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Ecosystème

Soixante quinze entrepreneurs lauréats du concours national i-LAB 2019 dont huit sont issus de la Région Sud

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Le concours d’innovation i-Lab 2019 a distingué 75 lauréats dont 10 Grands Prix, parmi les 468 candidatures finalisées. Les résultats de cette 21e édition ont été dévoilés le 4 juillet 2019 par Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Organisé par le ministère en partenariat avec Bpifrance, i-Lab est le plus grand concours d’innovation deep tech de France, il finance les meilleurs projets de recherche et de développement pour la finalisation du produit, procédé ou service technologique innovant, grâce à une subvention pouvant aller jusqu’à 600 000 euros, pour un budget de 20 millions d’euros au total et bénéficient d’un label précieux pour la recherche de financements.
Outre la subvention, le concours i-Lab offre aux lauréats la possibilité d’être accompagnés par l’EM de Lyon, HEC Challenge + et de bénéficier d’un accès privilégié au programme Deeptech North America New Technology Venture Accelerator (NETVA), qui propose un accompagnement personnalisé pour se familiariser avec les marchés nord-américains.
Au cours des 21 éditions, le concours d’innovation i-Lab a mobilisé 450 millions d’euros et a contribué à la fondation et à la croissance de 2 008 entreprises technologiques.

Pour l’édition 2019, 8 entrepreneurs implantés en Région Sud Provence Alpes Côte d’Azur ont été primé dans l’une des catégories proposées. Aucun en revanche n’a obtenu l’un des 10 Grands Prix.

PHARMACIE ET BIOTECHNOLOGIES

Fabien Astic, ExactCure (Nice) : un jumeau digital pour anticiper les effets d’un médicament sur un patient

ExactCure est un projet de santé numérique développé grâce à des outils de biomodélisation et d’intelligence artificielle. Il s’agit de construire le jumeau digital du patient à partir de ses caractéristiques personnelles. Ce jumeau digital permet de prédire le niveau d’exposition du patient au traitement (concentration sanguine du médicament) et, in fine, l’effet du médicament.
Objectif: minimiser les risques de surdosages et sous-dosages. Les solutions sont embarquées dans des interfaces web/mobiles afin de répondre aux besoins des utilisateurs patients et des professionnels de soin. Ce projet est le fruit d’une recherche de pointe menée en interne mais aussi avec le soutien de partenaires tels qu’Inria. De nombreuses collaborations hospitalières sont engagées pour procéder à la validation clinique sur des aires thérapeutiques importantes : cancérologie, cardiologie, etc.

NUMÉRIQUE, TECHNOLOGIES LOGICIELLES ET COMMUNICATION

Simon Gazikian, Mydatamodels (Le Cannet) avec le projet Genetic programmIng for tIme series

Il s’agit de produire automatiquement des modèles prédictifs de très haute performance. Le projet consiste à explorer, concevoir, prototyper une solution automatisée de machine learning intégrant nativement la variable temporelle dans l’apprentissage et la sélection de modèles prédictifs, et leur application dans un cadre métier et industriel. Cette solution novatrice permet de traiter le sujet temporel, défi majeur en termes de recherche, tant pour analyser des causalités sur le long terme que pour traiter en temps réel des flux d’informations.
La start-up MDM propose une plateforme logicielle pour des experts métier (ingénieurs, chercheurs, analystes de données, etc.) afin de leur permettre de générer et exécuter des modèles prédictifs sur leurs propres données de manière simple et automatisée, sans connaissance en programmation et en machine learning. Au cœur du logiciel se trouve un moteur d’expression mathématique inspiré des algorithmes évolutionnaires.  chimie et environnement

Charlotte Dupont, Bioceanor (Valbonne) : première station météo sous-marine connectée

Face à l’augmentation exponentielle de la consommation de produits de la mer, l’aquaculture est de plus en plus pratiquée à travers le monde. L’outil principal des aquaculteurs est l’eau et pourtant sa qualité n’est pas maîtrisée. Pour répondre à ces besoins et s’inscrire dans l’accroissement responsable et durable de l’aquaculture, Bioceanor (BIOlogie for OCEAN with sensOR) propose la première station météo sous-marine connectée capable de fournir de l’information en temps réel et prédictive.

