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BioTech, MedTech

Meyreuil : ANAPIX Medical se lance dans le crowdfunding pour commercialiser son logiciel d’imagerie médicale dédié aux lésions de la peau

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Afin d’accompagner sa croissance, ANAPIX Medical lance une campagne de crowdfunding via la plateforme sécurisée Ayomi, en ouvrant son capital à hauteur de 10% pour un montant total de 120.000€. L’action est proposée au prix unitaire de 27€ (minimum : 513€) et offre une réduction d’impôt à hauteur de 25% de l’investissement. Les fonds permettront de lancer la commercialisation de leur solution au plan national, et démontrer que leur outil est incontournable dans la lutte contre le cancer de la peau.
Créée à Meyreuil (13) en juin 2016 par Bernard Fertil, président, ancien directeur de recherche au CNRS, et André Fond, directeur général, docteur en génie biomédical, ANAPIX Medical a développé le premier logiciel d’imagerie médicale dédié aux lésions de la peau.

Le mélanome, responsable de 1700 décès par an en France
Pour comprendre l’intérêt de cette innovation, prenons un petit cours médical ! Le mélanome est une évolution cancéreuse des cellules mélanocytaires (à l’origine des grains de beauté et du bronzage de la peau).  Souvent mal dépistée, cette forme de cancer est la 6ème plus fréquente et présente un taux de décès très important (entre 10% et 15%). Responsable de 1 700 décès chaque année en France, et d’un décès par heure aux États-Unis, sa détection précoce permet une survie à 5 ans de 95%. Trop tardive, elle chute à 15%.
Le diagnostic du mélanome est visuel. Il porte principalement sur 2 critères, l’aspect de la lésion et son évolution. Si, pour un patient donné, une lésion présente un aspect original, elle est alors qualifiée de “vilain petit canard” (VPC). Une fois repérée, il faut apprécier l’anomalie au cours du temps et consulter un dermatologue en cas d’évolution. Reconnaître un mélanome est difficile, même pour un dermatologue confirmé : on constate à posteriori que 95% des décisions d’intervention pour suspicion de mélanome étaient inutiles.
En fait, le diagnostic du mélanome pourrait bénéficier de plusieurs évolutions récentes de la technologie : La quasi-totalité des smartphones dispose de capteurs optiques fiables et de qualité. Parallèlement, on constate l’émergence de méthodes d’Intelligence Artificielle performantes appliquées à l’analyse d’images et le développement de la télé-expertise, favorisée par l’ubiquité des réseaux de communication.
C’est sur ce créneau que la société ANAPIX Medical s’insère en proposant une solution capable de détecter au plus tôt le mélanome afin de le traiter dans les meilleurs délais.

Une solution capable de détecter au plus tôt le mélanome
ANAPIX medical propose une offre en 2 volets : La start-up propose, d’une part, un service dédié aux professionnels de santé notamment les dermatologues (SKINAPP). Il se présente sous la forme d’une plateforme de services externalisée (localisée sur un serveur santé sécurisé, mode SaaS) sur laquelle les photographies de la peau, acquises via un smartphone connecté ou non à un dermoscope, sont transférées, et, via une web-application, gérées et analysées en temps réel. Selon les modules installés, cette plateforme fournit aux praticiens un deuxième avis (diagnostic du mélanome) et/ou une décision thérapeutique (pour les petites lésions de la peau) à partir de l’analyse des photographies effectuée par des ‘’classifieurs’’ automatiques fondés sur des algorithmes de machine learning.
D’autre part, ANAPIX Medical propose une application (SKINSHOT) sur smartphone pour le grand public permettant un dépistage précoce du mélanome et l’inventaire des grains de beauté d’une personne et peut révéler à cette occasion les lésions originales (les vilains petits canards) qu’il faudra particulièrement surveiller. SKINSHOT peut être utilisée en préparation d’une consultation auprès d’un dermatologue et/ou comme moyen de dépistage.
L’offre proposée par ANAPIX Medical repose sur des abonnements et sur l’achat à l’unité du matériel initial. Des services à la demande sont disponibles pour la version grand public, en supplément.

L’imagerie médicale, un marché de 27 milliards de dollars…
Il n’existe, à ce jour, aucun véritable concurrent d’ANAPIX Medical sur son segment de marché. Un marché mondial de l’imagerie médicale qui connaît une tendance très favorable : 5% de croissance par an et un chiffre d’affaires mondial de 26,7 milliards de dollars en 2012.
En outre, les cancers représentent la première cause de mortalité en France (30% des décès) : en 2017 : 15 000 mélanomes décelés, 1800 décès. En Europe, en 2012, 82 100 mélanomes ont été détectés, 15 700 personnes n’y ont pas survécu.
Récemment, la priorité au dépistage a été rappelée avec le plan cancer et la promulgation du décret Télémédecine (la loi HPST) qui favorisent le type d’applications proposées par ANAPIX Medical. Cette solution est d’ailleurs d’autant plus indispensable que l’incidence du mélanome est en augmentation régulière de 10% par an, et ce, depuis 50 ans ; c’est le premier des cancers en termes d’augmentation de fréquence.

