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Ecosystème

Smart Port : Les croisières, un marché qui connaît un regain de croissance mais qui reste très polluant !

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C’est un marché à 7,17 millions de passagers en Europe (+3,3%), dont 520 800 (+3,4%) au départ de la France. A l’international, le marché de la croisière compte 28,5 millions de passagers et il est en hausse de 7%. Pour 2019, ce sont 30 millions de passagers qui sont attendus. Ces chiffres divulgués par Cruise Line International Association (Clia), représentent une manne pour les ports et une machine à cash pour les armateurs. Encore ringarde il y a à peine dix ans, la croisière a regagné les faveurs des vacanciers et redonne des couleurs à l’économie des ports tout en les polluant plus malheureusement.

4 ports régionaux dans le Top 50 des ports les plus pollués
Les navires de croisières, véritables colosses des mers pour certains avec leurs 300 mètres de longueur et plus, viennent grossir une facture environnementale déjà salée : leurs moteurs au fioul lourd crachent, le plus souvent sans filtre, oxydes de soufre, d’azote et particules fines (les PM10). En juin dernier, une étude réalisée et publiée par l’ONG Transport et environnement a montré que les ports européens sont particulièrement touchés par les émissions d’oxyde de soufre et d’azote des navires de croisière. Ainsi, dans le palmarès des cinquante ports les plus pollués d’Europe se trouvent cinq ports français : Marseille est en 8e position européenne; Le Havre, 21e; Nice, 39e; Cannes, 41e; et La Seyne-sur-Mer, 49e.
‘’A Marseille par exemple, les 57 navires de croisière qui ont fait escale en 2017, ont émis autant de NOx (Oxydes d’azote) que le quart des 340 000 voitures de tourisme de la ville.’’ Quant aux 203 paquebots de croisière recensés le long des côtes européennes en 2017, ils ont émis à eux seuls plus d’oxyde de soufre que les 260 millions de voitures en Europe.

Et pourtant il existe des solutions…
Des solutions, il y en a pourtant mais elles semblent être adoptées qu’avec parcimonie ou avec beaucoup de lenteur. Ainsi, concernant le fioul lourd actuellement utilisé pour propulser les paquebots et dont la teneur en soufre est de 1 500 à 3 500 fois supérieure à celle du fioul terrestre, l’Organisation maritime internationale a fixé la date du 1er janvier 2020 pour la généralisation du seuil maximal de soufre à 0,5 % sur toutes les mers du globe. Il est aujourd’hui de 1,5 % pour les navires de passagers. De plus, les membres de l’association internationale des armateurs (CLIA) se sont engagés, en 2018, à réduire de 40 % leurs émissions carbone d’ici 2030.
Le branchement électrique à quai des ferries et paquebots tend à se développer sur les ports et dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, il y a une réelle volonté politique d’adopter cette solution. Sur le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM), un premier branchement à quai a été réalisé en 2013 pour les ferries reliant la Corse, en 2017 ce sont trois navires de La Méridionale qui sont électrifiés . “Ce sont ainsi 500 escales qui ne génèrent plus de nuisances“, appuie le GPMM, “soit plus de 3 000 véhicules par jour” pour les PM10 et le CO2, ou plus de… “65 000 pour les oxydes d’azote“. Après La Méridionale, Corsica Linea veut équiper avant la fin de l’année ses navires vers la Corse afin de les alimenter en électricité pendant les escales dans le port phocéen et toulonnais. Le GPMM étudie aussi  la possibilité de nouveaux branchements à quai, pour la réparation navale. Il pourrait aussi installer des ‘’scrubbers’’ mobiles (nettoyeurs de fumées) et réfléchit aussi à la mise en œuvre du soutage de GNL, ce gaz naturel liquéfié, moins polluant. Considéré comme l’énergie fossile la plus propre, le GNL constitue une solution alternative mais les ports doivent investir pour accueillir les bateaux ainsi équipés.
L’AIDAnova du croisiériste Costa est le premier navire de croisière propulsé au GNL et a déjà fait escale à Marseille en mai dernier. Plus d’une vingtaine de paquebots de ce type seront construits d’ici 2024.

