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Economie numérique

#MarslibDay : Selon une étude de PAC-CXP, La France est championne d’Europe de l’Open source

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A quelques jours de la quatrième édition du LibDay, le 15 novembre prochain à l’Orange Vélodrome de Marseille, rappelons que selon une étude réalisée fin 2017 par le cabinet spécialisé en études de marché dans le domaine IT, PAC-CXP, pour le compte de Syntec Numérique, la France est championne d’Europe de l’open source avec un marché qui représente 4,46 milliards d’euros pour un marché européen estimé à 19,5 milliards d’euros, soit un peu moins 22% de ce montant.

 

Championne d’Europe !
La France coiffe le Royaume-Uni (4,19 milliards d’euros) et l’Allemagne (3,99 milliards d’euros). Ces trois pays représentent à eux seuls les deux tiers de marché européen. Et sur la période 2017-2021, la croissance de la filière devrait atteindre 8,1% par an ! Durant la même période, 4000 emplois nets devraient être créés chaque année.
Ce sont principalement les offres des prestataires de services informatiques, et en particulier les intégrateurs de solutions open source, qui alimentent le marché. A l’origine fortement soutenu par les pouvoirs publics, l’open source intéresse de plus en plus les entreprises qui voient en lui et un moteur pour l’innovation et la transition numérique. En France, le logiciel libre est un secteur deux fois plus dynamique que le marché IT dans son ensemble.

Un levier d’innovation
Pour les utilisateurs, le logiciel libre et Open Source est avant tout perçu comme :
– 82% : un modèle permettant de mutualiser et réduire les coûts de développement ;
– 72 % : un levier majeur d’innovation dans le numérique ;
– 70% : un accélérateur stratégique.
D’ici à 2020, tout en continuant à investir dans le middleware, les bases de données et l’infrastructure, les entreprises utilisatrices trouveront aussi dans l’Open Source des leviers de transformation avec le Big Data, les Open API, l’économie collaborative, les blockchains, les services Cloud, l’IoT…

Pour 72% des répondants, le logiciel libre et open source est un levier majeur d’innovation (source : Syntec Numérique).

Une priorité stratégique
L’Open source est enfin une priorité stratégique pour les fournisseurs de services et de logiciels : 45 % des fournisseurs investissent plus de 15 % de leur chiffre d’affaires en R&D dans des projets libres et Open Source.
Leurs freins principaux restent :
– Le manque de référencement par les directions Achats ;
– L’incertitude des clients sur la maintenance et le support ;
– Un manque de compétences techniques et juridiques.

Le 3ème frein au développement du logiciel libre est l’incertitude des clients sur la maintenance et le support (source : Syntec Numérique).

L’Open Source, un secteur intensif en emplois
Par ailleurs, le secteur emploie aujourd’hui 45 000 personnes en 2017 dans l’Hexagone. D’ici 2020, PAC estime que plus de 4000 emplois nets seront créés chaque année. Parmi les compétences les plus demandées dans le futur, les profils de développeurs, d’architectes/consultants et d’administrateur système/support sont les plus cités, deux tiers (63 %) des profils recherchés étant des Bac+5 et plus.

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Economie numérique

La Métropole Nice Côte d’Azur sélectionnée comme ville pilote d’un programme mondial de coopération sur les smart cities

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Le TM Forum, réseau international d’acteurs de 66 pays engagés dans l’innovation, et la Fondation Fiware viennent de sélectionner la Métropole Nice Côte d’Azur classée dans le top 15 mondial des smart cities, et dix autres grandes villes, comme territoires pilotes d’un nouveau grand programme de coopération mondiale entre smart cities intitulé le programme “Front-runner Smart Cities“.
Ce nouveau programme va permettre de définir un nouveau standard de référence pour les données de la Smart City ; les travaux débuteront le 28 novembre à Malaga à l’occasion du Fiware Summit et une première publication du modèle est envisagée pour le printemps 2019.
Au cœur des réseaux internationaux de l’innovation, Nice avait accueilli le forum mondial TM Forum Live en mai dernier, qui avait rassemblé plus de 3500 personnes dont de nombreux représentants de groupes industriels internationaux spécialisés dans le numérique et l’innovation.
‘’Je me félicite de la sélection de Nice dans le cadre de ce grand programme de coopération mondiale a déclaré Christian Estrosi, maire de Nice et président de la Métropole Nice Côte d’Azur, ‘’Cette décision vient saluer et valider tout le travail que nous avons engagé ici. Territoire pilote, la Métropole Nice Côte d’Azur va pouvoir échanger avec les acteurs publics et industriels mondiaux de la smart city sur son savoir-faire notamment sur la sécurisation et le traitement des données via une plate-forme unique.’’
Les autres villes retenues sont Vienne (Autriche), Nice, Saint Quentin (France), Gênes (Italie), Utrecht (Netherlands), Porto (Portugal) Santander, Valence (Espagne), Gothenburg (Suède), La Plata (Argentine) et Montevideo (Uruguay).

