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La première Maison de l’Intelligence Artificielle en France ouvre à Sophia-Antipolis : Le rêve devient réalité !

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C’est un espace unique en France qui a été inauguré mardi 10 mars, une structure de moyens partagés vouée à rassembler et fédérer l’écosystème IA du territoire. Cette maison de l’IA implantée sur le campus de Sophia Antipolis vise à préparer la population des Alpes-Maritimes aux enjeux et défis qui découlent de l’IA, et leur permettre de comprendre les challenges qui attendent notre société en mutation.
Elle a été souhaité par le Conseil départemental des Alpes-Maritimes, aidé en cela par l’Université Côte d’Azur (UCA), la Communauté d’Agglomération Sophia-Antipolis (CASA) et la Chambre de Commerce et d’Industrie Nice Côte d’Azur (CCINCA). Tous ont décidé d’unir leurs forces afin de créer dans un ancien “bunker” du CNRS, la 1ère Maison de l’Intelligence Artificielle (MIA) dans le département des Alpes-Maritimes. Une réalisation qui s’inscrit dans la politique départementale du SMART Deal.

Une ambition commune : accompagner la révolution numérique pour le bénéfice de la société

La Maison de l’IA est avant tout une vision, l’ambition de porter une Intelligence Artificielle responsable et éthique pour le développement du territoire, où l’Humain est toujours au cœur des réflexions.
L’intelligence artificielle va constituer l’un des grands défis du 21ème siècle. C’est pourquoi, le Département des Alpes-Maritimes a établi avec ses partenaires des collaborations fortes pour une ambition commune : accompagner la révolution numérique pour le bénéfice de la société.
Ainsi les 4 partenaires de la MIA ont déjà lancé, le 18 novembre dernier, l’OTESIA, le 1er Observatoire des Impacts technologiques économiques et sociétaux de l’Intelligence Artificielle en France et en Europe. Ils ont également signé un partenariat unique au monde entre l’OTESIA et l’OBVIA, Observatoire International des Impacts sociétaux de l’Intelligence Artificielle et du Numérique de l’Université Laval, Québec, pour répondre aux défis internationaux autour de l’IA.
De plus, le territoire des Alpes-Maritimes a été officiellement labellisé Institut Interdisciplinaire d’Intelligence Artificielle par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en avril 2019. Le département intègre ainsi le réseau très restreint de l’intelligence artificielle en France, aux côtés des trois autres instituts 3IA, à Paris, Grenoble et Toulouse. Le 3IA réunit les acteurs majeurs de la recherche et du développement de l’IA, les entreprises et les collectivités locales. Il a pour objectif de travailler sur différents axes de recherche autour de l’IA, la médecine et la biologie numériques, l’IA bio-inspirée et les territoires intelligents et sécurisés. Véritable levier de développement pour le territoire, le label 3IA offre une visibilité nationale et internationale aux recherches et sera porteur d’emplois.

Charles Ange Ginésy, Président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, Président du Syndicat Mixte de la Maison de l’Intelligence Artificielle (S2MIA), a inauguré la Maison de l’Intelligence Artificielle (MIA), en présence de Marco Landi, Ancien président d’Apple, Président du comité d’experts du SMART Deal, de Jean Léonetti, Maire d’Antibes Juan-les-Pins, Président de la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis (CASA) et du Syndicat mixte de Sophia Antipolis (SYMISA), de Michel Rossi, Vice-président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes en charge du numérique, Maire de Roquefort-les-Pins, Vice-président de la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis, de Jean-Pierre Savarino, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) Nice Côte d’Azur, de Jeanick Brisswalter, Président d’Université Côte d’Azur (UCA), de Jean-Marc Gambaudo, Président de la ComUE UCA, Vice-président du projet IDEX, de Jean-Pierre Leleux, Sénateur, Maire honoraire de Grasse, d’Eric Pauget, Député, de Marc Daunis, Sénateur, et de nombreux autres élus.