Lire aussi : Smart Port : la Région Sud met 30 M€ sur la table pour brancher à quai les bateaux de croisières à Marseille, Toulon et Nice

De Nice à Marseille, les riverains des zones portuaires ont décidé de se battre ensemble
Nombreux sont les riverains des zones portuaires méditerranéennes qui disent constater chaque jour la réalité de la pollution issue du transport maritime et être incommodé et en danger par les fumées rejetées par les ferries et les paquebots en escale. Car le danger est bien réel, les plus petites de ces particules sont responsables chaque année en France de quelque 48 000 décès prématurés ; pathologies cardio-vasculaires, cancers…
A Marseille, Nice, Toulon où l’on prévoit d’accueillir comme à Venise des bateaux de 330 m, mais également à Port-Vendres, Bastia et Ajaccio, le sujet est suffisamment grave pour que ces ports regroupent leurs forces. Ainsi les associations et collectifs de ces six ports méditerranéens ont cosigné une lettre ouverte adressée aux préfets de région, au préfet maritime, capitaines de port, élus et candidats aux prochaines législatives. Objectif :  Alerter sur “ces graves nuisances de pollution aérienne émise par les navires entrant, sortant et manœuvrant” en Méditerranée.
Les riverains réclament des mesures rapides, telles l’installation de portiques électriques, ou la généralisation des scrubbers (nettoyeurs de fumées). Ils attendent également une vigilance accrue des services de l’État et une identification précise des sources de pollution atmosphérique des zones portuaires. “Nous ne sommes pas contre le développement de l’activité croisière, précise le collectif de ces six ports méditerranéens, Mais on peut se donner les moyens de le faire proprement.

 

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Accélérateur, incubateur, pépinière

Marseille : Mailinblack et Marseille Innovation s’allient pour apporter plus de sécurité aux start up et TPE

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La cybersécurité est aujourd’hui un enjeu majeur et indispensable pour les entreprises, quel que soit leur taille et les menaces par email ne cessent accroître, d’où le partenariat signé entre Mailinblack, société marseillaise en forte croissance et leader en France et Marseille Innovation, la plus grande pépinière d’entreprises innovantes de la Région Sud. Mailinblack pionnier des solutions anti-spam a vu le jour à Marseille Innovation en 2003 et a choisi de s’y implanter pour faire de la sécurité une priorité. Incubée et accompagnée pendant 4 ans, Mailinblack s’est rapidement hissée aux côtés des success tories entrepreneuriales de la cité Phocéenne et de Marseille Innovation. Il était donc naturel pour Mailinblack de s’associer à Marseille Innovation afin de proposer des services aux startups incubées par la pépinière d’entreprises.
‘’ Nous sommes fières de proposer notre solution aux start-up de l’incubateur qui nous a vu naitre, et vraiment enthousiaste à l’idée d’impacter la région sud avec Marseille Innovation’’ souligne Thomas Kerjean, directeur général de Mailinblack.
Et Laurence Olivier, directrice générale de Marseille Innovation de rajouter ‘’Nous sommes conscients du manque de protection en cybersécurité des petites entreprises de la région sud. Notre objectif au sein de Marseille Innovation est d’accompagner les startups à développer et sécuriser leur business.’’
L’offre de Mailinblack est de protéger les entreprises et leurs collaborateurs des nouvelles menaces par email : malware, phishing, ransomware, spam… Elle est dédiée aux adhérents et anciens adhérents de l’incubateur, il faut simplement annoncer le code « Marseille Innovation » lors de la demande du devis pour y accéder. Elle comprend 70% de remise la première année sur les licences, l’option smtp sortant et les frais de mise en service. Une très belle opportunité pour les startups de Marseille Innovation qui souhaitent protéger leurs boites mails de toutes attaques informatiques.
Ce partenariat sera présenté lors d’un petit déjeuner dans les locaux de Marseille Innovation le 6 Mars 2020 prochain.

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Ecosystème

Marseille : Wiko lance la série 4 des smartphones View encore plus endurants et à des prix encore plus bas

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C’est au MWC de Barcelone que Wiko aurait dû annoncer l’arrivée sur le marché de sa quatrième génération de smartphones endurants, à prix encore plus bas, mais suite à l’annulation du salon pour cause de coronavirus, c’est donc dans les salons d’un grand hôtel parisien que la marque chinoise de Marseille a présenté le 20 février dernier sa nouvelle gamme. Sobrement baptisés View 4 et View 4 Lite, ils remplacent les séries 3 et sont proposés à des prix inférieurs à 170 euros sans sacrifier pour autant aux exigences des utilisateurs en matière d’usages, d’endurance et de photo sur smartphone.