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Economie numérique

[Vidéo] La Banque Postale et KissKissBankBank organisent les premiers “KissKiss Dating” en Région Sud

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Et si on parlait financement participatif“, voilà la thématique des KissKiss Dating qu’organisent le spécialiste du financement participatif KissKissBankBank et sa maison mère, La Banque Postale. Les premiers KissKiss Dating arrivent en Région Sud. Le premier a eu lieu à Marseille, à La Coque, mardi 13 novembre au soir. Ils étaient environ 75 porteurs de projets à être présents et les organisateurs  attendent le même nombre de participants pour celui qui se tient le 15 novembre à Nice au CEEI (Centre Européen d’Entreprise et d’Innovation).
Un KissKiss Dating, c’est l’occasion de découvrir le financement participatif qui a tendance à se développer de plus en plus et de rencontrer dans un cadre détendu et convivial des experts de la plateforme KissKissBankBank. Chacun est le bienvenu avec ses questions, ses projets et sa curiosité. Un KissKiss Dating, c’est avant tout une initiation au financement participatif comme l’explique Adrien Aumont, co-fondateur et dirigeant de KissKissBankBank.  Il s’agit de décrire l’accompagnement que KissKissBankBank propose aux porteurs de projets et de livrer les clés d’une campagne de financement participatif réussie.

 

Pour la Banque Postale et le Groupe La Poste, l’ambition est bien évidemment de développer la notoriété de KissKissBankBank et du financement participatif, et de l’inscrire pleinement dans la gamme d’offres innovantes de financement de La Banque Postale. Pour cela, 20 rencontres “KissKiss Dating” sont planifiées dans toute la France d’ici à la fin de l’année et 200 “KissKiss Dating” sont déjà programmés pour 2019, toujours sur l’ensemble du territoire national. Ces rencontres permettront aux collaborateurs du groupe La Poste, à leurs clients et porteurs de projets de découvrir et de se former au financement participatif.
L’objectif est de favoriser le déploiement et le financement de projets locaux et comme le rappelle Christian Labita, directeur régional de la Banque Postale, le groupe La Poste bénéficie pour cela du plus important réseau de contacts en France. Rien que pour la Région Sud, il y a plus de 1100 points de contacts La Poste !

 

KissKissBankBank & Co c’est :
Plus d’un million de porteurs de projets et de contributeurs passionnés.
Pour plus de 30 000 projets lancés,
Et plus de 99 millions d’euros collectés.

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Economie numérique

[Avis d’Expert] #Emerging Valley : Le développement numérique de l’Afrique : une affaire d’innovation et d’agilité

A la veille de l’événement Emerging Valley (20 & 21 novembre à Marseille et Aix-en-Provence) qui vise à faire de la métropole Aix-Marseille, le nouveau hub du business et des start-up entre l’Europe et l’Afrique, et d’y attirer de nouvelles entreprises à fort potentiel de croissance, Julien Warlouzé , président de JWA Strategy, un cabinet de conseil en stratégie internationale, nous présente le potentiel de croissance dans le numérique du continent africain.

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Records d’éclosion et de levée de fonds des start-up, nouvelles technologies dépassant les standards occidentaux, l’Afrique présente un vaste potentiel de croissance dans le numérique, à condition d’être ingénieux et audacieux…

Des technologies disruptives qui ne suivent pas la courbe d’expérience occidentale
314, c’est le nombre de « tech hubs » que comptait le continent africain fin 2017. Alors qu’il n’en dénombrait que 120 l’année précédente, le Berceau de l’Humanité a vu fleurir de nouveaux écosystèmes pour soutenir la croissance de ses start-up technologiques[1]. Ces jeunes pousses africaines ont en effet battu des records en ce qui concerne les levées de fonds en 2018, dépassant en seulement un trimestre le total levé l’année précédente, soit environ 167 millions d’euros selon le cabinet d’étude africain WeeTracker[2].