Ce projet complète la gamme hardware, déjà commercialisée par Bioceanor, par l’offre AquaBIO. Cette offre inédite sur marché permettra de prédire 24 à 48 heures à l’avance l’évolution de la qualité de l’eau. Il s’agit de faire rentrer l’aquaculture dans une phase de digitalisation en ajoutant au centre des opérations l’intelligence artificielle.

CHIMIE ET ENVIRONNEMENT

Justine Lipuma, Mycophyto (Sophia-Antipolis) : les champignons “magiques”

Solutions biologiques innovantes basées sur la synergie entre les plantes et les champignons mycorhiziens arubusculaires (CMAs). Mycophyto ambitionne, via son programme R&D, de créer une biobanque de microrganismes du sol, les champignons mycorhiziens arubusculaires (CMAs) et un système de prédiction exclusif des interactions entre les CMAs et les couples cultures-sols. Cette innovation disruptive mondiale se base sur la mise en commun de savoirs et compétences de la biotechnologie du big data/intelligence artificielle dans une agriculture de demain connectée.
Elle permettra à Mycophyto de devenir le leader des biostimulants à base de CMAs au niveau européen et de promouvoir une agriculture durable. Les premières filières visées sont celles de la vigne, des plantes à parfums aromatiques et médicinales et de la tomate. Pour la réalisation de ce projet MYCOPHYTO va collaborer avec l’Inra et Inria.

ÉLECTRONIQUE, TRAITEMENT DU SIGNAL ET INSTRUMENTATION

André Bonnardot, EasyGaN 2022 (Sophia-Antipolis) : développement de substrats avancés pour le marché émergent du GaN sur Silicium

EasyGaN est une spin-off du CNRS qui a l’ambition de faciliter et d’accélérer le développement des écotechnologies grâce à la filière du GaN sur Silicium. Le GaN (Nitrure de Gallium) est le matériau semiconducteur qui est à la base des LEDs d’éclairage. Ce matériau offre de nombreux avantages et ouvre le champ à de nouveaux composants électroniques notamment pour des applications où l’efficacité énergétique est devenue critique. Les fabricants de ces nouveaux composants sont confrontés à des difficultés technologiques qui les empêchent actuellement d’obtenir des produits à la hauteur de leurs attentes. EasyGaN, avec ses substrats clés en main, répond à cette problématique en donnant la possibilité à ces fabricants de réaliser aisément et à moindre coût des composants GaN très performants. Le projet EasyGaN 2022 permettra de développer cette innovation jusqu’à  sa commercialisation et de renforcer l’écosystème français et européen autour  des composants GaN.

Rachid Bouchakour, Projet MISTRAL-3 (Marseille) : solution pour améliorer la prise en charge et la prévention des pathologies cardiaques

La start-up WitMonki conçoit, développe et commercialise des dispositifs médicaux et des services pour le diagnostic et la prévention des maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité dans le monde. Sa solution permet de détecter les troubles du rythme cardiaque en associant deux dispositifs médicaux : un mini-enregistreur  de l’électrocardiogramme (ECG) au format carte bancaire, la WitCard version 1,  et un logiciel de visualisation et d’analyse du tracé ECG en vue de son interprétation,  le WitDisplayer. Cette solution est développée sur la base d’une technologie  brevetée composée d’un système électronique intégré pour la mesure de l’ECG  et d’algorithmes de traitement des ECG mesurés. Le projet MISTRAL-3 (Medical SmarT devices foR heALth) vise à développer la WitCard version 2, qui intègrera de nouvelles fonctionnalités (connectivité, analyse de la qualité de la mesure, etc.).

Thierry Bouchet, Projet GAN Integrated Power Supply (GANIPS) (Aix-Marseille) : circuit intégré en GaN/Si ultra performant fonctionnant à haute fréquence

Le projet GANIPS vise à concevoir et développer un circuit intégré GaN de puissance intégrant une architecture innovante brevetée en s’appuyant sur une technologie GAN/Si disponible et qualifiée compatible CMOS. Ce circuit intégré en GaN/Si ultra-performant fonctionne à haute fréquence (>1 MHz) et permet de réaliser un chargeur universel 100W USB type C PD 6 fois plus efficace et 6 fois plus compact qu’un chargeur classique avec du silicium. Aussi petit qu’un chargeur de smartphone, il permettra de charger tous les appareils électroniques plus rapidement et efficacement. Grace à cette technologie, il peut être envisagé de faire rentrer ce chargeur dans l’espace réduit d’une prise murale et ainsi disposer d’une alimentation continue avec un format universel dans tous les pays du monde pour charger et alimenter électriquement tous les équipements électroniques compatibles avec le nouveau format universel USB type C PD.

