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Economie numérique

[VIDÉO] Toulon : Renaud Muselier lance officiellement le réseau public Var THD

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Renaud Muselier,, Stéphane Richard, et Marc Giraud

Pas moins de 320 000 lignes en fibre optique vont être construites à l’horizon 2023, pour couvrir tout le département du Var dont 20 000 d’ici à août-octobre 2019. Voilà le challenge qui doit désormais relever le groupe Orange qui a obtenu la délégation de service public pour le déploiement du réseau optique d’initiative publique dans le département. De nombreux élus et représentants étaient présents à l’occasion du lancement du réseau d’initiative publique pour le déploiement de la fibre optique dans le Var. Une signature (symbolique) qui a eu lieu vendredi 11 janvier à l’Hôtel du Département à Toulon en présence entre autres de Renaud Muselier, président de la région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur, Marc Giraud, président du conseil départemental du Var et Stéphane Richard, président directeur général du groupe Orange.
La région Sud, le département du Var et 11 établissements publics de coopération intercommunale varois ont ainsi décidé de construire ensemble, au sein du syndicat mixte ouvert Sud THD, un réseau public de communications électroniques performants, qui va mailler d’ici à 2023 l’ensemble du département, avec la création de 320 000 lignes en fibre optique en tout. Sud THD a choisi de s’associer au groupe Orange, dans le cadre d’une délégation de service public (DSP), en vue de déployer et d’exploiter ce réseau. Pour ce faire, le groupe français a créé la société de projet “Var Très Haut Débit“.
Ce projet majeur complétera les déploiements déjà initiés dans le département en zones d’initiative privée, et permettra d’apporter le très haut débit à l’ensemble des foyers et entreprises Varois, tant en zone urbaine qu’en zone rurale“, se félicite, de son côté, Stéphane Richard, PDG du groupe Orange.
Renaud Muselier, de son côté,  a rappelé que l’aménagement du territoire en haut débit est une priorité de la majorité régionale au travers de sa stratégie « Smart Région ». L’objectif est d’atteindre à un horizon de quatre ans d’une part, la résorption des zones blanches en région et d’autre part, la couverture fibre sur 100 % du territoire. Le président de la région souligne aussi que ‘’ Le chantier est historique et devient le plus grand projet d’infrastructure et d’investissement de ces dernières années et des cinq prochaines dans le Var, avec plus de 295 M€ d’investissements prévus par Orange au titre de la convention. Un rendement coût / recette de 1 pour 10 : pour 1 € public investi, le retour pour la collectivité est de 10 €, ce qui est suffisamment exceptionnel pour être souligné. Il s’agit d’un chantier crucial puisque, grâce à ce contrat, le Var sera, dès 2023, intégralement connecté au très haut débit’’.

Le réseau 100% fibre du Var construit en 5 ans
Choisi par le syndicat mixte Sud THD pour construire et exploiter le réseau public de fibre optique dans le Var, le groupe Orange se voit attribuer une délégation de service public d’une durée de 25 ans. Le Var ayant opté pour une DSP portant à la fois sur la conception / réalisation et sur l’exploitation du réseau. La construction du réseau doit permettre de desservir 119 communes sur 11 intercommunalités et s’échelonnera de novembre 2018 à octobre 2023, avec un séquencement en 3 phases : La première phase entamée en novembre 2018 porte sur un total de 151 706 prises et s’achèvera en avril 2021. Suivra une autre tranche de 87 527 prises, planifiée sur mai 2021- juillet 2022. Enfin, la dernière portion du chantier (80 253 prises) sera réalisée entre août 2022 et octobre 2023. Les premières livraisons pour commercialisation interviendront quant à elles entre août et octobre 2019.
Au global, cet énorme chantier représente un investissement de plus de 400 M€. L’essentiel est apporté par le délégataire et sera complété par des financements de l’Europe (FEDER), de l’Etat (FSN) et des contributions des membres du SMO Sud THD.

