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Avec le BIM, le bâtiment entre dans l’ère numérique

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Avec les réglementations thermiques à répétition, mais aussi le développement du numérique, les métiers du BTP sont en constante évolution. La modélisation des données du bâtiment (BIM) est l’un des grands chantiers qui occupe actuellement les acteurs de la profession. La mise en place d’une maquette numérique pour tous les acteurs de la construction a pour vocation de faciliter le travail de chacun. Explication concrète par deux spécialistes de deux bureaux d’étude et illustration sur le nouveau centre d’affaires Alta Rocca à Aubagne.

Vincent Morfouace, BIM Manager Métarelief

Depuis le 1er avril 2016 et la transposition de la directive des marchés publics au droit français, les maîtres d’ouvrage public peuvent imposer le BIM (Building Information Modeling) dans leurs consultations. Certains pays le font depuis plusieurs années comme les Etats-Unis en 2008 ou l’Australie depuis 2015. Plusieurs pays européens, le Danemark et l’Angleterre le rendent dès à présent obligatoire tandis que d’autres comme l’Allemagne et l’Espagne comptent le faire en 2020. Il s’avère ainsi urgent d’anticiper cette transition en préparant les professionnels. « Ceux qui ne prennent pas le train vont rester sur le carreau. Les architectes, les bureaux d’études et les maîtres d’ouvrage doivent prendre le virage. C’est une lame de fonds qui déferle », estime Vincent Morfouace, BIM Manager, au sein de la société Métarelief, spécialisée dans l’ingénierie numérique au service du bâtiment et installée à l’Arbois.

Numériser des processus
Apparu dans les années 90 aux Etats-Unis dans la construction, le BIM est en fait une application des méthodes qui existent depuis vingt ans dans l’aéronautique et l’automobile. C’est un mouvement qui vise à numériser une grande partie des processus des industries de la construction. S’appuyant sur une même maquette numérique, les acteurs d’un même projet peuvent ainsi quantifier, concevoir, raffiner l’ouvrage à construire. Pour Bouygues, le recours au BIM s’avérait indispensable. Convaincu de la nécessitait de concevoir, construire, exploiter les ouvrages d’une manière plus fiable, plus rapide et moins chère, le groupe a engagé dès 2000 une profonde réflexion autour de l’idée du BIM. Aussi, ses réalisations s’appuyant sur cette technique sont significatives avec, entre autres, la Rocade L2. Les différentes phases du projet comprennent, notamment, la programmation, l’esquisse de l’environnement urbain, les études détaillées, les analyses techniques, les plans, les coûts et les plannings de la construction, la logistique de construction. C’est une nouvelle façon de travailler nécessitant un nouveau format informatique. La norme ISO 16736 dédiée à l’entreprise du BTP a été mise en place dès la fin 2014. En ce qui concerne le coût d’un projet, les avis sont mitigés. Le gain peut être de 3% en phase de conception et de réalisation et de 12 % en phase d’exploitation. Mais la rapidité sur un chantier, la fiabilité avec la superposition des maquettes et des métiers s’avèrent tangibles. « Dès la conception, peuvent être résolues les problématiques de la construction qui sont toujours plus complexes, hybrides, modulables et évolutives », confie Vincent Morfouace.

Une méthode de travail
L’ouvrage de construction est conçu par plusieurs entreprises. Il faut donc ressaisir les fichiers pour éviter d’en ressaisir la géométrie. L’objectif est en fait de permettre à chaque corps de métier de travailler, d’échanger des fichiers et notamment les divers bureaux d’étude. Le principe est d’utiliser la 3D pour représenter l’ensemble des informations utiles à la conception et à la construction d’un ouvrage et en stimuler les comportements, ce qui constitue une véritable révolution pour les cabinets d’architectes. « Mais, il leur manque de temps de formation et des logiciels », estime-t-il. La visualisation concrète des ouvrages futurs permise par la maquette numérique fournit une meilleure vision des tâches à accomplir et assure une bonne coordination entre les différents acteurs de l’entreprise. Véritable avatar attaché à l’ouvrage, la maquette numérique doit à terme être intégrée à 100% afin que tous les intervenants d’un projet puissent travailler sur la même maquette en temps réel. L’ultime étape consiste à faire travailler ensemble plusieurs entreprises en temps réel sur un même modèle numérique.  
« Au-delà de la maquette numérique, ce processus permet la conception en amont du projet et de voir comment il se met en œuvre », explique Christian Marchat, directeur régional du bureau d’études Arcadis. Cette immense base de données permet de prendre en compte l’environnement et de l’intégrer dans le cycle de vie du projet. La maquette 3D offre l’opportunité d’une intégration sur la maquette de contrôle et d’avoir un seul serveur toutes les données. L’enjeu majeur est d’obtenir la meilleure productivité sur la réalisation de la maquette. Plusieurs exemples ont étayé son propos à savoir le projet d’un bâtiment de l’IPC à Marseille ou celui d’une tour à Monaco avec 25 niveaux pour 130 appartements et 9 niveaux en sous-sol pour 130 places de parking. C’est un projet complexe et coûteux pour les professionnels. Les bénéficies sont nombreux, et celui tout d’abord d’éviter les erreurs, d’augmenter les profits, d’améliorer la collaboration avec les bureaux d’étude. L’objectif est également d’améliorer la connaissance technique du site, du quartier, de la ville. C’est en somme un produit évolutif et modifiable pour tous les acteurs concernés.