Le View4, un smartphone bien équipé pour son prix modique

Arborant un écran HD+ de 6,52 pouces plus grand encore que celui du View3, le View4 se distingue par une batterie intégrée de 5000 mAh, censée lui offrir 3 jours d’autonomie. Un peu plus grand que son prédécesseur, le View4 n’est pas plus lourd, ni beaucoup plus épais. Ce qui est plutôt appréciable.
Élégant smartphone, le View 4 fonctionne avec Android 10 et embarque un processeur MediaTek de dernière génération (8 cours à 1,8 GHz) couplé à 3 Go de mémoire vive, avec 64 Go de stockage extensible jusqu’à 256 Go. Côté photo, il dispose également d’une triple caméra arrière (13 MPix + 5 MPix + 2 MPix) et d’une caméra selfie de 8 MPix. Une prise jack est située en haut du View4 et un port micro USB au bas du mobile mais à ce niveau de prix, on doit se passer d’USB Type-C. Pour faciliter l’accès aux commandes vocales, un bouton Google Assistant figure sur la tranche du mobile. Pour la sécurisation des données, point de capteur d’empreintes. Seule la reconnaissance faciale est disponible en plus des systèmes traditionnels.
Le View 4 sera disponible dans le courant du mois de mars au prix de 169 euros. Il sera proposé en 3 coloris : Cosmic Blue, Cosmic Gold et Cosmic Green.

View4 Lite, la version allégée du View 4

Le View 4 Lite n’est autre que le petit frère du View 4 mais dans une version allégée. S’il reprend le même écran, le même processeur et le même triple module caméra, sa batterie se limite à 4000 mAh qui devrait assurer une autonomie de deux jours. L’appareil voit également sa mémoire réduite par rapport au View4, soit 2 Go de RAM et 32 Go de stockage extensible.
Disponible en bleu brillant, gold mat et vert mat, le Wiko View4 Lite devrait être en vente en magasin courant avril au prix de 129 euros.

Vibes, les enceintes détachables de Wiko

A Paris, Wiko en a profité également pour annoncer la sortie de deux nouveaux écouteurs sans fil de sa gamme WiShake, qui seront commercialisés avant l’été ; les Wishake Pocket avec une autonomie de 4 h, et les Wishake Extra avec une endurance de 5 h. L’autre nouveauté, ce sont de petites enceintes baptisées Vibes. Leur particularité ? Un design original avec des Led qui s’illuminent de différentes couleurs. Vendues par deux, ces petites enceintes forment un bloc qui peut se détacher en deux parties proposant ainsi un pseudo stéréo. Pilotable en bluetooth depuis le smartphone, les WiShake Vibes ne devraient pas coûter plus d’une cinquantaine d’euros.

Retour aux fondamentaux

Avec ces nouveaux smartphones, le numéro 4 du marché français (en volume et hors opérateurs) derrière Samsung, Apple et Huawei, mais devant Xiaomi, revoit sa stratégie et revient aux fondamentaux. Il commercialisera exclusivement des modèles à moins de 200 euros, voire 100 euros – secteur sur lequel il est le leader incontesté en France. Des smartphones qui devront répondre aux exigences des utilisateurs en termes de navigation, d’autonomie et de photo.
Fondée à Marseille en 2011 par Laurent Dahan et Michel Assadourian, rachetée en 2018 par le chinois Tinno, aujourd’hui principal actionnaire, la marque Wiko dit avoir redressé la barre. Sur l’année 2019, d’après les chiffres du cabinet GFK, en France, Wiko a réussi à atteindre entre 10 et 11 % de part de marché et a écoulé entre 900 000 et 1 million de smartphones dans l’Hexagone.
Côté emploi, après plusieurs vagues de licenciements ou de départs volontaires, encore 90 annoncés en septembre dernier, les effectifs de Wiko sont aujourd’hui d’environ 130 personnes en France. Une centaine est installée au siège à Marseille et le reste est réparti entre Paris et la province.