TECHNOLOGIES MÉDICALES

Alexandre Guenoun, Byond (Marseille) : l’intelligence artificielle au service  des laboratoires de biologie médicale

Byond construit la prochaine génération d’outils diagnostiques pour la biologie médicale. Les examens biologiques (sang, urines…), rapides et peu invasifs, contribuent à 70 % des diagnostics médicaux, comme l’anémie, les cancers ou  le diabète. Cependant, l’interprétation des analyses reste complexe car elle nécessite de considérer simultanément un grand nombre de paramètres selon le patient, les biomarqueurs et le temps, ce qui se traduit par des absences ou des erreurs de diagnostic. Byond développe une plateforme qui permet aux laboratoires de fournir une meilleure expérience, plus compréhensible pour le patient et plus pertinente pour le médecin, en utilisant l’intelligence artificielle. À partir des informations extraites des analyses biologiques, elle aide le clinicien et le biologiste à l’interprétation et au diagnostic de manière personnalisée et efficace. À long terme, ces algorithmes ouvrent des perspectives pour la compréhension de certaines pathologies et le développement de nouvelles thérapies.

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Défense & sécurité

[VIDÉO] Après avoir fait le show le 14 juillet, Franky Zapata veut traverser la Manche sur son ‘’Flyboard Air’’

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Ce fut sans doute l’image la plus marquante de ce 14 juillet 2019. La vidéo d’à peine une minute a fait le tour du monde, sur la toile et les télévisions. Franky Zapata, tout de noir vêtu et fusil en main, survole la place de la Concorde en ouverture du défilé militaire, effectue quelques manœuvres d’une aisance sidérante et vient stationner debout sur son ‘’Flyboard Air’’, en face de la tribune présidentielle, à plusieurs dizaines de mètres de haut, sous les yeux ébahis des officiels, Angela Merkel et Emmanuel Macron en tête, des spectateurs, et sans aucun doute, des téléspectateurs !
“”Ça fait plaisir que ça ait plu au monde entier, c’était un grand honneur“, confie Franky Zapata plus tard sur l’antenne de RTL. ‘’J’avais un programme hyper strict à respecter, à la seconde près et c’est vrai que pendant toute la démo, j’avais du mal à réaliser. L’enjeu était tellement important. C’est vraiment une fois que je me suis posé que j’ai réalisé ce qui s’était passé”. 

Quand le ‘’Flyboard Air’’ finit par intéresser l’armée française
Le “Flyboard Air” existe depuis 2016. C’est une véritable machine volante autonome, alimentée en kérosène, munie de cinq mini turboréacteurs qui permettent de décoller et d’évoluer, debout dans les airs, et d’atteindre une vitesse de… 190 km/h, avec une autonomie d’une dizaine de minutes. Franky Zapata, ancien champion du monde et d’Europe de jet-ski, en est le concepteur et le seul pilote à ce jour.
Pourtat en mars 2017, suite à un vol d’essai, les choses se présentent mal. Il est interdit de vol sur le territoire français par les autorités faute de licence de vol pour son appareil. Elles estiment que l’engin volant est trop bruyant et surtout trop dangereux. Il est donc sommé d’arrêter ses activités. Ne cachant pas sa colère et sa déception, Franky Zapata poste sur son compte Facebook un long message où il envisage de quitter la France : “Je suis vraiment triste, j’aime mon pays. Je suis français dans mon cœur, dans ma culture et dans mon âme. Mais ma passion et mon besoin de liberté l’emporte.” Un coup de gueule partagé plus de 150.000 fois sur le réseau social.
Il propose alors au commandement des forces spéciales américaines (USSOCOM) le concept d’Ez-Fly, une sorte de Segway volant, développé par une filiale de son entreprise. L’armée américaine est très intéressée et envisage même de racheter Zapata Industries.
Mais tout change en novembre 2018, lors du Forum Innovation Défense de Paris. Le ‘’Flyboard Air’’ sert pour une démonstration comme plateforme pour un tireur d’élite positionné en appui de commandos partis à l’assaut depuis des embarcations sur la Seine. L’armée française est séduite et intéressée au plus haut point d’où sa présence sur les Champs-Elysées ce 14 juillet. Une subvention de 1,3 million d’euros est alors accordée à Franky Zapata pour poursuivre le développement de son engin volant et le militariser. Invitée dimanche 14 juillet sur France Inter, la ministre des Armées Florence Parly a expliqué qu'”il va permettre de tester différentes utilisations, comme plateforme logistique volante ou plateforme d’assaut”.

