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Les pôles Safe et Optitec emmènent dix entreprises au salon Eurosatory

Eurosatory réunit pendant 5 jours au Parc des Expositions de Paris Nord Villepinte tous les acteurs impliqués dans la Défense et la Sécurité terrestres et aéroterrestres.

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Safe Cluster et Optitec, deux des six pôles de compétitivité implantés en région Provence-Alpes côte d’Azur seront présents en force sur le prochain salon Eurosatory. Organisé tous les 2 ans en alternance avec le salon du Bourget, Eurosatory est le salon international de Défense et de Sécurité, il se tiendra cette année du 11 au 15 juin 2018 au Parc des Expositions de Paris Nord Villepinte. Tous les acteurs impliqués dans la Défense et la Sécurité terrestres et aéroterrestres s’y retrouveront pour mettre en lumière leurs dernières innovations.

Le Pôle de compétitivité SAFE Cluster, qui emmène 8 entreprises, est positionné sur la filière industrielle de sécurité et anime un réseau de 450 acteurs (PME, ETI, Grandes entreprises, Centres de recherche et de formation, utilisateurs finaux) répartis sur la France entière. Ses activités portent sur l’accompagnement à l’innovation, le développement de business, de partenariats technologiques, basés sur une bonne connaissance des usages et des besoins grâce à une grande proximité des utilisateurs finaux (sécurité intérieure, sécurité privée, opérateurs d’infrastructures critiques, Défense).
Optitec est de son côté un cluster photonique reconnu et moteur de la filière photonique du sud de la France. A Eurosatory, il accompagne deux entreprises, TDM, une entreprise de Mérignac (33) etcelle de Toulon, EPCOTS. Identifié comme « Key Enabling Technologies » par la Commission Européenne, le marché mondial de la photonique connait une croissance de 10 % par an, tirée par de larges secteurs applicatifs. C’est un domaine où les innovations et les ruptures technologiques (lasers, fibres optiques, imageurs, diodes électroluminescentes, optique adaptative) font l’objet d’applications très diversifiées (télécoms, vision, imagerie, instrumentation, cryptographie), touchant aussi bien à l’énergie (photovoltaïque, éclairage, ITER), l’environnement (capteurs, tri sélectif, épuration), la santé (imagerie médicale, thérapie), la sécurité, les transports ou le spatial. L’action du pôle et sa visibilité européenne doivent permettre aux entreprises du territoire de maximiser leur accès à ces marchés européens et internationaux.

Au total, les deux pôles emmènent 10 entreprises (8 Safe et 2 Optitec, dont 7 régionales) qui seront réunies sur un pavillon de 116m² au coeur du Hall 5B :

ASSYSTEM TECHNOLOGIES | Paris
Groupe international spécialisé dans les services d’ingénierie, l’assurance qualité et le conseil; construit et améliore en continue son offre de services et de solutions pour répondre aux défis et aux exigences de ses clients défense et sécurité – grands industriels, intégrateurs et équipementiers.

EPCOTS | Toulon
Développeur et fabricant de solutions durcies (tablettes tactiles, écrans, consoles, panel PC, baies…).

GEOMATYS | Arles
Éditeur de logiciel spécialisé dans le traitement de données géospatiales. L’expertise en géotraitement leur a permis de développer une suite logicielle interopérable, respectant les standards OGC. Elle inclut un serveur géospatiale hébergé en local ou sur le cloud, ainsi qu’un kit de développement.
Geomatys réalise également des développements à façon dans les domaines de la défense et de la gestion des risques.

IRTS| Toulon
PME innovante évoluant depuis plus de 20 ans sur le marché de l’électronique professionnelle, dont l’expertise technologique et le savoir-faire industriel permettent de maîtriser les phases de développement d’une offre produit depuis l’étude et la conception, jusqu’à la fabrication, la commercialisation et le support de systèmes électroniques embarqués et de solutions de visualisation renforcées.

KONTRON | Toulon
Leader mondial du marché de l’informatique embarquée et de l’Internet des Objets (IoT). Au sein du groupe de haute technologie S&T, Kontron propose un large portefeuille de matériel, de middleware, de services de haute qualité et d’ordinateurs embarqués pour l’industrie 4.0, de la défense/aéronautique, du transport, du médical et de l’IoT.

NEXVISION | Marseille
Nexvision est un bureau d’études optroniques spécialisé dans les systèmes électroniques embarqués, notamment dans la conception de systèmes de vision complexes. En parallèle de son activité de bureau d’études, Nexvision sort une gamme de produits destinée au “situational awareness” (capacité à comprendre son environnement quelles que soient les conditions). Deux nouveaux produits seront ainsi lancés sur le salon : digitowl, une monoculaire digitale de vision de nuit (nuit 5 OTAN) pour les forces spéciales et Panomix, un système de vision panoramique 360° très haute résolution pour les navires de guerre.

