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La French Fab, le label pour dynamiser l’industrie française

A l’instar de la French Tech, qui a permis de favoriser la croissance des start-up françaises à l’international, la French Fab devrait permettre de faire rayonner le savoir-faire industriel français à travers le monde.

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Il y a la French Tech et la French Touch, il y a désormais la French Fab ! Bruno Le Maire, le Ministre de l’Economie et des Finances, l’a officiellement lancé en octobre 2017, en lui donnant un seul cap : « C’est une industrie de l’innovation, une industrie 4.0, une industrie de matière grise. L’avenir de l’industrie française est dans l’industrie d’innovation haut de gamme. ».
Accessible à toute entreprise industrielle ou de service à l’industrie produisant en France, y compris les sociétés étrangères qui ont des sites de production en France, ce nouveau label vise à mettre en valeur, redynamiser et accélérer le développement de l’industrie tricolore en offrant une vitrine des savoir-faire industriels français.
Pour obtenir ce label, il faut adhérer à la charte de la French Fab, et ainsi s’engager à viser la croissance, la transition digitale, l’internationalisation, et à développer les compétences des salariés et « jouer collectif » sous le même étendard, un coq bleu en forme d’origami. Grâce au soutien de plusieurs acteurs, notamment la Banque publique d’investissement (Bpifrance) et les régions, les entreprises sont accompagnées pour former l’industrie du futur « à la française » et conquérir les marchés mondiaux.

Les ambitions de la French Fab
La French Fab nourrit notamment l’ambition d’accompagner les petites et moyennes entreprises (PME) pour les transformer en entreprises de taille intermédiaire (ETI). Soit des sociétés qui emploient entre 250 et 5.000 salariés et réalisent un chiffre d’affaires allant jusqu’à 1,5 milliard d’euros. Bruno Le Maire souhaite voir doubler le nombre d’entreprises accompagnées par la BPI. D’ici 2022, la banque devra accompagner 4.000 entreprises dans ses accélérateurs, avec un programme de 18 à 24 mois, par promotion. À terme, l’objectif est bien de rattraper le retard français à la matière : le pays ne compte que 5600 ETI, là où l’Allemagne en recense près du double.
Mais pour faire de ce label un succès et tenir le cap annoncé, il est nécessaire d’appréhender le contexte global et de faire évoluer l’environnement industriel en relevant 7 défis majeurs :
– La formation qui représente un enjeu capital pour le secteur industriel,
– La fiscalité qui doit favoriser l’investissement et l’innovation,
– Le coût du travail qui doit être allégé,
– Les filières industrielles qui doivent être développées pour soutenir l’avenir de l’industrie française,
– La réorientation de l’Europe en matière de concurrence,
– La culture industrielle qui doit être retrouvée en France,
– L’innovation qui doit être financée.
Pour relever ce dernier défi, Bruno Le Maire a réaffirmé sa volonté de sanctuariser le Crédit d’Impôt Recherche qui pourrait être simplifié pour en faciliter l’accès aux PME et TPE. Par ailleurs le Ministre de l’Economie et des Finances a évoqué la création d’un fonds pour l’innovation de rupture qui est opérationnel depuis le début de l’année. Ce fonds est doté de 10 milliards d’euros et produira 200 à 300 millions d’euros par an, qui pourront être investis dans des grands projets d’innovation de rupture.

Les atouts de la French Fab

Les accélérateurs de Bpifrance
Bpifrance est là pour transformer des PME en ETI et des ETI en champions mondiaux. Les accélérateurs de la Banque publique d’investissement proposent des programmes intégrés sur 2 ans et permettent de transformer les entreprises grâce aux nouvelles technologies : impression 3D, intelligence artificielle, robotique, digital, big data, etc. Les entreprises accompagnées innovent, entrent dans l’industrie du futur et attirent les jeunes vers les métiers de l’industrie tout en développant considérablement leur chiffre d’affaires et en s’exportant.
Bpifrance développe également des accélérateurs nationaux par filières industrielles. Un premier accélérateur « Ambition PME-ETI » dédié aux entreprises de l’aéronautique a été créé avec le Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales (Gifas). La première promotion de 60 entreprises a été lancée en septembre 2017 pour 18 mois. Un autre accélérateur dédié aux entreprises de la chimie vient d’être lancé début avril avec l’Union des industries chimiques (UIC). L’Accélérateur Chimie accueillera dès le deuxième semestre 2018 30 PME et ETI du secteur disposant d’un fort potentiel de croissance. D’autres accélérateurs sont prochainement attendus dans les grands secteurs industriels, comme l’automobile, la construction, l’agroalimentaire, le ferroviaire, la construction navale ou encore la santé.