Optimisation des coûts
Ce sont tous ces aspects qui ont incité Bâti Services entreprise spécialisée dans le gros œuvre et située sur Athélia I à La Ciotat, à faire preuve d’audace en développant le chantier du centre d’affaires Alta Rocca à Aubagne via un BIM: « Nous avons eu recours à une architecte espagnole formée aux méthodes Autocad et 3D afin d’avoir une vision dynamique des possibilités », a souligné Patrick Baudy, son directeur général. Le centre d’affaires Alta Rocca, un projet mandaté par la SEM Façonéo, est le premier chantier expérimental élaboré en BIM par cette entreprise familiale avec autour de Patrick, ses fils Nicolas, conducteur de travaux, et Thomas, responsable des menuiseries extérieures et sa fille Laurine, responsable administrative. Ce projet conçu par l’architecte Franck Gracian représente 17 000 m2 de surface plancher et 30 000 m2 de SHON. Il comprend sept bâtiments dont un occupé par un hôtel Campanile B’n’B disposant de soixante-dix chambres, 2370 m2 de commerces et de services ainsi que 10 500 m2 de bureaux. « Ce sont quarante personnes qui travaillent en permanence sur ce chantier », a confié Nicolas Baudy. Toute l’équipe de cette PME a constaté à la fois le gain de temps appréciable sur le planning et l’optimisation des coûts perceptibles sur ce chantier.

Jean-Pierre Enaut

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9e édition de Var Terre d’Innovation : les lauréats sont CIP Process, Boarding Var, Cor-e, Don, Rebird et L’Econome

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Pour cette 9ème édition du concours Var Terre d’Innovation organisée par TVT Innovation, en partenariat avec la Métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM) et EDF et soutenu par la French Tech Toulon Ruche Digitale, plus de 40 dossiers de candidature ont été enregistré pour les cinq prix mis en jeu. La remise de ces prix a eu lieu jeudi 25 avril au centre culturel Le Télégraphe de Toulon.
Ce concours qui a été lancé au début de l’année a pour objectif de promouvoir des créateurs d’entreprises aux projets innovants et de les aider via un financement à soutenir leur croissance sur le territoire varois.Les innovations s’adressent à toutes les catégories de population et relèvent des domaines suivants : social, culturel, touristique, agricole, lié à l’éducation, aux transports et déplacements, numérique, …etc. La priorité a toutefois été donnée aux projets intégrant les enjeux de développement durable, améliorant le service au(x) public(s), favorisant le développement économique, privilégiant le lien social, et valorisant les technologies numériques.
Cette année, six projets ont été récompensés avec deux ex-aequo dans la catégorie ‘’ projet innovant étudiant entrepreneur’’. En complément de ces prix et en fonction des besoins des projets lauréats, TVT proposera un accès privilégié aux services dédiés à l’accompagnement organisés autour d’outils et d’équipements spécifiques (espaces de coworking, programmes d’accompagnement, mise en relation avec des experts, …).

