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Ecosystème

Traxens (Marseille) et le laboratoire I3S (Sophia-Antipolis), lauréats des Trophées INPI 2018

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Trois entreprises françaises innovantes et un laboratoire de recherche en sciences de l’information et de la communication ont été distingués par l’Institut national de la propriété intellectuelle (INPI) le 10 décembre à Paris, lors de la cérémonie des Trophées INPI 2018 qui s’est déroulée au théâtre Le Trianon et à laquelle étaient conviés plus de 250 invités, décideurs de l’écosystème de l’innovation et de la propriété intellectuelle.
Les trophées de l’INPI, établissement public dont la mission est d’enregistrer et de délivrer les titres de propriété industrielle (brevets, marques, dessins et modèles), récompensent chaque année des entreprises et laboratoires innovants « pour la qualité de leur stratégie de propriété industrielle ».
Douze nominés, 9 PME et 3 centres de recherche ont été sélectionnés en novembre dernier parmi 100 dossiers dans 4 catégories : « Brevet », « Design », « Marque » et « Recherche ».

Catégorie Brevet : Traxens (Marseille). La société marseillaise Traxens conçoit des boîtiers de traçabilité des conteneurs. L’entreprise a été récompensée pour ses boîtiers électroniques à fixer sur les conteneurs afin de leur fournir des informations à forte valeur ajoutée : position du conteneur en mer et sur terre, intensité des chocs éventuellement subis, historique des ouvertures et fermetures de portes ou variations de température.
« Notre solution est en cours de déploiement sur l’ensemble des flottes des armateurs MSC et CMA CGM et nous déclinons aujourd’hui notre offre pour la SNCF en l’adaptant à des wagons de train. Nous développons également avec Daher une mallette connectée pour suivre en temps réel le transport de produits à très haute valeur ajoutée », indique Jacques Delort, directeur général de Traxens. « Sur le marché encore balbutiant de la logistique 4.0, nous avons su créer des solutions technologiques de rupture, en partenariat avec huit laboratoires publics, dont l’INRIA. Nous sommes propriétaires de plusieurs brevets internationaux et nous menons une politique très active contre les contrefacteurs ».
www.Traxens.com

  • Date de création : 2012 – 103 salariés – CA : 2200 K€ / Part à l’export : 22 % – 8 brevets / 7 marques. 

Catégorie Recherche : Laboratoire I3S (Sophia-Antipolis). Installé au cœur du Campus SophiaTech, le laboratoire I3S effectue des recherches dans le domaine des sciences de l’information et de la communication. En partenariat avec le CNRS et Inria, et par de nombreuses collaborations industrielles, il travaille sur des thématiques de recherche innovantes, à la pointe de la science et de la technologie : systèmes et réseaux ubiquitaires, biologie et santé numériques, modélisation pour l’environnement, interactions et usages. L’intelligence artificielle y est abordée sous de nombreux aspects, que ce soit au niveau fondamental, en intégration ou dans ses applications. Les travaux et dépôts de brevets du laboratoire ont permis la création de six entreprises. On lui doit notamment la création d’un studio de jeux vidéo, d’un système de ciblage des individus ayant visité un site internet sans rien acheter ou d’une solution de cartographie 3D en temps réel. Cette récompense de l’INPI salue le travail mené depuis plusieurs années par les différentes équipes du laboratoire.
Olivier Meste, directeur de I3S, a souligné la vertu pédagogique d’un tel prix : “le grand public a souvent l’image de chercheurs isolés, déconnectés de la vraie vie. Cette distinction va contribuer à montrer que les labos se préoccupent de la société et de ses besoins.”
http://i3s.unice.fr/

  • Date de création : 1989 – 250 collaborateurs, dont 28 chercheurs et 86 enseignants chercheurs – 9 brevets – 26 collaborations de recherche en cours, dont majoritairement des partenariats industriels – 5 projets européens financés par le programme Horizon 2020 – 3 licences concédées – 13 entreprises créées.

Catégorie Marque : Agriconomie (Coole, Grand Est). Agriconomie est une place de marché pour les agriculteurs. Cette plateforme de e-commerce spécialisée dans la vente d’engrais, de semences et de matériel agricole a été créée en 2014 par trois jeunes entrepreneurs, exploitants agricoles. La plateforme n’a que quatre ans d’existence mais déjà un tiers des agriculteurs français s’y connecte chaque mois.

