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Dossiers, expertises

[Focus] A Paris, la MaddyKeynote explore les mutations du vivant et des territoires

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Les 30 et 31 janvier se tenait au Centquatre-Paris, la cinquième édition de la MaddyKeynote, l’évènement du média sur l’innovation Maddyness rassemblant plus de 10 000 personnes chaque année pour décrypter les tendances qui construisent notre futur. Parmi les intervenants, quelques projets issus de notre région comme Plastic Odyssey et Eranova.
Éclairages par Jean-Baptiste Geissler et Mathilde Mauvais de risingSUD, l’agence de développement économique de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, invités par Maddyness.

Immense hall au plafond haut surplombé d’une verrière : on a du mal à croire que le Centquatre-Paris, fait d’espace et de lumière, soit installé dans les anciennes pompes funèbres de la Ville de Paris. Passé qui apparait d’autant plus paradoxal tant la vie anime ce lieu du nord-est parisien ces 30 et 31 janvier : trois scènes parallèles, un village de start- up, une programmation à bâtons rompue et quelques foodtrucks pour continuer à alimenter le corps d’esprits bien sollicités.
Le vivant, c’est d’ailleurs une des thématiques retenues (« les territoires » étant l’autre) par les organisateurs de cette cinquième MaddyKeynote pour orienter les réflexions prospectives des entrepreneurs, experts, investisseurs, journalistes, activistes, mobilisés pour l’occasion.
Maddyness oblige, la tech et l’innovation sont très présentes, mais l’ambition de la conférence est d’appréhender plus largement les mutations qui mettent sous tension notre société.

Sauver le vivant, des océans jusqu’à l’espace
Face à l’urgence écologique, « on a dix ans pour agir » : le constat est partagé par la plupart des intervenants à la conférence.
Agir, c’est s’allier pour trouver des solutions technologiques et les diffuser rapidement, notamment par des partenariats entre grands groupes et start-up. Total, Engie, SAP, GRDF, Mazars, Butagaz, Microsoft ont ainsi présenté leurs programmes d’accompagnement et mis en avant les start-up qui en sont issues. Parmi elles, on retrouve Vitirover qui propose un « troupeau » de robots autonomes capables d’entretenir les espaces verts et de limiter l’usage d’herbicides ou encore Eranova, qui propose des substituts écologiques au plastique fabriqués à base d’algues et qui ouvrira bientôt un démonstrateur industriel à Port-Saint-Louis du Rhône.
Agir, c’est également se poser la question de sa taille limite plutôt que de la taille critique, et à innover à partir des besoins existants et non des besoins créés, comme l’encourage Flora Berlinger, CEO de Zero Waste France. Un constat partagé par Simon Bernard, CEO de Plastic Odyssey, qui rappelle cette donnée terrifiante : « chaque minute, dix-neuf tonnes de déchets sont déversées dans les océans ». Avec son initiative (mise à l’honneur par Maddyness dans un épisode de Panorama) basée à Marseille, il entreprend un tour du monde pour présenter des solutions de réduction des pollutions liées au plastique, à faible intensité technologique et à fort potentiel de réplication.
Le « low tech » est également à l’honneur de l’intervention d’Alysée de Tonnac, co-fondatrice de Seedstars, qui anticipe l’explosion de la tech africaine, déjà riche de plus de 600 incubateurs… cette tendance à la frugalité semble plus que bienvenue, quand on la met en perspective de l’incroyable masse de déchets électroniques produite chaque année. « L’équivalent de 4500 tours Eiffel », illustre Edward Scott-Clarke, auteur du documentaire E-Life.