La MIA, c’est 700 m² au service de la Recherche

La Maison de l’Intelligence Artificielle  regroupe tous les services nécessaires à un bon développement de la recherche. D’une superficie de 700 m², la MIA comprend trois principales zones :

  • Le showroom de 300 m²: cet espace d’exposition vise à informer, acculturer et guider les Maralpins dans la découverte de l’IA, ses impacts sur la vie courante, les modes de vie, l’environnement professionnel, l’évolution de l’éducation, du bien vieillir… Il met également en avant les innovations du territoire pour susciter l’intérêt des entreprises locales mais aussi pour attirer de nouveaux investisseurs.
  • Le training room : cet espace d’information et de formation est dédié à l’hébergement de colloques et de manifestations à thème sur l’IA. Il permet aussi de préparer et former les agents du public et les employés du privé au regard de la transformation des métiers.
  • Le Lab IA: cet espace de collaboration permet aux entreprises, startup, chercheurs et aux collectivités de s’unir pour travailler sur des projets communs.

Plusieurs entreprises du département ainsi que des chercheurs d’Université Côte d’Azur ont déjà répondu positivement pour présenter leurs recherches ou leurs solutions à la MIA. C’est le cas de la société SpooN qui sera chargé d’accueillir les visiteurs de la MIA avec son robot empathique, Spoony, ou bien PER CONSEIL et son agent virtuel Sophia capable de renseigner sur le Département des Alpes-Maritimes. KINAXIA présentera son démonstrateur Cityscan qui est un service en ligne de géodécision immobilière capable d’évaluer à 360 degrés n’importe quelle adresse en France métropolitaine grâce à plus de 70 indicateurs facilement compréhensibles. Il permet d’obtenir en quelques clics toutes les informations pertinentes sur l’environnement d’une adresse (immobilier, transports, éducation, qualité de vie, risques…). Il sera aussi question de vidéo surveillance avec le démonstrateur de la société ESI ou celui de VIDETICS qui est un système de vidéosurveillance avec anonymisation en temps réel sur vidéo.
De grands groupes seront également présents tels que Orange qui présentera un moteur de recherche contextuel dans les vidéos, IBM avec TJBot robot ou comment développer des applications d’IA simples à partir de modules disponibles sur le Cloud IBM : robot de détection et reconnaissance d’objets, de visage, d’émotions… citons enfin Amadeus et ses solutions d’IA pour l’industrie du voyage.

L’Intelligence Artificielle en chiffres

Dans le département des Alpes-Maritimes, l’IA représente :
25 000 emplois dans le numérique
2ème CA après le tourisme et avant la santé
1740 entreprises (industrie digitale et IA)
4,9 milliards d’euros de CA (télécoms, sécurité , véhicules connectés, e-learning, réalité virtuelle)
300 chercheurs spécialisés en IA sur le territoire
7 Masters spécialisés dans l’IA
Le 3IA Côte d’Azur est le 3IA avec le plus de chercheurs de niveau international (20% des chercheurs)
La Région Provence-Alpes Côte-d’Azur est la 2e région française en termes de densité d’emploi dans l’industrie digitale représentant 3,7% de l’emploi régional total avec 69 000 emplois

En France :
1,5 milliards d’euros sont consacrés au développement de l’écosystème de l’IA dans le cadre du plan Intelligence Artificielle lancé par le gouvernement en 2018
+ 5 300 chercheurs spécialisés sur l’IA
109 startups appartenant au domaine de l’IA
+ 140 datacenters
13 250 chercheurs travaillent sur des problématiques liées à l’IA

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[Vidéo] Stéphanie Ragu prend les rênes du cluster Medinsoft. Elle succède à André Jeannerot

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Co-fondatrice et présidente directrice générale de Lauralba Conseil, Stéphanie Ragu a été élu présidente de l’association du numérique Medinsoft à l’issue de son assemblée générale qui s’est tenue jeudi 18 juin à La Coque de Marseille. Elle succède ainsi à André Jeannerot, président historique et emblématique du cluster numérique depuis 2003.
Compte tenu des consignes Covid-19 à respecter, La Coque n’a accueilli qu’une quarantaine de personnes en présentiel, alors qu’une vingtaine d‘adhérents a suivi l’assemblée générale en visioconférence. Pour tous, cette AG revêtait un caractère particulier car cette passation de pouvoirs marquait un tournant dans la vie de l’association. Aujourd’hui jeune retraité, André Jeannerot a été l’un des fondateurs de Medinsoft qu’il a présidé pendant 16 ans. Aujourd’hui, il passe la main mais reste encore au sein de l’association, avec le titre de président d’honneur, pour accompagner les premiers pas de Stéphanie Ragu.