Catégorie Design : Sericyne (Paris, Ile-de-France et Monoblet, Occitanie). La jeune entreprise cofondée en 2015 par Clara Hardy et Constance Madaule a mis au point un savoir-faire unique au monde : la production de soie en trois dimensions. Avec la technique brevetée de la jeune entreprise, les vers à soie ne produisent pas de cocons mais directement des formes variées. Les vers à soie sont délicatement posés sur des moules où ils déposent leur soie. La matière produite, une fois récupérée, est un in-tissé résistant et étincelant.

Dans le passé, les Trophées INPI ont été remportés par des entreprises comme BlaBlaCar, Devialet, Carmat ou KissKissBankBank.

L’INPI en chiffres

  • 706 collaborateurs sur 19 implantations en France et 11 à l’international, couvrant 68 pays.
  • 300 dépôts de brevets, 90.500 de marques, 5.900 de dessins et modèles.
  • 500 entreprises sensibilisées à la propriété industrielle
  • 7 millions de données ouvertes et réutilisables.

Photo : (de droite à gauche) Paolin Pascot, PDG d’Agriconomie, Clara Hardy, fondatrice de Sericyne, Pascal Faure, directeur général de l’INPI, Michel Fallah, fondateur de Traxens, Jacques Delort, directeur général de Traxens, Eric Carreel, président du Jury, et Olivier Meste, directeur général d’I3S.

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Big Data

Lyon : Jaguar Network inaugure ‘’Rock’’, son nouveau datacenter 4.0

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Lyon (69) : DCForData de Jaguar Network

Après 12 mois de construction, l’opérateur marseillais Jaguar Network a inauguré le 15 Janvier dernier son nouveau datacenter appelé « Rock ». Avec plus de 4000m2 et 800 baies informatiques, Rock est le plus grand datacenter de Lyon intra-muros. Le site accueille désormais les projets informatiques les plus complexes notamment dans les secteurs de la santé et de l’industrie 4.0, deux domaines de pointe de la région. Ce nouveau bâtiment se démarque notamment par ses principes respectueux de l’environnement. Appliquant les dernières normes en termes d’écoconstruction, le site est doté d’équipements de nouvelle génération visant à optimiser la consommation électrique des installations IT. Ce projet d’envergure a été soutenu par la Région Auvergne-Rhône-Alpes à hauteur de 640 000 euros.

L’IA au cœur du datacenter 4.0
L’intelligence artificielle, au cœur des préoccupations des entreprises, voit son utilisation poussée dans l’exploitation des infrastructures du datacenter. Dans ce contexte, une application développée par les équipes de Jaguar Network pilote pro-activement les installations afin d’en faire la maintenance préventive pour maximiser la disponibilité. C’est ainsi que des technologies basées sur le Big Data et le Machine Learning sont intégrées aux boîtiers spectres dont la mission est de détecter prédictivement tout incident.

Sécurité des données et proximité clients
Une attention particulière a été apportée lors des phases de spécification afin de garantir la sécurité des données et des accès physiques au site avec par exemple un PC Sécurité présent sur site 24/7 et un sas unipersonnel d’accès couplé à des systèmes biométriques.
Jaguar Network dispose déjà pour ses infrastructures existantes d’une certification ISO 27001:20131 (gestion de la sécurité de l’information), d’une certification PCI-DSS2 (standard de l’industrie de carte de paiement) et est agréé à héberger des données de santé (HDS)3. C’est pourquoi l’entreprise travaille actuellement au déploiement de ces certifications également sur son nouveau datacenter de Lyon.
La présence d’équipes sur site garantit un accompagnement de proximité aux clients pour l’exploitation simplifiée de leurs équipements IT. Un technicien peut intervenir en moins de 10 minutes sur tout serveur hébergé au cœur du bâtiment. Une solution innovante de cloud public permet enfin de fournir de la puissance informatique complémentaire ou de secours, ce qui positionne Rock comme un site stratégique pour mener à bien des plans de reprise d’activité inter-régions.