Edward Scott-Clarke, auteur du documentaire E-Life

« On a dix ans pour agir… et dans dix ans on sera sur Mars » complète Barbara Belvisi, co-fondatrice d’Interstellar Lab. De cette coïncidence temporelle, elle a tiré l’idée que concevoir ce qui serait nécessaire pour permettre la présence humaine sur Mars pourrait nous éclairer sur comment la préserver sur terre. Sa start-up travaille ainsi à la conception de « stations » visant à reproduire les contraintes de l’espace sur terre et permettant de concevoir des systèmes frugaux, autonomes et résilients. Dans un premier temps, ces « center parcs scientifiques » seront destinés à accueillir les curieux et entraîner les astronautes, mais la jeune entrepreneuse ambitionne de créer des technologies qui pourront essaimer, sur terre comme dans l’espace.
Se projeter grâce à l’espace, ou se projeter grâce à l’imaginaire, avec par exemple la méthode du « design fiction » qui permet de de tester et d’interagir avec le futur, en créant des utopies mais aussi des dystopies (à l’image de la start-up fictive Orizon qui permet de spéculer sur la montée des eaux).
« La ville est une bonne nouvelle pour la nature » affirme Marc Bertrand, Président du gestionnaire d’actifs La Française Real Estate Management. Autour de la table qu’il partage Alain Mille (GRDF), Noémie Staskiewicz (Les Canaux) et Alexis Tricoire (Designer), un consensus semble se dégager sur le fait que concentrer l’habitat et les activités permet de laisser plus d’espace à la nature.

Marc Bertrand, Président de La Française Real Estate Management

Il est intéressant de noter que les préoccupations écologiques conduisent les acteurs de l’innovation, que l’on dépeint souvent comme coupés des réalités territoriales, à s’attaquer à des questions d’aménagement. Cette édition de la MaddyKeynote avait à cœur d’aborder plus largement ces questions, retenant « les territoires » comme son deuxième axe de travail.

Revitaliser les territoires
Sur cet autre fil rouge du rassemblement, les intervenants ont eu à cœur de replacer la situation actuelle dans la perspective des grands mouvements de la tectonique économique.
Ainsi, l’ancien ministre de l’économie devenu entrepreneur Arnaud Montebourg retrace les dynamiques de la mondialisation qui ont conduit à une décorrélation des centres de décision et des centres de production. Il constate et encourage un mouvement de « rébellion du consommateur » qui « vote avec sa carte bleue » pour favoriser des productions locales, respectueuses de l’environnement et des producteurs, quitte à payer plus cher.
La question de la localisation des centres de décision et de production agite aussi cette industrie particulière qu’est la tech. La question de la place de la France et de l’Europe dans la compétition mondiale animant particulièrement le débat.

Roxanne Varza, directrice de Station F

Roxanne Varza, directrice du campus de start up Station F, met en avant « le chemin parcouru depuis 10 ans », et le leadership de la France sur la scène européenne des start up. De nombreux intervenants citent également l’attractivité retrouvée de la France auprès des investisseurs et des industriels.
En contrepoint, le Vice-Président de Qwant Tristan Nitot insiste sur le risque que l’Europe devienne une « colonie numérique ». Lui emboîtant le pas, le directeur de l’accélérateur corporate SAP.IO Foundry Sébastien Gibier note que « au début des années 2000, l’Europe était leader sur le mobile et les télécoms… il n’en reste plus rien ». Mais ces trois intervenants convergent sur un point : l’Europe peut tirer son épingle du jeu dans cette compétition, en ayant un temps d’avance sur les questions de soutenabilités, en restant forte sur ses principes notamment d’inclusion et de respect de la vie privée.
Si on fait le lien entre le propos d’Arnaud Montebourg et celui des acteurs de la tech, on en vient à s’interroger sur la façon dont cette nouvelle industrie vit sur les territoires hors Paris et s’il est possible de créer des champions « en région ». Le témoignage de deux entrepreneurs à succès ayant basé leurs activités à Lille offre une preuve par l’exemple. Clément Sauvage, fondateur de Just a Call et Damien Cavaillès, fondateur de WeLoveDevs se lancent dans un plaidoyer pour l’entrepreneuriat en région, mettant en avant la qualité de l’accompagnement, une possibilité d’accès au financement, ainsi que des talents à la fois présents, moins coûteux et plus fidèles.
Les start-up des territoires étaient d’ailleurs bien présentes sur le village. On retiendra la grenobloise Short édition qui distribue des histoires courtes issues d’une plateforme collaborative (et dont le « parrain » n’est autre que Francis Ford Coppola), la toulousaine Cenareo qui propose des solutions d’affichage dynamique ou encore la bretonne Ubister, spécialisée dans le développement de solutions cloud sur mesure. Du côté de l’infrastructure de l’accélération en revanche, la concentration en région parisienne reste de mise : tous les accélérateurs et start up studios corporate présents y sont localisés, et la directrice de Station F a repoussé à un futur hypothétique tout projet d’essaimage en région.