  • Prix du meilleur projet innovant (5.000 euros) : CIP Process, un projet porté par le toulonnais Frederick Bossaert et sa start-up CIP SysTems(Lezennes – Nord) dont lactivité est la conception et la distribution de systèmes de nettoyage par ultrasons. Au moyen de cette technologie, CIP SysTems propose aux industriels de l’agroalimentaire et du cosmétique des solutions pour le nettoyage des bandes de convoyeurs ainsi que des cuves dédiées au nettoyage des pièces et outils divers.
  • Prix du meilleur projet innovant de la métropole TPM (5.000 euros): Boarding Var (Ollioules) qui a conçu un accessoire complémentaire des casques de réalité virtuelle (VR) promettant de surmonter la « cybercinétose », le mal de réalité virtuelle. De nombreux utilisateurs de réalité virtuelle sont sujets aux nausées et aux vertiges. Cet accessoire apporte de discrets signaux lumineux à l’utilisateur lui permettant de synchroniser sa vue avec le sens de l’équilibre.
  • Prix du meilleur projet innovant smart home et smart city EDF (5.000 euros): Cor-e (Toulon) porté par Emeric De Vigan a pour objectif d’aider les professionnels, à travers sa plateforme, à la décision sur la prévision du prix de l’électricité sur les marchés de gros et de commercialiser cette solution en France et à l’international.
  • Prix du meilleur projet innovant étudiant entrepreneur (1.000 euros): Rebird de Théo Jordan et Loïc Beaubras qui a fait son entrée cette année dans l’e-sport. Rebird est une équipe professionnelle d’eSports composée de joueurs en situation de handicap. Leur but : sensibiliser à la cause du handicap tout en permettant aux joueurs de jouir de cette activité, favoriser l’égalité et accompagner les joueurs en situation de handicap. Ils sont présents sur les jeux axée e-sport : Fifa 19, Street Fighter V, Soul Calibur 6, …
  • Prix ex-aequo du meilleur projet innovant étudiant entrepreneur (1.000 euros) : La plateforme de dons en ligne Don porté par Guillaume Doux et Valentin Chrétien. Il s’agit d’un site web couplé à une application mobile à partir desquels un utilisateur peut donner à l’association caritative française de son choix de plusieurs façons: donner sans recevoir ou donner moyennant un reçu fiscal pour déduction d’impôt à hauteur de 60% ou des réductions d’enseignes partenaires.
  • Prix du meilleur projet innovant de l’innovation sociale de France Active Paca (500 euros): L’Econome (Belgentier) de Julie Hermet est une association qui a pour objet de lutter contre le gaspillage pour avoir un impact positif sur l’environnement et limiter la précarité alimentaire. L’équipe bénévole collecte les invendus des producteurs et maraîchers partenaires sur les marchés de Garéoult et de Solliès-Pont ou dans les magasins et les revalorise à travers une distribution publique, ou via des intermédiaires (Secours populaire et Secours catholique, associations caritatives, cuisines participatives, etc.). Une partie est également valorisé en confitures ou sirops, commercialisés en circuit court.

Depuis sa création en 2008, le concours Var Terre d’innovation a su révéler le potentiel d’innovation du département du Var avec près de 650 projets déposés dont 60 ont été récompensés.

Photo de Une © Ambre Mingaz/Var Matin

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Marseille : Delta Festival recrute des start-up pour son Village Innovation

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Fin février, à l’occasion d’une conférence de presse, les organisateurs du Delta Festival ont présenté la cinquième édition et dévoilé la programmation (voir ci-dessous). Nouveauté cette année, l’événement festif, dont Techsnooper est partenaire, se déroulera non plus sur un week-end mais bien sur une semaine entière de musique, du 30 juin au 7 juillet 2019, et sur tout le territoire métropolitain, à Marseille, Aix-en-Provence et Salon-de-Provence… Plus de 60 000 festivaliers sont attendus.
Les plages du Prado à Marseille seront une nouvelle fois le théâtre d’une grande fête électro, avec trois scènes installées, et elles accueilleront également le Village de l’Innovation pendant deux jours, les samedi et dimanche 6 & 7 juillet 2019 de 12h à 19h.
Le Village de l’Innovation, c’est un espace de 500m2, où plus de 100 start-up, accélérateurs/incubateurs et médias spécialisés venus de la France entière présenteront leur structure aux 40 000 festivaliers attendus ce week-end sur les plages du Prado.
Ce sont 4 dispositifs qui sont proposés aux exposants du Village Innovation :

Open Innovation : Présentation des start-up, incubateurs et dispositifs d’accompagnement regroupant plusieurs thématiques liées à l’innovation.

Carrefour des Techs : Démonstrations spectaculaires dans le numérique, la robotique et les news Techs.

