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Ecosystème

Smart Port : la Région Sud met 30 M€ sur la table pour brancher à quai les bateaux de croisières à Marseille, Toulon et Nice

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La région Sud Provence Alpes Côte d’Azur a présenté jeudi 5 septembre son plan d’investissements de 30 millions d’euros pour l’électrification des navires de croisière à quai dans les ports de Marseille, Toulon et Nice dès 2025. Un plan nommé “Escale zéro fumée”.
Renaud Muselier, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, soutenu par l’Etat et l’Ademe (agence pour la maîtrise de l’énergie) dans cette démarche, était entouré d’Elisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire, du nouveau Secrétaire d’Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, dont c’était le premier déplacement dans ses nouvelles fonctions, de Christian Estrosi, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Maire de Nice et Président délégué de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, d’Hubert Falco, Président de Toulon  Provence Méditerranée Maire de Toulon et, dans la logique de la continuité territoriale, celle également de Gilles Siméoni,, Président du Conseil exécutif de Corse.

La qualité de l’Air, véritable enjeu de société
Le plan “Escale zéro fumée” s’inscrit dans la stratégie menée par la Région avec le ‘’Plan Climat, une COP d’avance’’ lancé par Renaud Muselier en décembre 2017.
La pollution de l’air dans les ports provenant des navires est importante et la majorité des émissions sont émises lors du stationnement à quai et dans la zone de navigation à vitesse réduite à l’entrée des ports. Ainsi un paquebot à quai qui fait tourner ses moteurs pour les besoins de ses équipements de bord consomme entre 500 et 2000 litres de gasoil à l’heure, l’équivalent d’environ 250 voitures. En comparaison une voiture consomme 7 l/h et un camion 60 l/h. Cette pollution dont les composants les plus nocifs sont le soufre, les oxydes d’azote et les particules génère des nuisances pour les riverains comme pour les usagers du port. Rien que sur l’aire marseillaise, on estime que le secteur maritime est responsable de 10 à 15% des pollutions atmosphériques.
Dans les villes-ports, la part des émissions polluantes est significative :

  • Marseille: 40% des émissions de Nox (oxyde d’azote), 32% des émissions de Sox (soufre) et 15% de particules fines
  • Toulon: 31% des émissions de Nox (oxyde d’azote), 31% des émissions de Sox (soufre) et 13% de particules fines
  • Nice: 5% des émissions de Nox (oxyde d’azote), 3% des émissions de Sox (soufre) et 3% de particules fines

Aussi pour la seule région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, 20% de la population est exposée à au moins un dépassement des normes de qualité de l’air. Et Renaud Muselier de préciser que ‘’plus de 100 000 personnes vivent en dessous des normes européennes de qualité de l’air’’.  Ce n’est donc plus un simple enjeu sanitaire mais un véritable enjeu de société.

Lire aussi : Smart Port : Les croisières, un marché qui connaît un regain de croissance mais qui reste très polluant !

30 millions d’euros pour zéro fumée
Le développement des activités dans les ports régionaux est crucial pour l’économie des villes-ports et l’économie régionale (120 000 personnes en dépendent), mais il ne doit cependant pas s’opérer au détriment de la santé des habitants. La Région Sud a donc décidé de financer les branchements à quai car ils représentent la solution la plus performante du point de vue environnemental, tout particulièrement pour les riverains des ports avec la suppression de la totalité des émissions atmosphériques.
Des fonds ont déjà été engagé avant ce plan ‘’Escales Zéro Fumée’’, en 2013, pour les premières connexions électriques du port de Marseille concernant les ferries à destination de la Corse, puis en 2018 pour l’équipement de 3 navires de l’armateur Corsica Linéa. Et cette année, la Région a engagé un demi-million d’euros pour un filtre à particules innovant permettant d’éliminer les émissions des navires de La Méridionale.
L’enveloppe globale de 30 millions d’euros qui a été annoncé le 5 septembre porte donc sur l’électrification des quais des ports de Marseille, Toulon et Nice et l’accompagnement pour l’équipement des paquebots de croisière. 10 millions seront ainsi consacrés aux infrastructures portuaires particulièrement coûteuses, 5 millions seront dédiés aux compagnies maritimes soucieuses de transformer leurs navires en activité, 1 million permettront d’acquérir et d’installer des ‘’scrubbers’’, des filtres nettoyeurs de fumée…
Seulement 12 ports sont équipés d’un tel dispositif dans le monde, dispositif qui permettra à l’horizon 2023 d’alimenter en électricité tous les ferries et à l’horizon 2025 tous les paquebots de croisière à quai.

Préparer également l’avenir
Une partie de cet investissement sera également consacré au développement d’autres filières énergétiques ; l’hydrogène (2M€) et le GNL, gaz naturel liquéfié (1M€). Le GNL est considéré, aujourd’hui, comme le carburant carboné le plus efficace et le plus propre. C’est une des solutions que la Région encourage car il est utilisable dans les ports comme en pleine mer. Il réduit de 85% les oxydes d’azote, annihile les émissions d’oxyde de soufre et l’essentiel des particules fines, tout en réduisant le CO2 de 20%. Quelques navires en sont équipés mais ne peuvent pas encore se ravitailler, faute d’infrastructure, mais la Région Sud a décidé et annoncé la construction, avec le Grand Port Maritime de Marseille, du premier hub GNL en Méditerranée.