Que cela soit sous l’angle de la préservation de la nature ou celui de la revitalisation des territoires, un même mouvement conduit le monde de la tech à élargir la focale et à s’ancrer pleinement hic et nunc, dans la réalité d’un espace mis en tension par la globalisation technologique et d’un horizon temporel raccourci par l’urgence écologique. « Future préférable », « design éthique », « inclusion numérique », « inclusion territoriale », « greentech », « goodtech » ou encore « low tech » sont autant de concepts qui ont rythmé cette cinquième édition de la MaddyKeynote, signant une prise de conscience de contraintes qui sont autant d’opportunités à saisir par l’écosystème de l’innovation.

Jean-Baptiste Geissler et Mathilde Mauvais, Pôle Intelligence Economique, risingSUD

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Avis d'Experts

TRIBUNE | L’échelle européenne : un positionnement stratégique pour l’industrie du Cloud et des télécoms

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Une chose est sûre, la crise du Covid-19 aura largement mis en avant la nécessité de s’appuyer sur des outils de communication performants pour continuer à travailler dans les meilleures conditions. Dans ce contexte, le sujet de la communication unifiée et des outils collaboratifs a su s’imposer comme une priorité pour les entreprises et nombre d’entre elles ont dû s’adapter pour conserver une certaine forme de normalité dans leur mode de fonctionnement. Après avoir réagi dans l’urgence, les organisations doivent désormais prendre le temps de bien évaluer les environnements existants afin de faire évoluer durablement leurs dispositifs  en s’appuyant sur des outils qui répondront précisément à leurs besoins.

Solutions françaises, européennes, américaines… que choisir ? 

Durant les derniers mois, force est de constater que l’usage de grandes plateformes technologiques US à l’image de Zoom a fait couler beaucoup d’encre. D’un côté, il faut saluer la performance du service qui a permis à des milliers d’entreprises de communiquer sans rupture d’exploitation, mais d’un autre il faut se poser la question des conséquences liées à l’utilisation de ce type de solutions en matière de confidentialité, de sécurité, de souveraineté, de dépendances technologiques, etc. En effet, à l’heure de la recherche d’une réelle souveraineté technologique de la part des États, il est nécessaire de s’appuyer sur des Cloud de proximité impliquant des tiers de confiance pour échanger au quotidien et mieux collaborer avec ses équipes et partenaires.
Pour autant, il parait aberrant de se refermer sur soi. Il est important de changer d’échelle et de poser les bases d’un cadre plus large de dimension européenne. C’est à cette condition qu’il sera possible de créer un véritable standard compétitif pour l’ensemble des acteurs économiques européens et que nous pourrons garantir notre souveraineté et indépendance technologique vis-à-vis de fournisseurs étrangers hégémoniques . Le RGPD s’inscrit par exemple dans cette dynamique. Enfin, attention également à bien intégrer les spécificités du Cloud Act qui fait peser un réel risque au regard des aspects liés à la confidentialité des données.