SOPHIA ENGINEERING | Sophia Antipolis
SOPHIA ENGINEERING est depuis 2005, un lieu d’innovation entre la Recherche et l’Industrie, qui transforme les idées en réalité industrielle et propose un partenariat stratégique d’innovation.
L’indépendance, le business model, la culture managériale et les expertises reconnues de SOPHIA ENGINEERING développent la compétitivité de ses partenaires en apportant des solutions disruptives, personnalisées et sur-mesure.

TBC-France | Aix-en-Provence
TBC-France fournit aux entreprises de surveillance et aux services de sécurité des grandes sociétés publiques et privées des solutions de pointe en robotique de sécurité et en inspection du dessous des véhicules (UVSS).
TBC-France est le fabricant de JACK, un robot de sécurité autonome entièrement fabriqué en France qui combine intelligence artificielle embarquée, navigation intelligente et technologies évoluées pour patrouiller en toute autonomie de grands périmètres intérieurs et extérieurs, et procéder à des levées de doute rapides en cas d’alarmes.

TDM | Mérignac
TDM développe des systèmes électroniques embarqués dédiés à l’industrie Aéronautique, l’Aérospatiale et la défense avec comme spécialité la vidéo HD (H264 encoder/decoder, ARINC818, SDI-SMPTE, DVI, GIGEVISION, COAXPRESS…) et l’enregistrement ultrarapide de data et de vidéo.

UAVIA | Vitry sur Seine
UAVIA propose la première plateforme de robotique connectée pour l’industrie, “the Internet of drones”, extrêmement sécurisée, qui permet d’introduire la robotique (et drones) dans le métier des industriels, de manière simple et scalable pour différents usages temps ou temps différé pour l’apprentissage des données. Cette plateforme permet une approche totalement collaborative aussi bien dans le contrôle à distance des drones et robots que dans le partage et le traitement de données massives.
Les applications visées sont notamment la gestion de crise, la sûreté et la sécurité, la maintenance périodique et prédictive, la supervision d’actifs clés ou encore la cartographie 2D et 3D.

Pour toutes les entreprises régionales, Eurosatory est une excellente vitrine internationale. En quelques chiffres, Eurosatory c’est 167 000 m² de superficie, plus de 1500 exposants, 57000 visiteurs sur 5 jours et plus de 212 délégations officielles de 94 pays sont attendues pour aller à la rencontre des exposants. C’est la manifestation dédiée à la défense et la sécurité qui accueille le plus grand nombre de délégations officielles dans le monde.

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Sophia-Antipolis : Seconde levée de fonds pour Cintoo (1,5M€) qui veut prendre d’assaut les Etats-Unis

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C’est l’une des start-up technologiques les plus prometteuses de la technopole de Sophia-Antipolis. Une start-up fondée en 2013 par trois chercheurs du laboratoire I3S, Laboratoire d’Informatique, Signaux et Systèmes, commun au CNRS et à l’Université Nice Côté d’Azur, qui ont développé une plateforme appelée Cintoo Cloud permettant de visualiser et manipuler facilement depuis un smartphone ou une tablette des modèles 3D très lourds et volumineux générées par les scans laser et destinés au secteur de l’architecture, de l’engineering et de la construction. Le principe : surfer sur le BIM (Building Information Modeling) en permettant, via un “jumeau numérique”, de mieux gérer un bâtiment, qu’il soit déjà construit ou en projet. “On peut aujourd’hui faire un double digital d’un immeuble, d’une usine, d’un quartier, d’une ville” souligne Denis Thibaudin, co-fondateur et directeur général de Cintoo. La prouesse de Cintoo a été de réussir à compresser et décompresser les données, sans perte de précision ni de détails et de stocker le tout dans le Cloud. Cette numérisation multiplie les atouts : mesures en temps réel au fil de la conception, détection de potentielles erreurs entre les plans et la réalité, le plus en amont possible, d’où des délais raccourcis côté chantier, mais aussi, cette fois sur le volet exploitation, meilleure gestion du bâti et de ses fonctionnalités.