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Digital marketing & sales

Rousset : A l’occasion de la Paris Retail Week, Connectwave créé le Connect’Store, un concept inédit de boutique connectée

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C’est une expérience phygitale* totalement inédite que propose Connectwave, acteur majeur dans l’accompagnement au développement de solutions IoT, à la prochaine Paris Retail Week (24 au 26 septembre 2019), avec le Connect’Store, un concept inédit de boutique connectée. La grande force du concept repose sur la synergie entre les acteurs IoT du retail, partenaires de Connectwave : Corso Magenta, EM Microelectronic, Lyf Pay, Nedap, Orange Business Services, Primo1D, Timcod, Toshiba et Zebra. Cette union de toute la filière en faveur de la transformation digitale du point de vente est une vraie nouveauté.
« Nos adhérents ont mis leur expertise en commun pour imaginer une nouvelle expérience phygitale aussi bien pour le client que pour le commerçant’’, précise Philippe de Matteis, Directeur de Connectwave. ‘’Nous portons un projet d’une envergure rare et qui suscite un réel enthousiasme… Nous sommes impatients de présenter Connect’Store aux professionnels de la Paris Retail Week ! ‘’
Au cœur de la 5ème Paris Retail Week, plus grand événement d’Europe dédié au commerce connecté qui attire 600 exposants et 25 000 visiteurs, professionnels français et européens du commerce en ligne et de la logistique, le Connect’Store a pour objectif d’offrir une toute nouvelle expérience d’achat et de tester les dernières innovations-métiers en faveur du client et du commerçant. Des innovations qui vont fiabiliser les opérations de réception, optimiser les inventaires, lutter contre la contrefaçon ou mettre en place des nouveaux services pour les clients…
Tous ces acteurs apportent leur expertise pour construire ensemble un projet d’une dimension exceptionnelle :

  • Corso Magenta fiabilise les inventaires grâce à ses solutions qui bloquent 100% des ondes électromagnétiques et permettent de dissocier les zones de lecture (stock, zone de vente, cabines, cartons…).
  • La technologie RAINFC d’EM Microelectronic étend les fonctionnalités des étiquettes RFID de la gestion logistique à l’interaction client à travers un smartphone.
  • Lyf Pay propose la 1ère application multi-services de paiement mobile en France (moyens de paiement, services de paiement, offres et fidélité, ticket de caisse). Lyf Paysimplifie également l’expérience d’achat en magasin en supprimant le temps d’attente en caisse avec sa nouvelle fonctionnalité « Scan & Go » permettant aux consommateurs de scanner leurs achats avec leur mobile tout au long de leur parcours en magasin et de les payer directement depuis leur mobile, évitant ainsi le passage en caisse et leur apportant une expérience fluide et personnalisée.
  • Nedap assure la traçabilité des produits de leur fabrication jusqu’à la vente
  • Orange Business Services présente Flux Vision, sa solution de big data anonyme qui permet de mesurer et d’analyser les flux de clients sur une zone de chalandises grâce aux données techniques du réseau mobile d’Orange, en toute conformité avec la réglementation européenne sur la protection des données personnelles (RGPD) et dans le respect des recommandations de la CNIL.
  • Primo1D met en avant le fil RFID, un tag embarqué dans le vêtement dès la confection qui sécurise son identifiant, simplifie la logistique et les inventaires tout en servant d’antivol discret. Une façon de sublimer le parcours client !
  • Timcod présente ses solutions de transformation digitale des retailers ;
  • Toshiba propose des solutions magasin qui favorisent le parcours client omnicanal, en intégrant les technologies et services du marché.
  • Zebra connecte de façon intelligente les actifs des entreprises et leurs données.

Pour découvrir Connect’store : RDV Hall1 – stand 7.2 R056
www.connectwave.fr

*Le phygital, terme apparu en 2013, c’est la nouvelle tendance du Retail qui allie le monde physique et le monde digital. Orienté sur les besoins du consommateur, l’objectif est de lui proposer la meilleure expérience possible. Et il va révolutionner la manière dont nous allons faire nos achats.

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Agriculture, sylviculture

Sophia-Antipolis : L’agritech Mycophyto lève 1,4 M€ et entend valoriser une agriculture performante et durable

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‘’Redonner de la vie au sol pour qu’il soit moins dépendant de la main de l’homme’’, c’est la phiosophie de la start-up Mycophyto. Créée par Justine Lipuma, jeune docteur en biologie de l’Université de Nice, l’agritech développe des solutions biologiques naturelles pour revitaliser les sols et booster le développement des plantes.  Pour financer son développement commercial et son programme de R&D visant à construire un système d’information prédictif unique au monde combinant biotechnologie, big data et Intelligence Artificiel, Mycophyto vient de lever 1,4M€ auprès des family Office Olbia et Obsidiane, des fonds Région Sud Investissement et Créazur (Crédit Agricole Côte d’Azur). L’objectif est de réaliser un programme d’innovation ambitieux afin de pénétrer le marché mondial des biostimulants à base de micro-organismes et devenir leader de ce marché à l’horizon 2025.