Une dimension européenne profitable pour tous les acteurs du cloud et des télécoms

Ne soyons donc pas simples spectateurs d’un duel opposant fournisseurs hégémoniques Nord-Américain et Chinois. Il nous faut absolument constituer une réelle alternative via un écosystème de partenaires à l’échelle européenne. Sur ce point, l’ensemble des acteurs du monde des télécoms seront gagnants : opérateurs, éditeurs, intégrateurs, revendeurs. Ils pourront ainsi nouer des relations de confiance leur permettant de se développer durablement au travers de partenariats de long terme et à forte valeur ajoutée prenant en compte les notions de proximité, d’approche gagnant-gagnant, de relation client , d’ouverture des technologies européennes pour une meilleure intégration et évolutivité via des API, etc.
Pour les utilisateurs, une telle approche est également l’assurance de ne pas être enfermés dans un schéma de souscription unique imposé par un seul partenaire technologique mais plutôt de travailler avec un éco système de partenaires complémentaires qui leur permettent d’accéder à des solutions sur mesure répondant à leurs besoins spécifiques.
Ces différents éléments nous amènent donc à repenser en profondeur notre modèle actuel pour le faire entrer dans une nouvelle ère réellement européenne qui nous permettra de lutter à armes égales sur un marché mondial ultra-concurrentiel et de conserver notre souveraineté technologique en toute circonstance.

Par Bertrand Pourcelot, DG de Centile Telecom Applications, filiale du Groupe Enreach

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Avis d'Experts

TRIBUNE | Le télétravail se généralise : le socle de sécurité informatique doit se généraliser aussi…

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Au fil des mois, crise sanitaire et économique aidant, le travail à distance est devenu bon gré mal gré une pratique informatique courante.
Pour un dirigeant d’entreprise, le premier réflexe est bien entendu de permettre une continuité de service étendue. Selon la taille de l’entreprise, son responsable informatique, son infogérant, sa Direction des Systèmes d’Information a pris en main les inévitables sujets d’adaptation de « la taille des tuyaux » d’accès au système d’information. Le premier épisode de confinement a contraint à cet exercice technique.
Faisons le point simplement, pour montrer au dirigeant d’entreprise qu’un tel changement vers le télétravail généralisé entraine un besoin de gouvernance informatique accru. Ceci inclut un management adapté de la sécurité informatique, en PME comme en ETI ou Grande Entreprise.
Une partie significative, voire l’ensemble, des employés des entreprises, de leurs sous-traitants et prestataires de services, tous télétravaillent en cette fin d’année 2020.

Ces télétravailleurs utilisent des appareils divers : des ordinateurs de bureau, des ordinateurs portables, des smartphones et des tablettes. Ces éléments peuvent être fournis par l‘entreprise (on parle de « postes clients du système d’information »), par le prestataire ou bien par la personne elle-même, employé ou tiers, qui utilise son ordinateur, sa box internet et autre smartphone personnel.
Les télétravailleurs sont des utilisateurs qui lisent les emails, échangent et travaillent sur les bases de données et les applications logicielles professionnelles. Ils surfent également sur le web puis accèdent à des ressources non publiques depuis des emplacements externes à l’organisation.

Les technologies de télétravail et d’accès à distance visent à garantir la disponibilité, la confidentialité et l’intégrité des informations.
Les utilisateurs doivent pouvoir accéder aux ressources via un accès à distance en cas de besoin. Les communications d’accès à distance et les données utilisateurs stockées ne peuvent pas être lues par des personnes non autorisées. Il ne doit pas y avoir de modification intentionnelle ou non intentionnelle des informations qui transitent sur les réseaux durant les accès à distance.

Quelles sont les quatre menaces majeures sur l’informatique de votre entreprise que le télétravail accroit ?

1 – La sécurité physique des outils informatiques est insuffisamment contrôlée :
Les télétravailleurs utilisent leurs appareils informatiques hors du champ de contrôle de l’entreprise : leur domicile, les cafés, hôtels, restaurants, lieux de conférence ou de transit (gares, aéroports), chez un client ou un fournisseur. Or un appareil mobile peut-être perdu ou volé à ces endroits et ainsi permettre à des hackers de récupérer des données ou d’entrer plus facilement dans le réseau de l’entreprise. Il se peut aussi qu’une personne regarde par-dessus l’épaule l’utilisateur au café ou dans le train.
Conseil : Il est important de limiter au maximum les données sensibles stockées sur les appareils mobiles, chiffrer les données sensibles, mettre en place des systèmes de double authentification pour accéder aux ressources informatiques de l’entreprise.