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Economie numérique

La CCI Marseille Provence et Airbus Développement s’unissent pour accompagner des porteurs de projets

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La CCI Marseille Provence (CCIMP) est la première chambre de commerce et d’industrie de France à signer une convention de partenariat avec Airbus Développement pour encore mieux accompagner les entreprises qui créent ou préservent des emplois sur le territoire. Cela s’est passé le 23 juillet dernier, au Palais de la Bourse à Marseille en présence de Jean-Luc Chauvin, président de la CCI Marseille Provence, et de Michel Sesquès, président d’Airbus Développement.
Filiale de développement économique de Airbus exclusivement dédiée à l’accompagnement des PME et start-ups et au soutien de l’innovation des territoires où le groupe est présent, Airbus Développement a une visée non lucrative. Ce rapprochement avec la CCIMP était donc naturel et la mise en commun de leurs actions profitera au développement économique et à l’innovation sur le territoire.

Une dizaine de porteurs de projets pour un accompagnement sur-mesure
Une dizaine de porteurs de projets, startuppers ou entrepreneurs en développement, identifiés par la CCIMP selon des critères bien précis, pourront ainsi se voir attribuer des prêts proposés par Airbus Développement (prêts participatifs, aide à la création, reprise, développement…).
En parallèle, des porteurs de projets, issus soit de l’essaimage technologique soit de plans de départs volontaires de Airbus Helicopters bénéficieront des services d’accompagnement sur mesure de la CCIMP, incluant par exemple pour les créateurs d’entreprises : un entretien découverte avec un expert à la création, de l’aide au montage du business plan, l’analyse et le montage du dossier de financement, une prise en charge des formalités de création d’entreprise, l’accompagnement par un expert pendant 6 mois, un suivi pendant 5 ans après la création pour permettre un point sur l’activité et sur les besoins techniques, financiers, réseaux etc.
Des parcours spécifiques seront aussi proposés aux repreneurs et aux franchisés. Tous les porteurs de projet bénéficieront de plus d’une mise en relation incluant entre autres l’intégration dans un club de jeunes entrepreneurs qui est en cours de création, une adhésion offerte pendant un an au Metropolitain Business Act (MBA) pour favoriser l’achat local entre grands donneurs d’ordre publics/privés et TPE/PME du territoire, participation aux évènements B to B proposés par la CCIMP (accueil nouveaux arrivants, RV Business Place…), accès au réseau de la CCIMP à l’international.
Nous souhaitions en effet nous appuyer sur l’expertise de la CCI Marseille Provence dans l’accompagnement sur mesure des porteurs de projets. Avec en tête favoriser la réussite de l’essaimage au sein d’Airbus Helicopters en particulier et de l’entreprenariat en général, au profit de la création d’emplois sur le territoire“, explique Michel Sesquès, président de Airbus Développement.

Depuis son origine en 1996, Airbus Développement a permis d’accompagner 1 008 entreprises sur toute la France tout en ayant créé ou conforté 13 000 emplois. Au total, 14 M€ ont été investis dans les cinq zones d’influence industrielle d’Airbus : Occitanie, Nouvelle Aquitaine, Île de France, Pays de la Loire et Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Ce partenariat va nous permettre de faire grandir ensemble nos entreprises et notre territoire. Nous avons tous à y gagner : c’est une chance pour notre économie et nos emplois“, a affirmé Jean-Luc Chauvin, président de la CCI Marseille Provence.

Photo de Une : Jean-Luc Chauvin (à gauche) et Michel Sesquès signent une convention de partenariat pour soutenir les entreprises du territoire (Photo Claude Almodovar/CCIMP)

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Blockchain

Le gouvernement lance une ‘’task force’’ Blockchain pour pousser son adoption par les entreprises

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Dans le cadre de la stratégie nationale blockchain lancée le 15 avril dernier par le ministre de l’Économie et le secrétaire d’État chargé du Numérique et dont le but est de faire de la France un pays à la pointe du déploiement de cette technologie, le gouvernement français vient de lancer une ‘’task force’’ dédiée à la blockchain. Réunissant des représentants administratifs et publics (dont Bpifrance et la Caisse des dépôts), des représentants des pôles de compétitivité et des experts français sur le sujet, elle s’est réunie pour la première fois jeudi 25 juillet 2019 dernier. Elle doit favoriser l’échange et le partage d’expériences tout en suivant la mise en œuvre de la stratégie nationale blockchain.