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BioTech, MedTech

Valbonne : l’américain Sangamo Therapeutics a finalisé l’acquisition de la biotech TxCell

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La société américaine Sangamo Therapeutics a finalisé le rachat de 100% de la biotech de Valbonne TxCell, spécialisée dans l’immunothérapie cellulaire. Sangamo était déjà devenu majoritaire au sein du capital de TxCell le 1er octobre dernier, en prenant une part de 53%. Il avait ensuite lancé en novembre une offre publique d’achat simplifié sur le solde restant, suivie d’une procédure de retrait obligatoire.
Sangamo avait offert 2,58 euros par action TxCell, valorisant la biotech à 72 millions d’euros au total. La société TxCell, désormais filiale de Sangamo, a été retirée de la Bourse de Paris, mais ses équipes (46 personnes) et ses activités resteront à Valbonne.
« L’acquisition de TxCell positionne immédiatement Sangamo comme leader du développement de cellules CAR-Treg, » déclare Sandy Macrae, Directeur Général de Sangamo. « En appliquant la technologie d’édition du génome à base de nucléases à doigts de zinc de Sangamo à la plateforme CAR-Treg de TxCell, nous pourrions développer un portefeuille de nouvelles thérapies cellulaires pour les patients souffrant de troubles auto-immuns et inflammatoires. »
Sangamo prévoit de déposer en 2019 un dossier de demande d’autorisation d’essai clinique en Europe (CTA) pour évaluer le premier candidat CAR-Treg de TxCell dans le cadre de la greffe d’organe.
Les cellules CAR-Treg sont des cellules de défense immunitaire génétiquement modifiées pour développer des traitements innovants contre des maladies immunologiques, l’un des domaines thérapeutiques de Sangamo. Sangamo prévoit d’utiliser sa technologie d’édition du génome à base de nucléases à doigts de zinc (ZFN) pour développer des thérapies cellulaires CAR-Treg autologues et allogéniques de nouvelle génération, destinées au traitement de maladies auto immunes telles que la maladie de Crohn et la sclérose en plaques.

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BioTech, MedTech

La SATT Sud-Est dévoile les lauréats du Concours My Innovation Is… 2018, les Super-Héros de l’Innovation

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Deux Super-Héros de l’Innovation ont vu leurs projets récompensés lors de la 3ème édition du concours My Innovation Is…, qui s’est tenue le 27 novembre dernier au Palais des Papes d’Avignon, 10 chercheurs et futurs startuppers issus des laboratoires publics des Régions Sud & Corse ont présenté leurs projets innovants devant un jury d’experts.
Le Dr Christine Contino-Pépin et le Pr Michel Alain Bartoli sont les lauréats 2018 du concours organisé en partenariat avec Avignon Université, Avignon Terres de création, Vaucluse Provence Attractivité et IODA Consulting. Les deux lauréats ont notamment remporté un accompagnement en pré-maturation par la SATT SudEst d’une valeur maximale de 20 K€, des séances de mentoring dispensées par la SATT Sud-Est, ainsi que des tablettes offertes par IODA Consulting.

A droite, le Pr Philippe Obert – Vice-Président en charge du Développement Économique et de la Valorisation d’Avignon Université, et membre du jury, remet le prix au Dr Christine Contino-Pépin – © 2018 Julie Lagier

Christine Contino-Pépin est Maître de Conférences à Avignon Université et Directrice de l’Equipe Chimie Bio Organique et Systèmes Amphiphiles – Institut des Biomolécules Max Mousseron (IBMM, UMR CNRS 5247). Ses travaux de recherche du Dr Christine CONTINO-PEPIN sont consacrés à l’extraction de composés d’origine végétale avec des applications vastes dans l’industrie. Ils peuvent être utilisés comme ingrédients naturels de choix pour l’alimentation, ou les compléments alimentaires, les médicaments, les cosmétiques ou même les parfums. « De nos jours les consommateurs sont de plus en plus exigeants sur la qualité et l’origine des produits qu’ils consomment, en particulier dans le domaine de l’alimentation, de la santé, ou des cosmétiques. Le mot magique c’est « naturel », mais comment extraire des substances naturelles en mettant en œuvre des procédés efficaces et éco-compatibles, c’est-à-dire avec un nombre limité d’étapes, peu consommateurs d’énergie et non polluants ? Malgré l’essor des procédés innovants dits d’éco-extraction, la baguette magique n’existe pas encore à l’échelle industrielle, surtout lorsqu’il s’agit d’extraire à partir du végétal des actifs dits « lipophiles », c’est-à-dire des molécules solubles dans les corps gras comme l’huile, et pas dans l’eau. Dans ce cas précis, l’utilisation de solvants est quasi inéluctable et indissociable du rendement. Notre innovation consiste à extraire des actifs végétaux lipophiles dans un milieu essentiellement composé d’eau et à stabiliser ces extraits sous forme d’émulsions selon un procédé « one pot » », développe le Dr Christine Contino-Pépin.
Suite à cette récompense, Christine Contino-Pépin souhaite créer son entreprise. Elle réfléchit actuellement à ce qui serait le plus intéressant en termes de création d’entreprise au regard de ses projets dans le domaine de l’innovation.