A l’heure où encore 600 millions d’Africains ne sont pas directement reliés aux réseaux électriques nationaux, certains pays sont en avance sur l’Occident dans leurs habitudes technologiques. Au Kenya, plus de 70% des adultes utilisent M-Pesa, un système de paiement mobile à travers lequel transite environ 40% du PIB kenyan. Paradoxalement, le niveau de bancarisation ne dépasse pas les 40%. S’affranchissant du conservatisme des marchés traditionnels européens ou nord-américains, l’Afrique dispose d’un marché intérieur projeté à 2,5 milliards d’habitants d’ici 2050 et qui n’a pas peur des technologies disruptives. Haweya Mohamed, Directrice Générale d’Afrobytes, explique d’ailleurs que l’on « ne peut pas parler de technologies en Afrique sans penser à la Blockchain ou encore aux crypto-monnaies qui agissent sur l’ensemble des domaines : e-commerce, services, énergie, construction etc… »[3].
Autre indicateur prouvant l’évolution de l’écosystème africain : la présence des géants technologiques de plus en plus marquée sur le continent. IBM a ainsi mis « une plateforme cloud à disposition des entrepreneurs pour leur permettre de développer des applications sous des plateformes d’IBM » précise le directeur d’IBM pour l’Afrique francophone[4]. C’est aussi le cas d’Orange, qui investit 1 milliard d’euros par an pour construire des universités et des incubateurs en Afrique francophone.
Non seulement beaucoup reste à faire pour démocratiser les télécommunications sur tout le continent, mais les autres mastodontes de la tech n’y sont pas encore très présents, laissant plus de marge de manœuvre aux entreprises françaises qui jouissent par ailleurs de la proximité qu’offre la francophonie par rapport à leurs concurrents américains et asiatiques.

Une concentration des investissements à l’origine de fortes disparités régionales
Cependant, comme souvent, le progrès et le développement technologique se propage inégalement parmi les régions. Ainsi, en 2017 le Kenya, l’Afrique du Sud et le Nigeria ont reçu 76% des fonds investis, principalement soutenus par des grandes firmes américaines qui souhaitent garder un œil sur l’évolution de ce marché. Concernant les infrastructures de support, cinq pays (Kenya, Maroc, Nigeria, Afrique du Sud et l’Egypte) se partagent la moitié des tech hubs du continent, ne permettant pas une diffusion égale des avancées technologiques[5]. En termes de croissance cela se traduit par de grandes disparités régionales, la croissance en Afrique de l’Ouest n’excédant pas 0,4% quand elle dépasse les 5% en Afrique de l’Est[6].
Dans un rapport diffusé en 2017, la Banque Africaine de Développement (BAD) dénombrait plus de 500 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté sur le continent, autrement dit vivant avec moins de 2,2 dollars par jour[7].

Connaissance du marché local et ingéniosité : les 2 critères gagnants pour toucher la « base de la pyramide »
L’Afrique se caractérise aussi par des entrepreneurs qui n’ont pas froid aux yeux. Selon Les Echos « seulement 24% d’entre eux disent que la peur les empêche de se lancer », à titre de comparaison, ce pourcentage atteint 58% en Italie et 61% en Grèce. De même, le contexte africain oblige les entreprises à être particulièrement innovantes si elles veulent capter la plus grosse part du marché, à savoir « la base de la pyramide »[8].
Face aux défis que présentent le manque de moyens financiers, l’accès à l’électricité ou à l’eau potable, les entreprises locales doivent redoubler d’ingéniosité pour proposer des services dignes des grandes entreprises occidentales. Pour ce faire, les entrepreneurs du continent peuvent s’inspirer des success stories telles que Jumia, la marketplace #1 dans une vingtaine de pays africains, et surnommée « l’Amazon africain »[9]. Autre start-up dans l’e-commerce, Afrimarket a levé plus de 10 millions d’euros fin 2016 pour développer sa plateforme de e-commerce et proposer un service de livraison efficace, y compris dans les régions les plus éloignées. Comprenant parfaitement le contexte local et ayant accès aux partenaires nécessaires sur le continent, ces start-up ont un temps d’avance sur les géants des pays du Nord pour capter la « base de la pyramide », où les business model classiques des GAFA ne peuvent être répliqués à l’identique[10].
Aussi, il est utile de rappeler que seulement 40%[11] de la population africaine vit en région urbaine. Ce qui signifie que la majorité des clients potentiels se situe dans des régions plus difficiles d’accès, et dont les besoins diffèrent grandement par rapport aux marchés traditionnellement visés par les entreprises françaises. Une fois encore, la réponse à ce type de challenge viendra par l’intégration des communautés locales au cœur du projet pour toucher un maximum de cette population rurale. L’entreprise sans but lucratif Solar Sister, qui opère au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie propose un modèle innovant qui maximise efficacement la distribution de son service dans le « last mile »[12]. Concrètement, en formant les femmes qui étaient jusque-là sans emploi aux techniques de vente et aux basiques de l’entreprenariat, ces dernières font le relais au sein de leurs communautés en vendant des appareils fonctionnant à l’énergie solaire. La diffusion du service en impliquant les communautés locales permet d’éviter d’avoir une attitude paternaliste dans les pays en développement, grâce à la connaissance des besoins locaux, et l’accès à un réseau de distribution performant et étendu.