2 – La sécurité des réseaux de communication est peu sécurisée :
Les accès des télétravailleurs se font la plupart du temps via Internet, porté par des réseaux non maîtrisés par l’entreprise. Il peut s’agir de réseaux par câbles, par Wifi, par réseau cellulaire 3G/4G, etc. Or Ces systèmes de communication sont susceptibles d’être écoutés, ce qui expose les informations sensibles transmises pendant l’accès à distance à un risque de compromission. Par exemple un attaquant (un hacker non éthique) peut parvenir à intercepter et modifier les communications en se plaçant entre le télétravailleur et l’application de l’entreprise (attaque de type «Man-in-the-middle» – MITM).
Conseil : Vous ne pouvez pas maîtriser les réseaux situés entre l’outil informatique du télétravailleur et votre réseau interne d’entreprise. Pour diminuer les risques sur ce segment de transport de vos informations, vous pouvez mettre en place des technologies de chiffrement (chiffrement des données, établissement d’un tunnel chiffré virtuel (Virtual Private Network ou VPN)…) et des technologies d’authentification mutuelle (pour vérifier que les deux points d’extrémité de la communication sont les bons, qu’il n’y a personne qui espionne au milieu).

3 – On peut se retrouver avec des appareils infectés sur le réseau interne de l’entreprise :
Les appareils personnels ou ceux de prestataires, sont souvent sur des réseaux externes, sur internet. Ils sont susceptibles d’être infectés par des virus informatiques. Or ces matériels se connectent au réseau interne de l’entreprise et ainsi deviennent un vecteur potentiel d’infection. Il est tout à fait possible qu’un attaquant profite de son accès à l’ordinateur ou au smartphone d’un télétravailleur pour y placer un logiciel malveillant, lequel fera ensuite son chemin dans l’entreprise.
Conseil : Il est important de placer par défaut les matériels de télétravail comme supposément infectés et de les soumettre à des contrôles de sécurité efficaces et réguliers. C’est à ce niveau que se placent les logiciels antivirus sur les matériels de télétravail et sur les serveurs d’entreprise. C’est aussi à ce niveau que l’on va chercher à gérer par logiciel les accès au réseau interne, que l’on va utiliser un réseau distinct pour les matériels nomades (périphériques clients externes, matériels appartenant à des tiers…). Le travail sur la sécurisation des appareils clients est un sujet de management intéressant (souvent nommé EndPoint Security Management).

4 – Donner un accès externe à des ressources internes à l’entreprise expose vraiment vos actifs:
Télétravailler suppose que l’on a ouvert vers l’extérieur des ressources internes : serveurs de messagerie de l’entreprise, applications métiers, bases de données commerciales, données de production, serveur de fichiers, données personnelles des salariés ou des clients… Ceci augmente considérablement la surface de vulnérabilité de votre système d’information. Un hacker pourra imaginer différentes attaques à partir du matériel du télétravailleur pour profiter de telle ou telle vulnérabilité technique interne et ainsi poursuivre son chemin jusqu’à exploiter ses informations. Ce peut être du chiffrement malveillant avec demande de rançon (installation d’un rançongiciel), ce peut être de l’extraction de données clés pour la revendre sur le dark web (et vous faire chanter pour éviter cette diffusion), ou bien tout simplement il peut s’agir de rester tapi dans votre système d’information en attendant le jour J d’une attaque ciblée, en extrayant quelques données régulièrement, etc. Les attaques sont aujourd’hui malheureusement vendues comme un service par les cybercriminels (Attack-as-a-Service, Fraud-as-a-Service, Malware-as-a-Service). En effet les cybercriminels se professionnalisent et mettent à la disposition de vos concurrents malveillants des armes de destruction des systèmes d’information.
Conseil : Il est primordial de mettre en place des outils de pare-feu et de contrôle d’accès, de renforcer les ressources de manière appropriée, pour résister au mieux à ces attaques. Ceci est en quelque sorte une gymnastique technique qui sera par ailleurs challengée par ce qu’on appelle des test de pénétration du système d’information (pentests). Lors de ces tests,  des attaques sont simulées avec l’autorisation de l’organisation et selon des protocoles bien précis. Le but est d’identifier progressivement quels sont les correctifs techniques qu’il faut apporter à l’informatique nomade ou fixe pour réduire les zones de vulnérabilité et éviter ainsi que des attaquants s‘y engouffrent. Cette approche fait partie des actions de contrôle interne du système d’information, des bonnes pratiques de gouvernance.

