disposition pour améliorer les choses ». Christine LAGARDE, Présidente de la Banque Centrale Européenne, considère que la crise actuelle va entraîner une évolution vers un mode de vie plus soutenable et plus écologique notamment en Europe où 94 % des citoyens jugent l’environnement comme « important pour eux ».

Selon Bris ROCHER, l’avenir de l’entreprise est celui de « l’entreprise à mission » soit une entreprise qui va conjuguer performance économique et bien commun, une entreprise qui n’aura pas pour unique objectif la rentabilité. Par ailleurs, Jeanne POLLES, Présidente de Phillip Morris France précise qu’une entreprise à mission se doit d’être transparente et ouverte sur sa raison d’être et les moyens mis en œuvre. Conjuguer performance économique et bien commun, c’est la méthode qu’a choisi Phillip Morris qui dans toute décision stratégique allie ses stratégies business et RSE en mesurant et limitant son impact social et environnemental.

Thierry DEAU, PDG de Meridiam ajoute que les investisseurs accordent actuellement autant d’importance à la performance non-financière qu’à la performance financière. Il rappelle également que les entreprises ne doivent pas seulement regarder la profitabilité à court terme mais penser sur le long terme. De son côté, Bris ROCHER concède que mettre en œuvre le bien commun peut dégrader la profitabilité de l’entreprise mais que cela augmente sa valeur immatérielle.

Et face à la crise ? Selon Rosabeth M. KANTER, professeure à la Harvard Business School, les entreprises « qui ont des valeurs et qui ont de la loyauté vont pouvoir rebondir plus rapidement ».

Selon elle, la relance se fera grâce aux entrepreneurs innovants qui créeront des entreprises sociales car ils pourront gagner la confiance de leurs clients, s’adapter aux évolutions, et répondre à la demande de plus en plus forte des consommateurs et des salariés.

Si vous souhaitez visionner les conférences en entier :

L’entreprise définiera le XXIème siècle
https://www.lesrencontreseconomiques.fr/evenements/lentreprise-definira-le-xxie-siecle/

Participants : Olivier BABEAU (membre associé du Cercle des économistes), Anne-laure JUMET (Head of economic service de France Culture), Fatoumata BA (Founder & Executive Chair de Janngo), Thierry DEAU (PDG de Meridiam), Rosabeth M KANTER (Arbuckle Professor de la Harvard Business School), Alexandre MARS (Fondateur et Président d’Epic & blisce), Jeanne POLLES (Présidente de Philip Morris France) et Bris ROCHER (PDG du Groupe Rocher).

Mettre en œuvre un modèle alternatif de croissance
https://www.lesrencontreseconomiques.fr/evenements/mettre-en-oeuvre-un-modele-alternatif-de-croissance/

Participants : Hélène REY (membre du Cercle des économistes), François LENGLET (Hed of economy departement de TF1), Pierre-André DE CHALENDAR (PDG de Saint-Gobain), Christine LAGARDE (Présidente de la BCE) et Axel WEBER (Chairman of the Board of Directors d’UBS Group AG).

4/ INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

D’après Dominique ROUX, membre du Cercle des économistes et directeur de la chaire économie numérique de l’Université Paris-Dauphine, l’Intelligence Artificielle (ou l’IA) n’est pas une simple technologie mais un ensemble de solutions qui assistent, imitent ou aident l’Homme ; l’IA s’applique à tous les secteurs et elle va sans doute « transformer l’humanité ».

Selon une étude d’IBM, l’IA va entraîner la disparition de 120 millions d’emplois d’ici trois ans. Mais en parallèle, l’IA va en créer de nouveaux, elle va transformer les emplois existants, réduire la pénibilité au travail et augmenter les capacités de production.

Yuko HARAYAMA, Executive Director de Riken et ancienne membre du conseil scientifique du gouvernement japonais estime que l’IA fait « avancer la science » et qu’elle est partout. Matthieu COURTECUISSE, Directeur Général de Sia Partners, en vante lui les mérites : « le confinement sans IA n’aurait pas été possible » en citant comme exemple le maintien des sites industriels, le télétravail, le e-commerce, les téléconsultations médicales ou encore le paiement sans cash.

Concernant l’avenir de l’IA, sa maîtrise et son développement passe selon Matthieu COURTECUISSE par des formations adaptées et la nécessité de « développer une société qui aime la science et les mathématiques ». Luc JULIA, CTO & Senior VP of Innovation de Samsung Electronics et créateur de Siri insiste sur la nécessité d’éduquer les citoyens et les utilisateurs qui par ricochet éduqueront les Etats.