Étendre les moyens de financements au continent
Au-delà de l’ingéniosité des modèles utilisés par les startups en Afrique et des levées de fonds en croissance, beaucoup d’entrepreneurs africains continuent de voir l’accès au financement comme la principale barrière de développement. D’une part, les VC et autres investisseurs sont inégalement répartis sur le continent, avec une forte présence de ces derniers en Afrique anglophone, mais moindre sur la côte Ouest de la région[13].
Un autre obstacle qui freine les startups africaines dans leur course au financement vient du manque de données produites par ces dernières[14]. Il est vrai que l’accès au financement est une des principales barrières au développement des startups, mais beaucoup de jeunes pousses ne prennent pas le temps de définir des indices de performances concrets à joindre à leur dossier lorsqu’elles s’adressent à des détenteurs de capital. Mesurer l’impact et fournir des preuves tangibles de performance sont essentielles si elles veulent attirer des fonds supplémentaires. Une fois ces KPIs identifiés, les entreprises ne doivent pas avoir peur de se faire accompagner par des experts pour constituer des dossiers solides et approcher les acteurs les plus à même de soutenir la croissance de la startup.
Pour que l’Afrique se dote d’un écosystème de startups compétitif sur le long-terme, chaque pays doit encourager et comprendre l’interdépendance entre le rôle du gouvernement, de l’industrie et le cercle universitaire pour promouvoir une innovation soutenue. Beaucoup de témoignages d’entrepreneurs africains mentionnent comme principales barrières à la croissance la difficulté d’accéder au financement, mais aussi l’accès à une main d’œuvre compétente et une fiscalité suffisamment souple pour laisser le temps à l’activité de se développer.

Julien Warlouzé , Président JWA Strategy  

Sources : 

[1] Missionnaire d’Afrique : « Le boom des hubs technologiques en Afrique » (24 août 2016)
[2] Stratégies : « Record des levées de fonds en Afrique » (6 juillet 2018)
[3] 1001 Startups : « #Africatech: Les startups vont-elles faire décoller l’Afrique ? » (24 mai 2018)
[4] IBM : « IBM lance le programme «Digital – Nation Africa» (8 février 2017)
[5] 1001 Startups : « #Africatech: Les startups vont-elles faire décoller l’Afrique ? » (24 mai 2018)
[6] Le Monde Afrique: « Oui le taux de pauvreté en Afrique recule, mais le nombre de pauvres augmente » (8 juin 2017
[7]   Le Monde Afrique: « Oui le taux de pauvreté en Afrique recule, mais le nombre de pauvres augmente » (8 juin 2017)
[8] Les Echos : « La machine Afrique est lancée » (28 novembre 2016)
[9] Le Point Afrique : « Jumia, l’Amazon africain » (15 mai 2014)
[10] Frenchweb.fr : « Afrimarket lève 10 millions d’euros » (5 septembre 2016)
[11] http://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2017/02/09/world-bank-report-improving-conditions-for-people-and-businesses-in-africas-cities-is-key-to-growth
[12] https://solarsister.org/
[13] « #Africatech: Les startups vont-elles faire décoller l’Afrique ? 
[14] https://www.agenceecofin.com/hebdop3/0106-57427-start-up-en-afrique-au-dela-des-paillettes-les-difficultes

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