Mettre en œuvre la stratégie nationale Blockchain
L’objectif principal de cette ‘’task force’’ est la mise en œuvre de la stratégie nationale blockchain qui vise à favoriser l’adoption de cette technologie par les entreprises et l’émergence des cas d’usage. Plutôt bien implantée dans le secteur de la finance, où plusieurs projets sont en cours de développement, la blockchain (ce système de stockage et de transmission d’informations, transparent et sécurisé, né avec la cryptomonnaie Bitcoin) n’est pas encore assez présente dans les autres secteurs économiques, pense le ministère. Dans son viseur, l’industrie, où elle peut avoir des applications, pour la traçabilité des produits de la filière agroalimentaire, par exemple. Idem du côté de l’industrie de la construction où la blockchain pourrait aider à certifier les prestations concernant la rénovation de bâtiments !
Pour y parvenir quatre axes de développement ont été définis :

  1. Renforcer l’excellence et la structuration des filières industrielles françaises pour déployer des projets basés sur la blockchain. Cela passe notamment par le fait de favoriser les retours d’expérience et le dialogue entre les filières (construction, agroalimentaire, énergie…) et les différents acteurs privés et publics.
  2. Etre à la pointe des enjeux technologiques en identifiant les verrous scientifiques et techniques autour de cette technologie et en trouvant des pistes pour parvenir à lever ces verrous.
  3. Encourager les projets innovants s’appuyant sur les technologies de registres distribués notamment à l’aide de financement.
  4. Accompagner et sécuriser les porteurs de projets blockchain dans leurs questionnements, notamment juridiques et réglementaires.

Schéma explicatif de la technologie de chaîne de blocs, née il y a dix ans avec le Bitcoin. (Crédits : Ministère de l’Economie et des Finances)

La Direction générale des entreprises (DGE) qui coordonne cette ‘’task force’’ avait recensé au printemps dernier 200 projets actifs ou en cours dans le domaine de la Blockchain en France.
La ‘’task force’’ Blockchain se réunira deux à trois fois par an et tiendra en plus des sessions extraordinaires, l’une à l’automne pour la présentation d’une étude de prospective économique à l’initiative de la DGE et l’autre en fin d’année sur les conclusions de la mission confiée à l’Inria, le CEA et l’IMT par les ministres Bruno Le Maire (Economie), Frédérique Vidal (Recherche) et Cédric O (Numérique) sur les défis technologiques associés à la Blockchain.

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Economie numérique

Région Sud : SFR-Altice investit 400 M€ pour le déploiement de la fibre dans le 04, 05 et le nord du 13

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Jeudi 11 juillet a eu lieu à Sisteron et à Gap le lancement officiel du déploiement des réseaux La Fibre04, 05 et 13, un chantier titanesque qui débute pour l’opérateur SFR en Région Sud. Pour la signature des conventions régionales et départementales liées ce déploiement, le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier, la présidente du syndicat mixte ouvert sud THD, Chantal Eyméoud, la présidente du département des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal, le président du département des Alpes-de-Haute-Provence, René Massette et celui du département des Hautes-Alpes, Jean-Marie Bernard étaient présents aux côtés de leur partenaire SFR-Altice, représenté par Patrick Drahi, président fondateur du groupe Altice et Alain Weill, président directeur général de Altice France.
Concrètement, pour les 3 départements, ce sont 304.000 prises qui seront déployées d’ici 2022 alors que le planning initial envisageait une couverture d’ici 2030. 48 NRO seront construits, 770 points de mutualisation installés, 450.000km de fibre déployés. 383 communes sont concernées par le déploiement. Le coût pour SFR est de 400M€ permettant une économie de 220M€ de fonds publics.

SFR-Altice remplace le SMO SUD THD pour assurer le déploiement
Délégataire désigné lors d’une procédure AMEL (Appel à Manifestation d’Engagements Locaux) par la Région Sud en décembre 2018, SFR va donc débuter le déploiement de son réseau FTTH dans les départements des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes. Cet appel d’offre a été assez chaotique dans la mesure où le syndicat mixte ouvert (SMO)  SUD THD, regroupant les départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes et des Bouches-du-Rhône avait initialement attribué le marché à Altitude Infrastructures. Voyant le projet patiner, le département des Hautes-Alpes avait menacé de quitter SUD THD. Ce n’est qu’après la mise en place d’un dispositif AMEL qu’SFR a remporté l’appel d’offre et Altitude s’est vu écartée du projet.
L’opérateur se donne quatre ans pour « fibrer » les 383 communes concernées. Cet engagement sera contrôlé par l’Arcep, le régulateur des télécoms. Et si le calendrier n’est pas respecté, SFR s’expose à des sanctions, des pénalités  pouvant aller jusqu’à 3% du chiffre d’affaires.