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Ecosystème

Aix-en-Provence : NawaTechnologies lève 13 millions d’euros pour industrialiser ses supercondensateurs

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Fabricant français de systèmes de stockage d’énergie à base de supercondensateurs à nanotubes de carbone, NawaTechnologies, vient de finaliser une levée de fonds de 13 millions d’euros lui permettant d’aborder la phase industrielle de ses supercondensateurs de nouvelle génération avec la mise en service dans le courant de l’année de sa première ligne de production à Rousset (Bouches-du-Rhône).
Parmi les nouveaux investisseurs figurent Bpifrance, à travers le fonds Ecotechnologies du PIA, la société d’investissement industriel Kouros et CAAP Création, la branche capital-risque du Crédit Agricole Alpes Provence. Ces derniers viennent s’ajouter à Demeter, Région Sud Investissement, Supernova Invest, Eurowatt / Davaniere Capital Partners et EIT Innoenergy, investisseurs historiques de NawaTechnologies. Un premier tour de table de 4,1 M€ avait été réalisé en 2014 pour démontrer la faisabilité industrielle du procédé de fabrication du matériau de base : un alignement de nanotubes de carbone sur un substrat d’aluminium.

Une production de 100 000 cellules par mois

Située dans les locaux de ST Microelectronics à Rousset, près d’Aix-en-Provence, la ligne de production devrait être mise en service au début de l’été après un investissement de 4 millions d’euros. A pleine capacité, elle permettra d’atteindre un objectif de 100 000 cellules par mois. Ces premières cellules sont destinées à des utilisations pour l’outillage électrique, la petite mobilité et les robots autonomes ainsi qu’à l’alimentation des capteurs communicants.
‘’Nous entamons avec sérénité le passage à la production et fournirons bientôt des cellules dans le monde entier. Cette levée nous donne aussi les moyens de développer de nouvelles applications pour les tapis de nanotubes de carbone alignés », souligne Pascal Boulanger, président du conseil d’administration et fondateur de NawaTechnologies.
La technologie d’électrode au carbone ultra-rapide de NawaTechnologies a permis de développer des supercondensateurs de nouvelle génération. Fabriquée à partir d’un tapis de nanotubes de carbone alignés verticalement associés à un revêtement unique, ils peuvent stocker de trois à cinq fois plus d’énergie que les de supercondensateurs actuels ou jusqu’à dix fois plus de puissance, selon l’application. Ils peuvent être efficacement combinée à des batteries lithium-ion pour offrir un meilleur équilibre entre puissance et énergie. Capables d’être chargées et déchargées en quelques secondes sur un million de cycles sans perte de performance, les supercondensateurs NawaTechnologies minimisent l’impact environnemental car ils n’utilisent comme matières premières que du carbone et de l’aluminium, à l’exclusion de métaux rares et polluants.

La cible, les marchés IoT, industrie 4.0 et mobilité

Avec l’augmentation du marché mondial des supercondensateurs, qui devrait atteindre 2 à 3 milliards d’euros d’ici 2023, l’entreprise basée à Aix-en-Provence se positionne ainsi pour tirer parti de l’accélération de la demande pour des batteries combinant énergie et puissance, efficacité et durée de vie.
Le premier secteur mondial à bénéficier de ces nouvelles cellules révolutionnaires sera celui de l’industrie 4.0 pour alimenter l’outillage sans fil utilisé sur les lignes de production et pour les AGV (Automated Guided Vehicles – robots autonomes de chargement) qui équipent de plus en plus les lignes de fabrication industrielles, remplaçant les batteries lithium en offrant une charge plus rapide et une durée de vie plus longue à un coût réduit. Nawa Technologies adresse également le marché de l’Internet des objets, avec par exemple l’utilisation des supercondensateurs dans les capteurs intelligents sans entretien et à très longue durée de vie. Le marché de la mobilité avec les voitures hybrides, les véhicules électriques (VEB) et les véhicules à pile à combustible est aussi ciblé. La technologie d’électrode ultra-rapide au carbone peut, par exemple, stocker (et restituer) plus efficacement l’énergie de freinage, augmentant ainsi considérablement l’autonomie du véhicule, en particulier en milieu urbain.
Lors du salon de l’électronique grand public CES 2020 à Las Vegas, Nawa Technologies a dévoilé son concept Nawa Racer e-bike, moto électrique intégrant un système de stockage hybride unique combinant les supercondensateurs NAWACap avec des batteries lithium traditionnelles.

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