Première priorité : les Etats-Unis
Après une première levée de fonds de 1,8 million d’euros réalisée en décembre 2017, Cintoo vient d’en clôturer une seconde d’un montant de 1,5 million d’euros réalisée auprès des mêmes partenaires financiers – en l’occurrence Sofimac, Région Sud Investissement, Créazur et Sofipaca. Cette levée de fonds doit permettre d’accélérer la commercialisation de la plateforme Cintoo Cloud aux Etats-Unis où elle a reçu un bon accueil et où elle compte déjà des clients. Pour cela, la start-up azuréenne dispose d’une filiale à San Francisco (USA), là où le marché de la construction augmentée est le plus mature. ‘’L’Amérique du Nord reste notre priorité’’, confie Denis Thibaudin. Une priorité qui permettra d’asseoir son avance technologique et de devenir une référence.
En Europe, Cintoo est déjà très actif, notamment en Grande-Bretagne, la France étant un peu en retard à cause d’un marché un peu moins mature. Il lui reste à conquérir une autre cible, l’Asie, via quelques accroches prometteuses du côté de l’Australie ou de la Nouvelle-Zélande.

Deuxième priorité : enrichir la plateforme
Autre axe de travail :enrichir Cintoo Cloud en faisant appel à l’intelligence artificielle et au machine learning pour permettre à la plateforme de gérer les données issues de la capture de la réalité et qu’elle puisse reconnaître des objets et les classifier. ‘’Par exemple, sur un site industriel de plusieurs milliers de mètres carrés, l’IA pourra reconnaître un moteur de pompe, le géolocaliser et le classer”, explique le dirigeant. De plus à terme, le responsable du site pourra se connecter à d’autres bases de données pour avoir des renseignements techniques sur ce moteur, savoir qui envoyer pour effectuer la maintenance… Avec ces enrichissements, la plateforme qui visait à l’origine l’architecture, les bâtiments en construction ou rénovation va élargir sa zone d’intervention à l’industrie chimique, automobile, pétrolière.
La start-up vend sa solution en mode SaaS sous forme d’abonnement. Elle emploie une quinzaine de salariés à Sophia Antipolis et aux Etats-Unis et vise les 30 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici à 2021/22.

www.cintoo.com

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9e édition de Var Terre d’Innovation : les lauréats sont CIP Process, Boarding Var, Cor-e, Don, Rebird et L’Econome

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Pour cette 9ème édition du concours Var Terre d’Innovation organisée par TVT Innovation, en partenariat avec la Métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM) et EDF et soutenu par la French Tech Toulon Ruche Digitale, plus de 40 dossiers de candidature ont été enregistré pour les cinq prix mis en jeu. La remise de ces prix a eu lieu jeudi 25 avril au centre culturel Le Télégraphe de Toulon.
Ce concours qui a été lancé au début de l’année a pour objectif de promouvoir des créateurs d’entreprises aux projets innovants et de les aider via un financement à soutenir leur croissance sur le territoire varois.Les innovations s’adressent à toutes les catégories de population et relèvent des domaines suivants : social, culturel, touristique, agricole, lié à l’éducation, aux transports et déplacements, numérique, …etc. La priorité a toutefois été donnée aux projets intégrant les enjeux de développement durable, améliorant le service au(x) public(s), favorisant le développement économique, privilégiant le lien social, et valorisant les technologies numériques.
Cette année, six projets ont été récompensés avec deux ex-aequo dans la catégorie ‘’ projet innovant étudiant entrepreneur’’. En complément de ces prix et en fonction des besoins des projets lauréats, TVT proposera un accès privilégié aux services dédiés à l’accompagnement organisés autour d’outils et d’équipements spécifiques (espaces de coworking, programmes d’accompagnement, mise en relation avec des experts, …).