Le télétravail met l’accent sur le fait que la sécurité informatique suppose de la part du dirigeant d’entreprise, du soin, du regard, de l’intention de contrôle.

En s’impliquant régulièrement dans cette démarche et en donnant le ton au plus haut de l’entreprise, le dirigeant pourra :

  • Faire prendre conscience à son Conseil d’Administration et à ses responsables métiers qu’il faut agir en sécurité et en confidentialité de l’information. Un bon exemple de piratage très concret en dit souvent plus qu’un long discours
  • Soutenir la mise en œuvre de bonnes pratiques de sécurité et de de solutions concrètes efficaces adaptées aux profils d’utilisation et aux enjeux de chacun.

Finalement gouverner la cybersécurité en période de télétravail accru va revenir pour le dirigeant à :

  • Se faire expliquer dans quels référentiels techniques, normatifs et règlementaires le système d‘information doit se placer et se maintenir (GDPR, ISO 27001 …) pour procurer un télétravail sécurisé et confidentiel.
  • Obtenir l’assurance formelle et probante que des résultats sont bien délivrés par la fonction informatique, interne ou externalisée.
  • Disposer d’une réelle analyse puis d’un traitement des risques informatiques, incluant ceux liés au télétravail des salariés, des intérimaires, des prestataires, des infogérants, des fournisseurs chargés de maintenance des installations…
  • Maitriser le volume et le coût des ressources internes et externes affectées à la sécurité et à la confidentialité de l’information.
  • Vérifier que les parties prenantes du système d’information, sur site ou en télétravail, sont bien engagées dans le processus de maîtrise du contrôle interne informatique.

Pour parvenir à cette situation de bonne gouvernance, un socle de management des systèmes d’information doit être en place. Il opère à différents niveaux :

  • Stratégique et tactique, management des risques, agréments de service…
  • Projets applicatifs, techniques ou organisationnels, changements et mise en production…
  • Production informatique : exploitation, gestion des demandes de service, gestion des incidents et des problèmes, services de sécurité, de confidentialité, de continuité…
  • Contrôle de la performance, de la conformité aux exigences externes…

Bien entendu cela n’est pas simple et constitue souvent une nouveauté pour un dirigeant classique, peu enclin aux sujets informatiques. Mais les exigences d’appel d’offres en matière de certification en sécurité informatique, la recrudescence des attaques informatiques et l’omniprésence du numérique dans toutes les fonctions de l’entreprise, de ses fournisseurs, de ses clients, tout cela rend aujourd’hui nécessaire le soin continu à apporter aux systèmes d’information. Sans être invulnérable, le socle sécurité informatique de l’entreprise sera plus solide et plus à même de proposer un travail à distance réellement sécurisé et confidentiel. Ce socle suppose des pratiques de qualité c’est-à-dire des personnes humaines sensibilisées à ces enjeux-clés.

par Frédéric Vilanova – Président-fondateur d’Effective Yellow

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Dossiers, expertises

ETUDE | Les français et leur smartphone : 82% ont déjà cassé leur téléphone portable