Recruit Games : Proposition d’offres d’emploi, rendez-vous networking diplômé – entreprise dans le milieu du numérique et de l’ingénierie.

Agora : Un espace dédié à la création de contenu avec des invités prestigieux, des experts et des médias spécialisés.

Plusieurs domaines seront représentées : Tech for Good, Healthtech, Foodtech, Arttech, Fashiontech, Greentech & Cleantech, Tourisme & Loisirs et Jeunesse & Education.
Les start-up les plus innovantes se verront décerner le prix Tech for Good, soutenu par la Ville de Marseille et le prix de l’Entrepreneuse de l’année, soutenu par le journal La Tribune.
Enfin pour la première fois, le Delta Festival se dote d’un Espace Pro spécialement réservé aux partenaires privés, médias et institutionnels, pour un moment de networking convivial et détendu, les pieds dans le sable ! Avec ce village, l’objectif est de faire connaitre les jeunes entrepreneurs et projets innovants tout en sensibilisant les festivaliers aux thématiques de l’entrepreneuriat et des nouvelles technologies.

Vous êtes une start-up B2C (possibilité B2B sur le carrefour des Techs) : Pour CANDIDATER

Une offre est également proposée aux différents dispositifs d’accompagnement existants, accélérateurs, incubateurs, … le Delta festival met à leur disposition au cœur du Village de l’Innovation 5 stands groupés en un pour leurs start-up. (Prix : 500€ HT).

Vous êtes un dispositif d’accompagnement : Pour CANDIDATER

PROGRAMMATION DELTA FESTIVAL (30 juin au 7 juillet).
Artistes confirmés
Blastoyz, Bob Sinclar, Bon Entendeur, Fritz Kalkbrenner, Mandragora, Moha La Squale, N’to, Neelix, 47 Ter, Cléa Vincent, Electre Posé, Dario Rossi, Francky Vincent, French Fuse, Jazzy Bazz, Julian Jeweil, Kikesa, Popof, Synapson, Tez Cadey, Un Air d’été, Caisson Gauche Records, DJ Moxo, Dupond, Dysk, Emrod, Kedam, Lude, Mark Höffen, Marr Müller, Mezerg, Miel de Montagne, Osch, Pas Sages, Sahalé, Saro, Zave

www.delta-festival.fr

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Marseille : L’Incubateur Belle de Mai lance le 1er appel à candidatures de son programme dédié aux médias émergents

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Il y a quinze jours, le Ministère de la Culture sélectionnait l’Incubateur Multimédia Belle de Mai à Marseille pour lancer un nouveau programme d’incubation destiné aux projets innovants dans le secteur des médias émergents et des technologies associées. Ce nouveau programme, qui s’inscrit dans le cadre du fonds de soutien à l’émergence et à l’innovation dans la presse, a pour objectif de faire émerger de nouveaux usages et modèles économiques au profit de ce secteur en proie à de nombreux bouleversements : faire face aux fakes news et rétablir la confiance, rompre avec la dépendance aux réseaux sociaux, maîtriser la Data …
L’incubateur Belle de Mai invite toutes les personnes souhaitant développer de nouveaux services, produits, usages et modèles économiques dans les médias émergents à se manifester, pour intégrer la prochaine promotion aux côtés des porteurs de projets dans les domaines de la technologie de l’information et de la communication (Blockchain et sécurité, culture et éducation, big data, réalité augmentée, IoT, mobilité, expérience utilisateur…).
Les personnes ayant une idée de création d’entreprise dans ces 2 catégories peuvent déposer leurs candidatures au plus tard le 7 décembre 2018, sur le site de l’incubateur :
http://www.belledemai.org/candidatez-a-lappel-a-projets/
Le programme commencera en janvier 2019 et se déroulera dans les locaux de l’incubateur, au Pôle Média de Marseille. Parmi les nombreuses nouveautés, les porteurs de projets pourront bénéficier d’une avance remboursable pouvant aller jusqu’à 40 000 €, dans le but de financer leur projet.  
L’Incubateur Belle de Mai et son programme d’accompagnement ont pour vocation d’aider ces porteurs de projets à convertir leur idée en une structure pérenne, en leur apportant une expertise et des moyens techniques, logistiques et financiers. Depuis sa création en 1999, l’Incubateur a accompagné 194 porteurs de projets, contribuant à la création de 145 entreprises, dont 72% sont toujours en activité. L’année dernière, les entreprises accompagnées ont cumulé plus de 35 millions € de CA.

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