  • Prix du meilleur projet innovant (5.000 euros) : CIP Process, un projet porté par le toulonnais Frederick Bossaert et sa start-up CIP SysTems(Lezennes – Nord) dont lactivité est la conception et la distribution de systèmes de nettoyage par ultrasons. Au moyen de cette technologie, CIP SysTems propose aux industriels de l’agroalimentaire et du cosmétique des solutions pour le nettoyage des bandes de convoyeurs ainsi que des cuves dédiées au nettoyage des pièces et outils divers.
  • Prix du meilleur projet innovant de la métropole TPM (5.000 euros): Boarding Var (Ollioules) qui a conçu un accessoire complémentaire des casques de réalité virtuelle (VR) promettant de surmonter la « cybercinétose », le mal de réalité virtuelle. De nombreux utilisateurs de réalité virtuelle sont sujets aux nausées et aux vertiges. Cet accessoire apporte de discrets signaux lumineux à l’utilisateur lui permettant de synchroniser sa vue avec le sens de l’équilibre.
  • Prix du meilleur projet innovant smart home et smart city EDF (5.000 euros): Cor-e (Toulon) porté par Emeric De Vigan a pour objectif d’aider les professionnels, à travers sa plateforme, à la décision sur la prévision du prix de l’électricité sur les marchés de gros et de commercialiser cette solution en France et à l’international.
  • Prix du meilleur projet innovant étudiant entrepreneur (1.000 euros): Rebird de Théo Jordan et Loïc Beaubras qui a fait son entrée cette année dans l’e-sport. Rebird est une équipe professionnelle d’eSports composée de joueurs en situation de handicap. Leur but : sensibiliser à la cause du handicap tout en permettant aux joueurs de jouir de cette activité, favoriser l’égalité et accompagner les joueurs en situation de handicap. Ils sont présents sur les jeux axée e-sport : Fifa 19, Street Fighter V, Soul Calibur 6, …
  • Prix ex-aequo du meilleur projet innovant étudiant entrepreneur (1.000 euros) : La plateforme de dons en ligne Don porté par Guillaume Doux et Valentin Chrétien. Il s’agit d’un site web couplé à une application mobile à partir desquels un utilisateur peut donner à l’association caritative française de son choix de plusieurs façons: donner sans recevoir ou donner moyennant un reçu fiscal pour déduction d’impôt à hauteur de 60% ou des réductions d’enseignes partenaires.
  • Prix du meilleur projet innovant de l’innovation sociale de France Active Paca (500 euros): L’Econome (Belgentier) de Julie Hermet est une association qui a pour objet de lutter contre le gaspillage pour avoir un impact positif sur l’environnement et limiter la précarité alimentaire. L’équipe bénévole collecte les invendus des producteurs et maraîchers partenaires sur les marchés de Garéoult et de Solliès-Pont ou dans les magasins et les revalorise à travers une distribution publique, ou via des intermédiaires (Secours populaire et Secours catholique, associations caritatives, cuisines participatives, etc.). Une partie est également valorisé en confitures ou sirops, commercialisés en circuit court.

Depuis sa création en 2008, le concours Var Terre d’innovation a su révéler le potentiel d’innovation du département du Var avec près de 650 projets déposés dont 60 ont été récompensés.

Photo de Une © Ambre Mingaz/Var Matin

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Avec le BIM, le bâtiment entre dans l’ère numérique

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Avec les réglementations thermiques à répétition, mais aussi le développement du numérique, les métiers du BTP sont en constante évolution. La modélisation des données du bâtiment (BIM) est l’un des grands chantiers qui occupe actuellement les acteurs de la profession. La mise en place d’une maquette numérique pour tous les acteurs de la construction a pour vocation de faciliter le travail de chacun. Explication concrète par deux spécialistes de deux bureaux d’étude et illustration sur le nouveau centre d’affaires Alta Rocca à Aubagne.

Vincent Morfouace, BIM Manager Métarelief

Depuis le 1er avril 2016 et la transposition de la directive des marchés publics au droit français, les maîtres d’ouvrage public peuvent imposer le BIM (Building Information Modeling) dans leurs consultations. Certains pays le font depuis plusieurs années comme les Etats-Unis en 2008 ou l’Australie depuis 2015. Plusieurs pays européens, le Danemark et l’Angleterre le rendent dès à présent obligatoire tandis que d’autres comme l’Allemagne et l’Espagne comptent le faire en 2020. Il s’avère ainsi urgent d’anticiper cette transition en préparant les professionnels. « Ceux qui ne prennent pas le train vont rester sur le carreau. Les architectes, les bureaux d’études et les maîtres d’ouvrage doivent prendre le virage. C’est une lame de fonds qui déferle », estime Vincent Morfouace, BIM Manager, au sein de la société Métarelief, spécialisée dans l’ingénierie numérique au service du bâtiment et installée à l’Arbois.