Connecté à un réseau de fibres noires
Jaguar Network confirme sa volonté d’investir dans la transformation numérique de l’économie par la création d’un réseau de fibres noires. Ce réseau de plus de 80 km permet le raccordement de toute entreprise de la métropole lyonnaise directement par des câbles dédiés et sécurisés qui garantissent un réseau « zéro latency ». Une offre de réseau dédié de 100 Gbps sera d’ailleurs commercialisée dès février 2019 pour proposer les plus importants débits de connexion disponibles en France pour les entreprises.

[1] Certification ISO-27001:2013 AFNOR n°2017/74533.1
[2] Certification PCI-DSS Verizon n°18055848
[3] Décision du 9/2/2018 du Ministère des solidarités et de la santé, NOR : SSAZ1830064S

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Accélérateur, incubateur, pépinière

Nice : Baptisé Le Mas, l’incubateur de Nice-Matin recrute sa première promotion de start-up avant d’ouvrir en février

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Après Ouest-France, Sud-Ouest et Centre France, c’est un quatrième groupe de presse quotidienne régionale qui lance son propre incubateur de start-up. Animé par le désir d’innover, le groupe Nice-Matin ouvrira le mois prochain à Nice « Le Mas Startup ». Il s’agit d’un espace de 300 m2 implanté au siège du quotidien régional qui assurera trois fonctions : un incubateur de startups du secteur de l’innovation d’usage, un Medialab, c’est-à-dire un incubateur de médias pour accompagner des journalistes et futurs journalistes créant des nouveaux médias et enfin une école de formation à destination des entreprises locales, des particuliers et des salariés de Nice-Matin.

Premier appel à candidatures…
Le Mas vient de lancer un appel à candidature pour sélectionner les jeunes entreprises qui feront partie de la première promotion. Alors si vous êtes une jeune pousse dans l’innovation d’usage et si vous développez une solution technologique en lien avec les médias, n’hésitez pas plus longtemps vous avez jusqu’au 25 janvier pour postuler !
Dès février, les startups retenues seront hébergées gracieusement pendant six mois au sein de l’incubateur. Elles disposeront d’un accompagnement par les experts métiers et les mentors locaux et nationaux du MAS pour développer leurs offres et surtout les tester en mode projet auprès de la large communauté des lecteurs de nicematin.com et varmatin.com.
L’incubateur apportera aux entrepreneurs incubés son expertise en matière de gestion des communautés qui est loin d’être négligeable puisque le Groupe Nice-Matin compte chaque mois plus de 4 millions de lecteurs en contact avec ses marques (one Global 2017), 28 millions de pages vues et 4,5 millions de visiteurs uniques (moyenne mensuelle 2017).

Qui peut postuler ?
Les critères de sélection portent sur la pertinence du projet vis-à-vis du marché visé, la composition et l’état d’esprit de l’équipe et la motivation. Le stade d’avancement de la startup importe peu. Qu’elle en soit au stade du prototypage ou du développement de la solution, l’important est que ses besoins correspondent à l’offre d’accompagnement du MAS Startup et que de nouveaux services puissent améliorer le quotidien des Azuréens. Plus la startup est à un stade avancé de son développement, plus la sélection portera sur ses indicateurs de performance.
Pendant l’incubation, les jeunes pousses profiteront également de l’expertise des mentors pour accélérer leur développement: obtention de KPIs, levée de fonds… En contrepartie de cette mise en lumière des talents locaux, Nice-Matin attend une implication de la part des startups dans la vie du lieu et une entraide vis-à-vis de la communauté du MAS.
Pour postuler, cliquez sur ce lien

Les médias cherchent à se diversifier, une nécessité économique
La presse “papier” souffre en France comme dans le monde. En 2017, les titres de presse quotidienne régionale ont enregistré une baisse de 3,1% de leur diffusion papier, et Nice Matin n’échappe pas à cette règle d’où la recherche de diversification. Le groupe Nice Matin a déjà engagé cette diversification dans l’évènementiel avec l’organisation de spectacles et dans la communication avec l’agence Midi et quart. Au travers d’un incubateur, les partenariats avec les start-up permettent au média local d’activer un nouveau levier pour sa transition numérique et du côté des start-up, être incubé dans un média permet notamment de grossir plus rapidement.
Pour se lancer, l’initiative du groupe Nice Matin a bénéficié d’une aide financière spécifique issu d’un fonds de soutien à l’émergence et à l’innovation dans la presse mis en place par le ministère de la Culture et de la Communication fin 2016. Nice-Matin a aussi opté pour un modèle économique où l’argent récolté par l’école de formation du “Mas Startup” financera les dépenses liées à l’hébergement des start-up.