Le monde du numérique, Stéphanie Ragu le connaît bien ! Lauralba Conseil est une ESN (entreprise de services du numérique) spécialisée qui accompagne les entreprises de tous types dans l’évolution et la modernisation de leur système d’information. Le métier consiste notamment à mettre à la disposition des entreprises des experts dans les domaines de l’ingénierie des systèmes, des réseaux et des nouvelles technologies. L’ADN de Lauralba, c’est de capitaliser sur l’humain au côté de l’ingénierie ! Avoir des valeurs humaines fortes et une solide expérience en recrutement et en développement d’experts IT, pour accompagner ses clients. C’est cet ADN que Stéphanie Ragu souhaite insuffler au sein de Medinsoft.
‘’Je m’inscris dans la continuité de ce qui a été fait et bien fait ! souligne-t-elle. ‘’Je vais m’atteler à poursuivre le développement de Medinsoft ; élargir nos commissions, jouer la proximité avec nos adhérents…il faut que nos adhérents considèrent qu’il est important d’être chez Medinsoft pour la convivialité mais aussi pour le business.’’

[Vidéo]  Stéphanie Ragu évoque son ambition en prenant les rênes de l’association Medinsoft

Pour épauler la nouvelle présidente, le Bureau de l’association est composé en plus du président d’honneur, André Jeannerot, d’un vice-président, Kevin Polizzi, CEO de Jaguar Network, qui assurait jusque-là l’intérim de directeur général depuis le départ en septembre dernier de Stéphane Soto. Olivier Cazzulo (Netsystem) est représentant du Syntec Numérique et du MEDEF Sud tandis que Damien Particelli (Ogmyos) représente la CPME tout en assurant la fonction de trésorier, aidé en cela par Benedict Dammann (Cowork’in Aix). Pour être complet, Océane Phan Tan Luu (Avocate) a le poste de secrétaire générale et Delphine Bianchini (DBM Conseils) est son adjointe, Laurent Ammazini (Needeo) assure la communication et Alexandre Barthélémy (Vigimilia) est en charge de l’événementiel.

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‘’L’application Stop CoViD démystifiée’’ par des experts pluridisciplinaires et Cédric O : Synthèse d’une web conférence

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Telecom Valley, en collaboration avec Medinsoft, a réuni un panel d’experts pluridisciplinaires (technique, légal, sociétal, philosophique et international), et Cédric O, secrétaire d’Etat chargé du numérique, pour débattre et expliquer la raison d’être de l’application StopCoViD, lors d’une web conférence le 11 juin dernier.Celle-ci a permis de suivre un débat franc et transparent, et d’échanger à la suite pendant près d’une heure avec Cédric O, en fin de conférence.
Décriée avant même son lancement, l’application de suivi de contact développée pour lutter contre l’épidémie de CoViD-19 et livrée le 2 juin, continue de susciter de nombreux questionnements. Les associations Telecom Valley et Medinsoft se sont unies pour proposer au plus grand nombre, un éclairage factuel à 360° de l’application, grâce au regard croisé d’un panel de 5 intervenants experts dans leurs domaines : une juriste, un entrepreneur, un directeur de recherche, un député et une philosophe. Chacun selon son domaine de spécialité et d’activités à apporter son éclairage sur cette actualité brûlante.