Numériser des processus
Apparu dans les années 90 aux Etats-Unis dans la construction, le BIM est en fait une application des méthodes qui existent depuis vingt ans dans l’aéronautique et l’automobile. C’est un mouvement qui vise à numériser une grande partie des processus des industries de la construction. S’appuyant sur une même maquette numérique, les acteurs d’un même projet peuvent ainsi quantifier, concevoir, raffiner l’ouvrage à construire. Pour Bouygues, le recours au BIM s’avérait indispensable. Convaincu de la nécessitait de concevoir, construire, exploiter les ouvrages d’une manière plus fiable, plus rapide et moins chère, le groupe a engagé dès 2000 une profonde réflexion autour de l’idée du BIM. Aussi, ses réalisations s’appuyant sur cette technique sont significatives avec, entre autres, la Rocade L2. Les différentes phases du projet comprennent, notamment, la programmation, l’esquisse de l’environnement urbain, les études détaillées, les analyses techniques, les plans, les coûts et les plannings de la construction, la logistique de construction. C’est une nouvelle façon de travailler nécessitant un nouveau format informatique. La norme ISO 16736 dédiée à l’entreprise du BTP a été mise en place dès la fin 2014. En ce qui concerne le coût d’un projet, les avis sont mitigés. Le gain peut être de 3% en phase de conception et de réalisation et de 12 % en phase d’exploitation. Mais la rapidité sur un chantier, la fiabilité avec la superposition des maquettes et des métiers s’avèrent tangibles. « Dès la conception, peuvent être résolues les problématiques de la construction qui sont toujours plus complexes, hybrides, modulables et évolutives », confie Vincent Morfouace.

Une méthode de travail
L’ouvrage de construction est conçu par plusieurs entreprises. Il faut donc ressaisir les fichiers pour éviter d’en ressaisir la géométrie. L’objectif est en fait de permettre à chaque corps de métier de travailler, d’échanger des fichiers et notamment les divers bureaux d’étude. Le principe est d’utiliser la 3D pour représenter l’ensemble des informations utiles à la conception et à la construction d’un ouvrage et en stimuler les comportements, ce qui constitue une véritable révolution pour les cabinets d’architectes. « Mais, il leur manque de temps de formation et des logiciels », estime-t-il. La visualisation concrète des ouvrages futurs permise par la maquette numérique fournit une meilleure vision des tâches à accomplir et assure une bonne coordination entre les différents acteurs de l’entreprise. Véritable avatar attaché à l’ouvrage, la maquette numérique doit à terme être intégrée à 100% afin que tous les intervenants d’un projet puissent travailler sur la même maquette en temps réel. L’ultime étape consiste à faire travailler ensemble plusieurs entreprises en temps réel sur un même modèle numérique.  
« Au-delà de la maquette numérique, ce processus permet la conception en amont du projet et de voir comment il se met en œuvre », explique Christian Marchat, directeur régional du bureau d’études Arcadis. Cette immense base de données permet de prendre en compte l’environnement et de l’intégrer dans le cycle de vie du projet. La maquette 3D offre l’opportunité d’une intégration sur la maquette de contrôle et d’avoir un seul serveur toutes les données. L’enjeu majeur est d’obtenir la meilleure productivité sur la réalisation de la maquette. Plusieurs exemples ont étayé son propos à savoir le projet d’un bâtiment de l’IPC à Marseille ou celui d’une tour à Monaco avec 25 niveaux pour 130 appartements et 9 niveaux en sous-sol pour 130 places de parking. C’est un projet complexe et coûteux pour les professionnels. Les bénéficies sont nombreux, et celui tout d’abord d’éviter les erreurs, d’augmenter les profits, d’améliorer la collaboration avec les bureaux d’étude. L’objectif est également d’améliorer la connaissance technique du site, du quartier, de la ville. C’est en somme un produit évolutif et modifiable pour tous les acteurs concernés.

Optimisation des coûts
Ce sont tous ces aspects qui ont incité Bâti Services entreprise spécialisée dans le gros œuvre et située sur Athélia I à La Ciotat, à faire preuve d’audace en développant le chantier du centre d’affaires Alta Rocca à Aubagne via un BIM: « Nous avons eu recours à une architecte espagnole formée aux méthodes Autocad et 3D afin d’avoir une vision dynamique des possibilités », a souligné Patrick Baudy, son directeur général. Le centre d’affaires Alta Rocca, un projet mandaté par la SEM Façonéo, est le premier chantier expérimental élaboré en BIM par cette entreprise familiale avec autour de Patrick, ses fils Nicolas, conducteur de travaux, et Thomas, responsable des menuiseries extérieures et sa fille Laurine, responsable administrative. Ce projet conçu par l’architecte Franck Gracian représente 17 000 m2 de surface plancher et 30 000 m2 de SHON. Il comprend sept bâtiments dont un occupé par un hôtel Campanile B’n’B disposant de soixante-dix chambres, 2370 m2 de commerces et de services ainsi que 10 500 m2 de bureaux. « Ce sont quarante personnes qui travaillent en permanence sur ce chantier », a confié Nicolas Baudy. Toute l’équipe de cette PME a constaté à la fois le gain de temps appréciable sur le planning et l’optimisation des coûts perceptibles sur ce chantier.

Jean-Pierre Enaut

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