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Qui n’a jamais perdu du temps à chercher son téléphone portable caché dans une pièce de sa maison ou à trouver un moyen de le réparer rapidement lors d’une casse inopinée ? Coverd, la première insurtech française spécialisée dans la couverture de smartphone, s’est intéressé aux comportements des français pour savoir s’ils étaient vraiment des “serial casseurs”. Alors, entre mythe ou réalité, quel est le rapport des français avec leur smartphone aujourd’hui ?
Selon les chiffres récoltés par Coverd auprès de leur communauté, est-ce que les français seraient têtes en l’air ou simplement maladroits ? Connaissent-ils tous les services pour assurer leur téléphone et le faire réparer en un claquement de doigts ?
Décryptage en chiffres des dernières tendances.

82% des français admettent avoir déjà cassé leur smartphone

C’est un fait, les français sont maladroits et leur smartphone en fait les frais. Entre inattention et situations cocaces, il semblerait que plus de 8 français sur 10 aient déjà cassé leur téléphone portable. En effet, avec des téléphones de plus en plus fragiles, il n’est pas étonnant de se retrouver face à une situation de casse. Néanmoins, il semblerait que les français soient plus “serial casseurs” que têtes en l’air. L’étude Coverd montre que seulement 24% des français ont déjà perdu leur smartphone. Alors, comment ces français font-ils pour le retrouver ?

84% des français font sonner leur smartphone avec un autre téléphone pour le retrouver

Parmi ces têtes en l’air, il semblerait que les français ne manquent pas de créativité pour retrouver leur smartphone. Objet du quotidien avec lequel ils ont un rapport émotionnel fort, perdre son smartphone revient à perdre ses données et donc, sa vie sociale. En effet, 45% regardent la position GPS générée par leur smartphone afin de le retrouver plus facilement tandis que 18% préfèrent aller porter plainte directement au commissariat. Alors, lorsqu’il casse, comment font-ils pour le réparer le plus rapidement ?

En cas de casse, 27% des français vont dans des boutiques de réparation spécialisée

Qui ne s’est jamais retrouvé dans une situation où son écran se casse ou qu’on ne puisse plus allumer son smartphone ? Terreur pour la plupart des français. En effet, quoi faire lorsque son téléphone portable ne veut plus fonctionner ? Selon l’étude réalisée par Coverd, seulement 13% des français iraient dans le magasin de la marque pour le faire réparer alors que 27% iraient dans des boutiques de réparation spécialisée. Alors, pourquoi préférer ces boutiques ? Serait-ce pour la simplicité de réparation ? Il est aussi intéressant de noter que 24% appellent directement leur assurance. Créée en 2019 par Hugo Saïas, Coverd permet à ses utilisateurs de réparer leur smartphone rapidement et prend en charge la réparation et l’envoi de son téléphone portable. Un moyen de rester serein en toute situation.

71% des français avouent être stressés lorsqu’ils perdent ou cassent leur smartphone

La perte ou la casse d’un smartphone a des conséquences non négligeables sur le quotidien des français. Ces situations génèrent énormément de stress. En effet, 71% des français avouent avoir été stressés par la perte ou la casse de leur smartphone. Selon l’étude réalisée par Coverd, plus d’un français sur 10 est déjà arrivé en retard à un rendez-vous professionnel à cause de ce type de situation. Alors, quelle est la solution ?

62% des français ne connaissent pas de services d’assurances permettant de réparer son smartphone en un clin d’oeil

Lors de cette étude, Coverd s’est intéressé à un panel représentatif ne connaissant pas ses services. L’’insurtech française spécialisée dans la couverture de smartphones neufs, d’occasions, de seconde main ou reconditionnés, grâce à des abonnements 100% en ligne et sans engagement, permet de réparer son smartphone en un claquement de doigt. En effet, grâce à sa plateforme en ligne, il n’a jamais été aussi facile de réparer son téléphone portable. Une vraie bénédiction pour tous les “serial casseurs” français.

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