Laurence Vanin (Philosophe et Directrice Chaire Smart City, Université Côte d’Azur) a ouvert le débat en présentant l’approche philosophique de StopCoViD, un aspect trop souvent absent dans les campagnes de présentation, qui reste néanmoins une des clés de réussite de l’application, car l’acceptation de cette solution numérique implique d’éduquer les citoyens pour percevoir le rôle et l’usage de l’application en tant que vecteur de confiance.

Pour Marina Teller (Directrice FabLex Université Côte d’Azur et Paris Sorbonne), Stop CoViD ne pose pas un problème de qualification juridique, mais politique au sens noble de la gouvernance et des responsabilités publiques, sur l’acceptation sociale et invite à une transformation du système juridique.

Le Député Jean-Michel Mis (Ass Nat et CNNum) a précisé que le vote d’un logiciel était une première dans l’hémicycle et que le débat démocratique a fait émerger l’idée d’un bien commun numérique qui ne peut se concevoir que si les individus regagnent une confiance mutuelle et partagée.

D’un point de vue technique, Vincent Roca (INRIA – équipe PRIVATICS) a évoqué un projet hors norme, ainsi que le protocole ROBERT qui définit la mécanique interne de StopCoViD. Il a insisté sur le fait que l’application ne fait pas usage de la géolocalisation du téléphone, seulement de la technologie Bluetooth. Propos étayés par Micha Benoliel (Coalition/Nodle), qui, depuis San Francisco où il a fondé ses sociétés, a partagé son expertise sur cette technologie et sa vision d’industriel de développement de systèmes, pour effectuer ce travail de suivi de contacts.

La parole a ainsi circulé avec liberté et des avis contrastés ont alimenté la réflexion, Jean Leonetti (maire d’Antibes Juan-les-Pins, président de la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis), médecin lui-même et ancien Ministre, a pu apporter ses éléments d’interprétation éclairants, au moment d’accueillir Cédric O, Secrétaire d’Etat Chargé du Numérique, qui s’est très ouvertement prêté au jeu des questions-réponses avec le public et a assuré une conclusion riche et engagée.
Dans cette session d’échange, le Secrétaire d’Etat a nuancé la question du timing décalé de l’application en indiquant que, bien que l’épidémie soit en décrue, elle a tout de même son utilité et son efficacité, notamment en cas de seconde vague ou dans les départements les plus touchés actuellement comme la Guyane ou Mayotte à ce jour, mais aussi l’Île de France pour sa densité démographique critique. Cédric O a souligné l’importance des enjeux liés à la souveraineté numérique française (notamment au niveau du développement et de l’hébergement de la solution), grâce à l’engagement de chercheurs et entreprises français, qui a permis une publication avant la plupart de nos voisins européens, tout en précisant qu’une solution 100% nationale était en route pour remplacer le “captcha Google”.

Pour ou contre StopCoViD, les participants ont quitté cette web-conférence éclairés par ces échanges de qualité. Suivi en France et à l’international, l’événement a suscité des retours louant la franchise et la transparence des différents intervenants. Ce thème, de l’avis de tous, ouvre des voies nouvelles et alternatives que seule une période aussi inédite pouvait faire naître. Les institutions et les usages sont définitivement impactés par cet exercice et c’est ce que Telecom Valley, en tant que leader du numérique sur la Côte d’Azur, associée à Medinsoft, souhaitait mettre en lumière.
Mission accomplie !

> Replay de la webconférence « La raison d’être : Stop CoViD » sur la chaîne YouTube de Telecom Valley.

 

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Des visières de protection conçues par SoFAB et les makers pour les hôpitaux de Cannes, Grasse, Antibes et Nice

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Lors des dix dernières semaines, durant la crise sanitaire, le SoFAB de Telecom Valley à Sophia Antipolis et le collectif des makers Visière Solidaire 06 ont conçu et produit des visières de protection “très haute visibilité” (qualité verre) pour les soignants hospitaliers azuréens. Ainsi rien qu’au mois de mai, une cinquantaine de ces visières ont été remises aux hôpitaux de Grasse, Cannes, Antibes et Nice. Sur l’ensemble du département des Alpes-Maritimes, ce sont plus de 15.000 visières de protection de tous types qui ont été fabriquées par la communauté des makers.