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Economie numérique

[VIDÉO] Toulon : Renaud Muselier lance officiellement le réseau public Var THD

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Renaud Muselier,, Stéphane Richard, et Marc Giraud

Pas moins de 320 000 lignes en fibre optique vont être construites à l’horizon 2023, pour couvrir tout le département du Var dont 20 000 d’ici à août-octobre 2019. Voilà le challenge qui doit désormais relever le groupe Orange qui a obtenu la délégation de service public pour le déploiement du réseau optique d’initiative publique dans le département. De nombreux élus et représentants étaient présents à l’occasion du lancement du réseau d’initiative publique pour le déploiement de la fibre optique dans le Var. Une signature (symbolique) qui a eu lieu vendredi 11 janvier à l’Hôtel du Département à Toulon en présence entre autres de Renaud Muselier, président de la région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur, Marc Giraud, président du conseil départemental du Var et Stéphane Richard, président directeur général du groupe Orange.
La région Sud, le département du Var et 11 établissements publics de coopération intercommunale varois ont ainsi décidé de construire ensemble, au sein du syndicat mixte ouvert Sud THD, un réseau public de communications électroniques performants, qui va mailler d’ici à 2023 l’ensemble du département, avec la création de 320 000 lignes en fibre optique en tout. Sud THD a choisi de s’associer au groupe Orange, dans le cadre d’une délégation de service public (DSP), en vue de déployer et d’exploiter ce réseau. Pour ce faire, le groupe français a créé la société de projet “Var Très Haut Débit“.
Ce projet majeur complétera les déploiements déjà initiés dans le département en zones d’initiative privée, et permettra d’apporter le très haut débit à l’ensemble des foyers et entreprises Varois, tant en zone urbaine qu’en zone rurale“, se félicite, de son côté, Stéphane Richard, PDG du groupe Orange.
Renaud Muselier, de son côté,  a rappelé que l’aménagement du territoire en haut débit est une priorité de la majorité régionale au travers de sa stratégie « Smart Région ». L’objectif est d’atteindre à un horizon de quatre ans d’une part, la résorption des zones blanches en région et d’autre part, la couverture fibre sur 100 % du territoire. Le président de la région souligne aussi que ‘’ Le chantier est historique et devient le plus grand projet d’infrastructure et d’investissement de ces dernières années et des cinq prochaines dans le Var, avec plus de 295 M€ d’investissements prévus par Orange au titre de la convention. Un rendement coût / recette de 1 pour 10 : pour 1 € public investi, le retour pour la collectivité est de 10 €, ce qui est suffisamment exceptionnel pour être souligné. Il s’agit d’un chantier crucial puisque, grâce à ce contrat, le Var sera, dès 2023, intégralement connecté au très haut débit’’.

Le réseau 100% fibre du Var construit en 5 ans
Choisi par le syndicat mixte Sud THD pour construire et exploiter le réseau public de fibre optique dans le Var, le groupe Orange se voit attribuer une délégation de service public d’une durée de 25 ans. Le Var ayant opté pour une DSP portant à la fois sur la conception / réalisation et sur l’exploitation du réseau. La construction du réseau doit permettre de desservir 119 communes sur 11 intercommunalités et s’échelonnera de novembre 2018 à octobre 2023, avec un séquencement en 3 phases : La première phase entamée en novembre 2018 porte sur un total de 151 706 prises et s’achèvera en avril 2021. Suivra une autre tranche de 87 527 prises, planifiée sur mai 2021- juillet 2022. Enfin, la dernière portion du chantier (80 253 prises) sera réalisée entre août 2022 et octobre 2023. Les premières livraisons pour commercialisation interviendront quant à elles entre août et octobre 2019.
Au global, cet énorme chantier représente un investissement de plus de 400 M€. L’essentiel est apporté par le délégataire et sera complété par des financements de l’Europe (FEDER), de l’Etat (FSN) et des contributions des membres du SMO Sud THD.

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