Thibault LANXADE, PDG de Jouve et Matthieu COURTECUISSE soulignent l’importance de règlementer l’utilisation de l’IA car l’on touche à la gestion des données et à l’intimité des citoyens, des sujets sensibles qui souffrent d’un gros problème de confiance. Philippe MABILLE, éditeur en Chef chez La Tribune précise que « l’IA doit être au service du progrès », Dominique ROUX rajoute que ce « progrès doit être contrôlé par l’Homme » et capable de créer des services non discriminants et respectueux de l’environnement tandis que Luc JULIA précise qu’il « ne faut pas utiliser l’IA pour tout ».

Matthieu COURTECUISSE et Luc JULIA mettent en avant l’importance de trouver des solutions pour réduire et limiter l’impact écologique qu’aura l’IA à l’avenir, car comme le précise Luc JULIA « l’énergie que les technologies vont utiliser vont être énormes voir insoutenables ».

D’après Thibault LAXANDE et Luc JULIA, l’Intelligence Artificielle nous permettra d’aller beaucoup plus loin dans la santé, nous permettra beaucoup de progrès. Enfin Luc JULIA estime que ces technologies auront un fort impact sur les transports et l’IoT où beaucoup de « choses pratiques vont réagir et interagir » et rendre de nouveaux services.

Si vous souhaitez visionner la conférence en entier :

Mettre l’IA au service du progrès
https://www.lesrencontreseconomiques.fr/evenements/mettre-lia-au-service-du-progres/

Participants : Dominique ROUX (membre du Cercle des économistes), Philippe MABILLE (Editor-in-Chief de La Tribune), Matthieu COURTECUISSE (Directeur Général de Sia Partners), Jeff FENG (CEO de Cloudpick), Yuko HARAYAMA (Executive Director de RIKEN), Luc JULIA (CTO & Senior VP of Innovation de Samsung Electronics) et Thibault LANXADE (PDG de Jouve).

5/ TELETRAVAIL ET NOUVEAU MODELE DE MANAGEMENT

Le développement du télétravail pendant la crise pose la question de sa pérennisation. D’après une étude présentée par l’économiste Alexandra ROULET, les salariés sont prêts à renoncer à 8% de salaire pour bénéficier du télétravail. Selon cette même étude, le télétravail permettrait un gain de productivité de 22% pour les salariés dans le cas où le télétravail est choisi.

Pour Nicolas DUFOURCQ, Directeur Général de Bpifrance, « on ne peut pas continuer à laisser certains de nos salariés avoir un temps de trajet supérieur à 1h30 ». En ce qui le concerne, il n’est pas favorable à une politique de télétravail rigide mais plus pour une politique de confiance qui autorise un nombre d’heures de télétravail tout en laissant les salariés s’organiser comme ils le souhaitent.

Bertrand DUMAZY, PDG d’Edenred considère que le télétravail permet à chacun de s’exprimer plus librement et casser les codes même s’il y concède quelques désavantages tel que la perte de convivialité : « être ensemble c’est aussi partager de l’émotion et de la passion, et le digital peut tout faire sauf cette émotion et cette passion ». Nicolas DUFOURCQ ajoute que le télétravail fait perdre en intensité lorsqu’il devient routinier et il conseille alors de reconstituer des événements en physique dans les locaux professionnels et d’inventer de nouveaux rituels d’échanges afin de faire remonter cette intensité.

D’après Eric LABAYE, Président de l’Ecole Polytechnique, pour pérenniser le télétravail, il est important de repenser nos modes de management. Selon lui, pour que cela soit un succès, il faut adopter une approche bottom-up afin d’assurer une efficacité et une humanité dans le travail (1), faire évoluer son modèle de management à distance et miser sur la confiance et la responsabilisation des membres de l’équipe (2), et enfin apprendre à utiliser les outils collaboratifs pour assurer le partage (3).

Pour Eric LABAYE, les organisations où il y a plus de responsabilisation du management intermédiaire et du personnel sont les plus performantes. Il ajoute qu’il est nécessaire de former sur les outils et les rendre plus accessibles afin d’éviter des situations observées pendant la crise où des managers intermédiaires et du personnel se sont retrouvés en situation de responsabilisation et d’autonomie sans pour autant y être vraiment préparés. Bertrand DUMAZY prône également la responsabilisation mais il souligne également l’importance de garder le contact au quotidien et mettre l’accent sur un communication descendante en entreprise.

Si vous souhaitez visionner la conférence en entier :

Nos relations de travail, entre efficacité et humanité
https://www.lesrencontreseconomiques.fr/evenements/nos-relations-de-travail-entre-efficacite-et-humanite/

Participants : Alexandra ROULET (membre associé du Cercle des économistes), Bruna BASINI (Assistant editor, economy du Journal du Dimanche), Yochai BENKLER (Berkman Professor of Entrepreneurial Legal Studies de l’Université d’Harvard), Méka BRUNEL (CEO de Gecina), Nicolas DUFOURCQ (Directeur Général de Bpi France), Bertrand DUMAZY (PDG d’Edenred) et Eric LABAYE (Président de l’Ecole Polytechnique).

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