[Vidéo] Pourquoi le Flyboard Air intéresse l’armée française (BFM Eco)

Lire aussi : [VIDÉO] Le Flyboard Air du marseillais Franky Zapata intéresse fortement les forces spéciales françaises

Imiter Louis Blériot et traverser la Manche en Flyboard Air
Franky Zapata veut maintenant aller plus loin. Le 25 juillet, il compte réécrire l’exploit de Louis Blériot, le premier aviateur à avoir traversé la Manche, 110 ans plus tard jour pour jour, en traversant à son tour la Manche. Il va tenter de rallier l’Angleterre et Douvres depuis Sangatte et pour cette tentative il lui faudra, pour la première fois, être ravitaillé en carburant en plein vol. Au départ, il devait réaliser cet exploit en trois fois, et son périple ne devait durer que 13 kilomètres au total mais en raison de certains blocages administratifs côté français, il va devoir faire 18 km d’une seule traite. “C’est ambitieux mais réalisable. C’est le défi de ma vie“, explique-il aujourd’hui.

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Ecosystème

On Tracks et Wever, lauréates de l’édition niçoise de Digital InPulse de Huawei France

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C’est la sixième édition du Digital InPulse niçois signée Huawei, en partenariat avec la French Tech Côte d’Azur, qui s’est tenue fin de semaine dernière au Castel Plage de Nice. Digital InPulse est un programme unique pour les start-up françaises, proposé par Huawei France en partenariat avec Business France, le Comité Richelieu et les Métropoles French Tech de Lille, Bordeaux, Lyon, Nice et Paris. Ce concours accompagne les start-up les plus innovantes en Chine – Hong-Kong et à Shenzhen – où durant une semaine, elles pourront rencontrer des industriels dans le domaine de l’IoT et de la Smart City, les deux thèmes de l’édition 2019, ainsi que des acteurs disruptifs, des incubateurs et des accélérateurs technologiques. L’objet étant de les aider à développer leur projet à l’étranger. A cela s’ajoutent des dotations de 20.000 et 30.000 euros pour les deux lauréats.
50 startups ont déjà été lauréates du programme depuis 2014, et ont rejoint le réseau Digital InPulse ALUMNI qui fédère les lauréats, et leur propose un accompagnement, du partage d’expérience et un réseau unique.
A ce jeu-là, pour l’édition niçoise 2019, ce sont les start-up On Tracks, la marseillaise, et Wever, la sophipolitaine, qui vont profiter à plein du coup de pouce chinois.

On Tracks, la marseillaise
Primée plusieurs fois dont un ‘’CES Innovation Award’’, la start-up On Tracks, fondée par Philippe Leca, propose une solution de guidage intuitive via une montre connectée, déclinée en deux bracelets portés à chaque poignet, qui permet de suivre un parcours sans carte ni assistance vocale. Avec cette solution GPS appelée les GuideWatches, On Tracks s’adresse aux sportifs outdoors (VTT, trail, running, randonnée…), aux citadins qui circulent en motos, scooters, vélos et aux piétons qui effectuent des visites touristiques urbaines.

Lire aussi :  [CES 2019] OnTracks à Las Vegas pour la seconde fois avec sa solution GPS vibrante et intuitive qui se porte aux poignets

Wever, la sophipolitaine
La seconde start-up lauréate, Wever et ses solutions de mobilité globale, à l’usage des entreprises ou des collectivités pour des trajets apaisés, correspond plus au second thème qu’est la Smart City. Wever a développé la première plateforme de pilotage de la mobilité et du changement des comportements, labellisée depuis 3 ans par le Ministère de la transition écologique et solidaire.  C’est une solution de pilotage de la mobilité avec une approche par l’humain, permettant à l’individu de devenir acteur de sa mobilité. La start-up de Sophia Antipolis vient de signer un partenariat prometteur avec le géant Transdev, l’un des principaux leaders de la mobilité au monde, et elle vient d’être choisie par Vitropole, la technopole de Vitrolles (13) pour construire sa stratégie mobilité.
Pour Brice Eichwald, directeur R&D, c’est une véritable opportunité, celle de “permettre de découvrir le marché chinois, de rencontrer des partenaires pour trouver des preuves de concepts là-bas en s’adaptant au marché local.