Protection des soignants contre le Covid-19

Face au Covid-19, les professionnels de santé sont en première ligne, notamment dans les hôpitaux où les différentes spécialités liées au traitement du virus et des autres pathologies mettant en contact direct le patient infecté avec le soignant, ont rapidement dû trouver des solutions de protection efficaces, pour venir en aide aux patients tout en se protégeant eux-mêmes.
‘’Dès le début de la crise du Covid-19, nous avons dû faire face à un manque d’équipements de protection individuelle pour nos soignants (masques, sur-blouses, lunettes de protection, etc.), raconte Laurence Dorne, Ingénieur Biomédical, Centre Hospitalier de Grasse. ‘’Des bénévoles nous ont offerts des visières réalisées par leurs soins à l’aide d’imprimantes 3D, mais elles n’étaient pas toujours parfaitement adaptées à nos besoins. Nous avons donc défini une liste de critères d’ergonomie et d’hygiène (confort, monture réglable, facilité de décontamination), de visibilité (très haute visibilité « qualité verre »), de solidité (au niveau de la feuille plastique) et de finition que nous avons transmis aux makers de Visière solidaire 06 et SoFAB. Mi-mai, SoFAB nous a livré une dizaine de visières que nos anesthésistes et réanimateurs, infirmiers, chirurgiens, dentistes, aides-soignants, des services des Urgences, des zones Covid-19 et de Pneumologie ont pu utiliser’’.
Et Laurence Dorne de poursuivre : ‘’L’utilisation de ces visières protège des projections sur les yeux (points d’entrée du virus Covid-19), mais aussi sur le masque. Ces écrans sont donc complémentaires du port de masque bien qu’il ne soit pas recommandé de les porter seuls’’.
Ces visières ‘’très haute visibilité’’ ont été possible grâce aux outils numériques de découpe laser qui produisent des modèles que les imprimantes 3D classiques utilisées par les makers ne permettaient pas, et à la capacité de SoFAB de pouvoir mettre à disposition des matières premières difficiles à trouver en cette période.

Une collaboration qu’il faut pérenniser

La pandémie a mis en évidence la capacité de l’impression 3D à apporter une réponse rapide et locale aux besoins. Ainsi d’autres protections d’urgence ont été produites : poignées de portes adaptées, valves de respirateur, valves pour adapter les masques Décathlon, écouvillons, distributeur de solution hydro alcoolique, etc. Cette situation d’urgence a permis de renforcer les liens entre les makers locaux et le FabLab sophipolitain, de mettre en lumière l’expertise commune développée, et d’entrevoir de nouvelles possibilités de collaborations entre les différents acteurs du territoire, avec SoFAB en position de facilitateur.
C’est le cas des professionnels de santé qui souhaitent poursuivre cette collaboration et c’est dans cette optique qu’une délégation des 4 hôpitaux azuréens, CHU Nice, CH Cannes, CH Antibes et CH Grasse, s’est rendue mercredi 3 juin à SoFAB, dans les locaux de l’école Polytech’ Nice Sophia, pour visiter la plateforme de prototypage et échanger avec les bénévoles et les makers de Visière solidaire 06 sur la continuité de cette coopération.  
‘’La collaboration avec la communauté des makers et SoFAB a permis de participer au plan de la reprise d’activité sur le volet chirurgical au sens large et de garantir la sécurité des opérations urgentes pendant la période de confinement Covid’’ souligne Frédéric Maranski, adjoint au directeur des moyens opérationnels au Centre Hospitalier de Cannes. ‘’Par ailleurs, l’intérêt de travailler avec des ingénieurs nous a permis d’aborder au travers d’expressions de besoins l’étude et la fabrication des outils qui seront nécessaires pour intégrer ce risque au quotidien dans le futur’’.
Maintenant que l’urgence est passée, il reste à pérenniser cette l’entraide et cette solidarité qui se sont spontanément mises en place durant la crise sanitaire.

www.sofab.tv
visieresolidaire.org,

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