Des enjeux d’une ampleur inégalée
En 2050 l’agriculture devra nourrir 9,6 milliards d’individus, en diminuant les intrants chimiques, tout en préservant la planète et la santé des hommes, dans un contexte de bouleversement climatique et de fragilisation des sols.
L’innovation Mycophyto s’appuie sa capacité à développer les synergies naturelles entre les plantes et des champignons mycorhiziens microscopiques déjà présents dans le sol en s’adaptant aux cultures. Ses résultats ont ainsi permis de mesurer un développement jusqu’à 40% des racines, une croissance végétale accrue de 30 à 40%, des gains de rendement de 15%, des économies d’eau de 15% à 40% et une résistance aux pathogènes. Depuis 2017, Mycophyto accompagne les acteurs de l’agriculture sur ses filières cibles : la culture de plante à parfums, aromatiques et médicinales, le maraichage avec la culture de la tomate et de la vigne.

Plant non mycorhizé / Plant Mycorhizé (DR)

L’équipe dirigeante de Mycophyto : Christine Poncet, co-fondatrice, ingénieur agronome diplômée de l’ENSA Toulouse, Olivier Bret, associé, Business Développement, et en premier plan Justine Lipuma, présidente de Myciphyto.

Entourée de Christine Poncet, ingénieure agronome hors classe INRA et d’Olivier Bret, entrepreneur et business angels, Justine Lipuma entend faire de Mycophyto une solution d’avenir ‘’nos solutions s’adaptent aux cultures et encouragent la biodiversité. C’est une nouvelle voie pour augmenter les rendements et la qualité de la production, tout en réduisant l’empreinte environnementale. Notre vision pour demain c’est de les rendre accessibles à tous, partout dans le monde’’.

Un ancrage territorial fort avec l’écosystème scientifique
Mycophyto est basée à Sophia Antipolis et dispose de bureaux, serres et laboratoires au sein du site l’INRA Sophia Antipolis et au Village By CA, ainsi que des serres supplémentaires au Lycée agricole d’Antibes. La réalisation d’un site unique comportant 4500 m2 de serres, de bureaux et de laboratoires est au cœur du projet de développement de Mycophyto d’ici 2023.
Lauréat du concours national de recherche iLab en juin 2019, la start-up s’appuie sur des partenariats stratégiques entre acteurs de la biotechnologie et des Data sciences : Université Côte d’Azur (UCA), l’Institut National de la recherche Agronomique (INRA) et l’Institut National de recherche en Informatique et Automatique (INRIA).

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French Tech

French Tech : Voici les 40 start-ups retenues pour l’indice Next40

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Annoncé lors de l’édition 2018 de VivaTech par Mounir Mahjoubi, confirmé en début d’année à l’occasion du CES, le Next40 a été officiellement lancé mercredi 18 septembre. Une annonce dans la lignée de celles effectuées la veille par Emmanuel Macron à l’Elysée devant un parterre d’entrepreneurs. Après avoir rappelé la montée en puissance des levées de fond en France depuis plusieurs années (plus de 5 milliards attendus cette année contre 2,8 milliards en 2017), le président français a annoncé différentes mesures, dont l’engagement de plusieurs investisseurs institutionnels d’investir 5 milliards d’euros d’ici à trois ans pour financer des tickets plus importants que ce que font actuellement les fonds d’investissement. Objectif : atteindre le nombre de 25 licornes (entreprise spécialisée dans les nouvelles technologies, valorisée plus d’un milliard de dollars et pas encore cotée en bourse) en France en 2025, contre 7 actuellement.

En complément, et dans un objectif symbolique de visibilité, le Next40 a été lancé. 40 start-ups ont ainsi été choisies pour leur potentiel de développement pour représenter les entreprises innovantes françaises. Une sorte de Cac 40 des start-ups, mais non lié à des critères objectifs comme leur valorisation, et qui devrait évoluer dans le temps. Les start-ups retenues bénéficieront d’un accompagnement particulier de la part de l’État. Bercy estime qu’elles devraient générer 25 000 emplois dans l’année à venir, soit 10% des emplois nets créés en France.

Voici les 40 start-ups du Next40. Elles sont presque toutes basées sur Paris et en Île de France :

  • Divertissement :Devialet, Voodoo, Deezer
  • E-commerce :HomeExchange, Recommerce Solutions, Back Market, Evaneos, ManoMano, Veepee, Vestiaire Collective
  • Fintech :October, Ledger, Younited Credit
  • Publicité :iAdvize, Sendinblue, Contentsquare
  • Services :Shift Technology, Meero, HR Path, Vade Secure, PayFit, Klaxoon, Talentsoft, Finalcad, Miraki, Wynd, Believe, Ivalua
  • Autres secteurs :BlaBlaCar, OpenClassrooms, OVH, Doctolib, Sigfox, Blade, Cityscoot, Ynsect, Frichti, JobTeaser, BioSerenity, Alan
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