Les régions développent leurs accélérateurs French Fab
À côté de ces accélérateurs nationaux, plusieurs régions ont lancé leurs propres accélérateurs, en collaboration avec Bpifrance. C’est le cas des régions Pays de la Loire et de la Nouvelle Aquitaine qui ont mis en place leur accélérateur en 2017. Ainsi la première promotion du programme d’accélération de 2 ans en Nouvelle Aquitaine compte 8 PME et 14 ETI depuis octobre 2017. Le programme devrait monter en puissance pour concerner à terme 70 entreprises par promotion.
La French Fab Auvergne-Rhône-Alpes a suivi en mars dernier et s’est dotée d’un plan de 120 millions d’euros. Dans la foulée, la Région Bretagne a lancé la Breizh Fab, un « plan industriel breton 2020 » doté de 4 millions d’euros. Celui-ci est destiné à agir comme un accélérateur régional. D’autres régions sont en cours de discussions avec Bpifrance pour lancer leurs accélérateurs.
Tout cela rend le directeur général de Bpifrance, Nicolas Dufourcq, très optimiste : « De même qu’on a réussi avec la French Tech à révéler à la fois un phénomène générationnel, une énergie et des talents, avec l’ombrelle de marque French Fab on peut révéler également la grande richesse de ce tissu industriel, donner envie aux gens de les accompagner, aux jeunes de rejoindre ces entreprises-là. »
Il ne reste à souhaiter à ce label, la même réussite que celle de la French Tech même si les ingrédients ne sont pas les mêmes pour les deux marques ! La marque French Tech se décline notamment en une mission rattachée à Bercy bénéficiant d’une équipe dédiée et de fonds propres, ce n’est pas le cas de la marque French Fab.

Qu’est-ce que la “Génération French Fab” ? Réponse en vidéo.

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[Etude] Croissance à deux chiffres pour le e-commerce en France qui devrait atteindre 100 milliards d’euros en 2019

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La FEVAD (Fédération du E-commerce et de la Vente à Distance) et KPMG viennent de rendre leur rapport sur l’état du e-commerce en France en 2018 et sans surprise, la tendance à la hausse constatée ces dernières années se poursuit avec un chiffre d’affaires de 92,6 milliards d’euros (+13,4 % en 2018 par rapport à 2017). Une performance qui s’explique notamment par une fréquence d’achat en augmentation de 20,7 %.
Le e-commerce devrait donc atteindre les 100 milliards d’euros cette année.
Selon Médiamétrie, 38,8 millions de Français ont effectué un achat en ligne au premier trimestre 2019 (87,5 % des internautes), soit 1,3 million d’acheteurs supplémentaires par rapport au premier trimestre 2018. Le rapport souligne que si le montant moyen d’une transaction est en baisse et s’élève à 61,5 euros, le nombre de transactions par acheteur ne cesse d’augmenter. Il s’agit donc d’un canal incontournable pour les marques.
Le commerce mobile est aussi un vecteur de croissance. Selon ce rapport, « les ventes réalisées sur terminaux mobiles en 2018 sont estimées à plus de 22 milliards par an, soit ¼ du total des ventes internet ». La part du M-commerce dans le chiffre d’affaires global des sites est désormais de 35 % contre 15 % en 2014.
Mais l’essor du e-commerce profite surtout aux géants du secteur. Sur les 180 000 sites marchands actifs recensés en France, ce sont ceux issus du secteur du tourisme qui tirent véritablement leur épingle du jeu, avec 19,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires générés en ligne en 2018. Ces derniers devancent très largement ceux des produits de grande consommation (6,7 milliards) et des produits culturels (4,1 milliards).
Près de la moitié de ces 180 000 sites marchands effectuent moins de 100 transactions par an et seulement 0,9 % des sites réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 10 millions d’euros par an. La FEVAD et KPMG mettent également en avant la domination des pure players, ces entreprises qui sont uniquement disponibles en ligne comme Amazon ou Cdiscount, et qui représentent 80 % du top 5 e-commerce français au premier trimestre 2019.
Les 5 sites e-commerce les plus visités en 2018

  1. Amazon
  2. Cdiscount
  3. Fnac
  4. Ventes Privées
  5. Oui SNCF

En revanche, des progrès sont encore possibles au niveau du taux de conversion à l’achat qui est « environ dix fois moins élevé que celui des magasins physiques. » La gestion de la relation client et de la fidélité sur internet n’est pas comparable avec une boutique physique.