 

LaFibre04
114 000 prises Fibre seront construites selon le calendrier suivant :

  • 2019 : 19 000 prises Fibre
  • 2020 : 40 000
  • 2021 : 28 000
  • 2022 : 27 000

 

 

LaFibre05
134 000 prises Fibre seront construites selon le calendrier suivant :

  • 2019 : 16 000 prises Fibre
  • 2020 : 31 000
  • 2021 : 41 000
  • 2022 : 46 000

 

 

LaFibre13
56 000 prises Fibre seront construites selon le calendrier suivant :

  • 2019 : 20 000 prises Fibre
  • 2020 : 17 000
  • 2021 : 19 000

 

Un projet économe des fonds publics
Les investissements nécessaires au déploiement de ces réseaux – LaFibre04, LaFibre05 et LaFibre13 – soit plus de 400 millions d’euros, sont portés entièrement par SFR et sa filiale dédiée SFR FTTH, optimisant ainsi conséquemment les ressources publiques qu’il était prévu d’y allouer. Alors que le projet initial avait pour objectif un déploiement de la Fibre à l’horizon 2030, l’accélération conduite ici par les collectivités régionales et départementales représente :
8 années gagnées pour la desserte « full FTTH » de ces trois départements,
de 200 à 250 millions d’euros d’économies de fonds publics (Etat, Région, Départements).

La fibre, un levier de l’économie locale, enjeu majeur pour le territoire
Le déploiement du Très Haut Débit constitue un enjeu économique national. Pour les villes et les métropoles, encore plus peut-être pour les communes rurales et de montagne qui peuvent connaître un nouvel élan grâce à cet aménagement. Le THD est un enjeu de compétitivité, d’attractivité et de création d’emplois, mais aussi et avant tout enjeu de lutte contre la fracture entre les territoires. Le Gouvernement, les Collectivités Locales et les Opérateurs en ont fait une priorité et inscrivent leurs initiatives dans un cadre commun, celui du plan France Très Haut Débit.
Importante pour les habitants, le THD l’est tout autant pour les professionnels et activités économiques de ces territoires. En plus des raccordements FTTH (Fiber to the Home, Fibre à l’habitant), SFR déploiera des raccordements FTTH Pro et FTTO (Fiber to the Office, Fibre dédiée Entreprises) de façon à répondre aux besoins spécifiques des entreprises et des établissements publics. Ces réseaux fibre seront déployés jusqu’à l’intérieur des bâtiments : foyers, maisons, appartements, bureaux, entreprises, mairies, administrations, établissements scolaires. Le débit proposé sera d’entrée de jeu de 1 Gbit/s, soit 50 fois plus rapide en moyenne que l’ADSL. Avec des évolutions ensuite à 5, 10, 20 Gbit/s au fil des années et de l’accroissement des usages.

Pourquoi la fibre ?
Avec près de sept écrans connectés par foyer (du smartphone à la télévision connectée, en passant par les PC et tablettes) et avec l’accroissement des services et de l’audiovisuel en ligne, la demande de débit explose, y compris dans les entreprises et dans les services publics avec la dématérialisation des procédures. La fibre optique, grâce aux débits qu’elle propose, est aujourd’hui la technologie la plus à même de répondre à cette explosion de la demande. Face à cela le réseau cuivre ADSL que nous connaissons ne répond plus aux exigences de la demande et est condamné à disparaître.
Ainsi la fibre optique permet d’accéder aux services Internet Très Haut Débit, téléphone et télévision en haute qualité, dans des conditions de fonctionnement optimales. Les temps de chargement se réduisent considérablement et les utilisateurs peuvent échanger et partager des fichiers volumineux presque instantanément. A titre d’exemple, la durée de téléchargement d’un film ne nécessite que sept secondes avec la fibre optique contre cinq minutes en ADSL.

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