Pr Michel Alain Bartoli en pitch – © 2018 Julie Lagier

Le Professeur Michel Bartoli est chirurgien vasculaire spécialisé dans la prise en charge endovasculaire des pathologies aortiques complexes au CHU de la Timone à Marseille (AP-HM). Son projet consiste au développement d’une endoprothèse dédiée au traitement endovasculaire des dissections de type A. Cette innovation permettra de traiter cette pathologie, la dissection aortique de type A, de façon mini invasive. « La dissection aortique de type A est une pathologie gravissime pour laquelle nous avons un seul traitement : une chirurgie avec ouverture de la cage thoracique et un arrêt cardio circulatoire de 30-40 min. Cette intervention peut engendrer des complications post-opératoires et des durées d’hospitalisation très longues. C’est la raison pour laquelle j’ai inventé une prothèse qui a pour but de traiter cette pathologie de façon mini invasive sans ouvrir le corps et en passant par les voies naturelles que sont les artères. Si on regarde la progression des traitements endovasculaires dans les pathologies de l’aorte, les endoprothèses pour les anévrysmes de l’aorte abdominale inventées dans les années 90 représentent actuellement 80% des patients traités pour anévrysme aujourd’hui. Pour les ruptures de l’isthme, une autre pathologie aortique, 100% des malades sont actuellement traités par ces techniques. Il y a donc un vrai bénéfice et un intérêt à proposer ces technologies mini invasives aux patients », explique le Pr Michel Alain Bartoli.

Depuis 2016, My Innovation Is… met en lumière les talents et pépites des Régions Sud & Corse auprès d’acteurs de l’écosystème technologique industriel et donne une impulsion à la recherche régionale.

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Big Data

[VIDÉO] Marseille : le campus Quanta de Jaguar Network réunit 400 invités lors de son inauguration

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Renaud Muselier et Kevin Polizzi

Le président de la Région Sud, Renaud Muselier, a longuement réfléchi avant de venir à l’inauguration du Campus Quanta, en raison du drame de la Rue d’Aubagne et de ses conséquences mais comme il l’a souligné dans son discours, il s’était engagé il y a bien longtemps auprès de Kevin Polizzi, président de Jaguar Network, à être présent. Le 15 novembre dernier, l’événement a rassemblé plus de 400 invités au cœur de Quanta, le bâtiment intelligent, bourré de capteurs, voulu et pensé par Kevin Polizzi. Parmi les invités, Daniel Sperling, adjoint au maire de Marseille en charge du numérique et de l’innovation, Jean-Luc Chauvin, président de la CCI Marseille Provence, les clients et les partenaires de l’opérateur marseillais…

Discours de Kevin Polizzi, fondateur et président de Jaguar Network

Discours de Renaud Muselier, président de la Région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur

Discours de Daniel Sperling, adjoint au Maire de Marseille en charge du Numérique et de l’Innovation

Revoir [Entretien VIDEO] Kevin Polizzi, fondateur et président de Jaguar Network, présente Quanta, son nouveau siège social hyper-connecté et le ”premier smartbuilding de France”.

Après les discours, la visite de ce bâtiment de 5500 mètres carrés, bâtie en seulement 18 mois, et qui abrite depuis le nouveau siège social 3.0 ainsi que le nouveau centre de Recherche et d’Innovation de Jaguar Network. Aux différents étages du bâtiment, des ateliers permettaient de découvrir les métiers et les domaines dans lesquels Jaguar Network opère via ce lieu d’hybridation entre les technologies (IA, big data, cloud, smart city…) et les usages !

Lire aussi : Marseille : Jaguar Network inaugure Quanta son nouveau siège social 3-0

Lors de cette soirée inaugurale, Kevin Polizzi en a également profité pour annoncer la création Jaguar Network Management, une filiale destinée à accompagner les start-up du territoire…à commencer par celles soutenues par Jaguar Network.
Le nouveau siège social accueille déjà 200 personnes, ils devraient être 400 à terme ! Quant au budget de l’opération Quanta, il est de 16 millions d’euros (contre 22 millions estimés au départ) financés pour 1 million par Jaguar Network, 2 millions par la Région via l’Europe (financement des labos de On[e]life) et 13 millions apportés par un pool bancaire régional.

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