Source : FEVAD

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Dossiers, expertises

[Infographie] L’Internet des objets de plus en plus pris en compte par les DSI dans leur feuille de route

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Les résultats d’une enquête* menée en France, en partenariat avec Mitel et Orange Business Services, auprès de la communauté Atout DSI font ressortir que les Directions des Systèmes d’Information (DSI) françaises inscrivent désormais l’Internet des objets (IoT) dans leur feuille de route sans pour autant engager des déploiements à grande échelle.
En 2019, 26% des directions générales et des directions des systèmes d’information interrogées considèrent l’IoT comme une priorité de développement. Tandis que 35% ont déclaré avoir « quelques projets » dans ce domaine. Des projets visent surtout à améliorer :
– la satisfaction client (pour 95% des répondants)
– la performance opérationnelle (94%)
– le travail des collaborateurs (87%)
– l’image de l’entreprise (85%)
Suivent surtout le cas dans l’IoT industriel, la possibilité d’obtenir de nouveaux revenus (65%) et de réduire les coûts (63%).
Ainsi, les DSI font des processus industriels et des opérations, les domaines d’application prioritaires de déploiement de capteurs et d’autres objets connectés.

IoT industriel et sécurité
84% des répondants pensent que l’IoT augmente la nécessité d’une collaboration entre les équipes IT et les directions métiers. Ils sont plus nombreux encore (90%) à estimer nécessaire de faire appel à des partenaires externes pour déployer et maintenir de tels projets.
Mais ces déploiements ne sont pas sans risque. 73% des DSI interrogés perçoivent l’IoT comme une nouvelle source de vulnérabilité des systèmes et réseaux. Une aubaine pour les fournisseurs de ce marché. Selon le cabinet IDC, les dépenses mondiales en matériels, logiciels, solutions de connectivité et services dédiés à l’IoT passeraient de 726 milliards de dollars en 2019 à 1 100 milliards de dollars en 2023. Or aujourd’hui, l’essentiel de la dépense émane des entreprises, plus du tiers des investissements provenant des secteurs de la production et des transports.

*L’enquête a été menée en partenariat avec Mitel et Orange Business Services auprès de 102 DSI de la communauté Atout DSI. Une communauté formée en France à l’initiative du spécialiste de la continuité d’activités Sungard AS.

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Dossiers, expertises

[Etude] Selon la cabinet américain Zscaler, 91,5 % des données IoT des entreprises ne sont pas protégées

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Zscaler, une société américaine de sécurité mondialement reconnue a analysé plusieurs millions de transactions de données IoT. Selon ce spécialiste, la grande majorité, 91,5 % d’entre elles ne sont pas chiffrées, tandis que 8,5 % seulement sont protégés par protocole SSL. En clair, les cyberattaquants peuvent s’en prendre aux fichiers des entreprises, les lire, les altérer et les modifier sans que l’opérateur ne s’en aperçoive.
Pour arriver à ce résultat, l’équipe de chercheurs a étudié un mois de trafic d’entreprise à travers le Cloud et le Web à la recherche d’empreintes numériques d’objets connectés. Elle a noté 56 millions de transactions de données IoT. Elle a réussi à identifier le type de dispositifs, les protocoles et les serveurs utilisés. Les experts ont pu générer une carte des trafics IoT et la fréquence des communications en entrée et en sortie.

Les terminaux de saisie génèrent 80 % du trafic observé
Au total, 1051 entreprises possèdent au moins des équipements IoT. Plus de la moitié (52 %) des 270 types de produits concernés sont des décodeurs TV connectés, suivis par les télévisions intelligentes, environ 17 %, les wearables, (8 %), les terminaux de saisie de données (8 %). Les imprimantes (7 %), les caméras IP et les téléphones (5 %), puis les équipements médicaux (1%) complètent ce tableau. Les destinations de communications les plus courantes sont l’Australie (57%), les États-Unis (37 %) et la République d’Irlande (2 %).
L’on pourrait se dire que les décodeurs TV ne correspondent pas aux critères industriels. Pourtant, ce ne sont pas ceux-là qui sont les plus vulnérables. En effet, Zscaler estime que les terminaux de saisie de données comme les appareils de picking génèrent 80 % du trafic observé.

Le problème du « Bring Your Own Device » concerne aussi l’IoT
Une partie des entreprises protègent leurs communications IoT. Environ 18 % d’entre elles utilisent en permanence le protocole SSL pour les objets connectés. Sur les 82 % restants, la moitié a déployé une procédure SSL pendant un temps et l’autre jamais. Le spécialiste de la cybersécurité a également découvert que les authentifications et mises à jour en HTTP texte plein sont courantes, tandis que les bases de données de virus connus ne contenaient pas les dernières trouvailles. Enfin, les mots de passe par défaut s’avéraient souvent trop faibles pour protéger les entreprises.
D’ailleurs, les chercheurs ont noté la corruption de certains objets par les malware IoT Mirai, Gafgyt, Rift, Bushido, Mushstik et Hakai. Zscaler prétend bloquer chaque trimestre plus de 6 000 transactions vulnérables.
Il faut dire que les entreprises utilisent ou laissent leurs employés connecter des produits grands publics à leurs réseaux. Les sociétés ne voient pas le problème, car les données ne sont pas stockées au sein de leurs infrastructures. Pourtant, le fait que la majorité des objets connectés appartiennent aux salariés est une cause non négligeable, selon Zscaler.

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