Lire aussi : Vitrolles : Vitropole choisit la start-up de Sophia-Antipolis Wever pour construire sa stratégie mobilité

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Ecosystème

C’est fait ! Monaco est complètement couvert par la 5G

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On s’en fait l’écho depuis quelques semaines dans Techsnooper, aujourd’hui c’est fait. Depuis le 9 juillet, Monaco est officiellement doté d’un réseau 5G, plus rapide, jusqu’à 10 fois plus par rapport à la 4G, permettant de connecter plus de monde et plus réactif avec des temps de téléchargements réduits.

(De G à D : Patrick Bouffel, Directeur Réseaux et Systèmes de Monaco Telecom ; Martin Péronnet, Directeur Général de Monaco Telecom; Fréderic Genta, Délégué interministériel chargé de la Transition numérique ; Serge Telle, Ministre d’Etat ; Xavier Niel, Actionnaire majoritaire de Monaco Telecom ; Etienne Franzi, Président de Monaco Telecom ; Guo Ping, Vice-Président de Huawei, Jean-Luc Biamonti, Président-Délégué de la SBM.) Photo ©Direction de la communication – Michael Alesi.

La société Monaco Telecom, dont Xavier Niel, patron de Free, possède 52% du capital et l’Etat monégasque, le reste, a officiellement lancé la couverture totale de la principauté. 23 antennes en tout ont été installées sur le rocher qui a annoncé avec son partenaire technologique Huawei que la commercialisation est désormais effective. ‘’Il s’agit d’une première mondiale’’, s’enorgueillit l’équipementier chinois dans un communiqué, ‘’qui va permettre à l’ensemble des Monégasques, particuliers et entreprises, de faciliter leur vie au quotidien et créer de nouvelles opportunités dans de nombreux domaines grâce à des débits très importants et à des appels de grande qualité’’.
Le partenariat avec l’équipementier chinois a été signé lors du déplacement du Roi Albert en Chine où il a rencontré Ren Zhenfei, le président de Huawei.

Monaco 5G au cœur du programme “Extended Monaco”
La Principauté compte beaucoup sur ce déploiement, il est au cœur de son programme “Extended Monaco” qui vise à la faire entrer dans l’ère du numérique avec quelques longueurs d’avance sur les autres pays du monde. La volonté des dirigeants monégasques est de transformer la ville en une « Smart City » et offrir de meilleurs services aux résidents de la principauté dans les transports, l’énergie, les médias, la santé ou les services publics grâce au numérique. Pour marquer le coup, Guo Ping, l’un des présidents tournants d’Huawei a indiqué dans le communiqué sa volonté de poursuivre la collaboration avec Monaco Telecom « pour faire de Monaco la 5G Smart Nation ».
Les futures applications de la 5G dans la vie quotidienne des Monégasques sont très prometteuses. Concrètement, les clients particuliers et entreprises de Monaco peuvent désormais accéder à cette nouvelle technologie sur les smartphones compatibles tels que l’Huawei Mate 20 X et le Xiaomi Mi Mix 3, ‘’premiers smartphones compatibles 5G de la marque’’.  Ils n’ont pas d’autre choix !

Premier état à être doté de la 5G ?
La Principauté l’a de nouveau affirmé lors de l’événement du 9 juillet, elle est le premier pays au monde à être totalement couverte par la 5G. Pourtant rien n’est moins sûr ! Il y a eu un autre pays européen couvert intégralement en 5G avant Monaco : Saint-Marin depuis la fin de l’année 2018. C’est ce qu’avance la firme finlandaise Nokia qui en a assuré l’équipement. Ce micro-État enclavé en Italie compte une population similaire à celle de Monaco, mais il est beaucoup plus grand en superficie, avec un petit peu plus de 61 km², contre 2 km² pour la principauté. C’est un pays nettement moins urbain, ce qui a ses avantages car pour déployer la technologie 5G, plus il y a de bâtiments, plus il faut d’antennes. A San Marin, huit sites équipés d’antennes 5G ont suffi à couvrir 99 % du territoire, alors que Monaco compte 27 sites pour une surface bien inférieure.
Monaco ne serait alors que le deuxième pays à être intégralement couvert en 5G.

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