Bonjour, veuillez faire une sélection:

(*format pdf)

(** à défaut d'un CP en format pdf, vous pouvez nous envoyer les infos ici)

Vos infos

Suivez-nous

(Mais pas de trop près quand même...)

Dossiers, expertises

[#Doc] HySiLabs : La technologie qui pourrait débloquer l’usage de l’hydrogène

Le développement de la filière hydrogène est limité à ce jour par des problématiques de stockage et de transport. En développant une solution de production dans des conditions identiques à celle des carburants conventionnels, HySiLabs fait sauter des verrous…

Publié

le

Maintes fois primée, la société aixoise vient de finaliser un tour de table de 2 M€ auprès de différents partenaires. Sa valeur ajoutée est ailleurs … Le développement de sa filière hydrogène est limité à ce jour par des problématiques de stockage et de transport. En développant une solution de production dans des conditions identiques à celle des carburants conventionnels, HySiLabs fait sauter des verrous…

Énergie d’avenir ou chimère d’expert, l’atome le plus abondant de l’univers, le plus simple (il peut être produit à partir d’une grande variété de sources) et le plus léger du tableau de Mendeleïev, « fascine » depuis quelques années « et notamment en tant que vecteur énergétique d’avenir », a toujours défendu Pierre-Emmanuel Casanova, cofondateur avec Vincent Lôme d’HySiLabs. La société aixoise est à l’origine d’une technologie de production d’hydrogène, communément admise comme « de rupture » car elle permettrait de résoudre la problématique du transport et du stockage, deux sujets qui limitent aujourd’hui les développements de la filière (son utilisation à haute pression à température questionne. Extrêmement inflammable, il doit être stocké dans d’encombrants conteneurs pressurisés).
Pour comprendre les véritables apports de cette société qui à peine trois ans, il faut avoir en tête les points de blocage de cette énergie dont on dit qu’elle serait une excellente candidate pour la fourniture énergétique du futur.

96 % de l’hydrogène produit est industriel
La grande promesse de l’hydrogène est de pouvoir un jour s’insérer dans un système de production d’électricité d’origine renouvelable. À ce jour, 96 % des 60 millions de tonnes d’hydrogène produites chaque année dans le monde (soit autour de 2 % de la consommation mondiale d’énergie) sont produits à partir d’énergies fossiles (pétrole, gaz naturel et charbon) pour des raisons économiques (procédé de production le plus rentable).
L’industrie, qui l’utilise depuis une dizaine d’années, consomme 25 % de la production mondiale, essentiellement dans l’industrie chimique, le raffinage pétrolier ou le domaine spatial (l’hydrogène est notamment le carburant de lancement de la fusée Ariane depuis des décennies). L’industrie française en consomme pour sa part 900 000 tonnes par an ce qui la rend responsable à ce titre de 7,5 % des émissions françaises (selon l’Ademe).

Un rôle important dans le futur de l’énergie ?
La « fascination » dont l’hydrogène fait l’objet repose sur les espoirs qu’il porte en tant qu’éventuel substitut propre au pétrole mais aussi pour d’autres fonctions (à échéances bien moins lointaines) : comme moyen de stockage de l’énergie (notamment les surplus d’énergies renouvelables en vue de les réutiliser plus tard, ce qui n’est pas possible avec l’électricité), comme carburant pour permettre à des véhicules de rouler à l’électricité grâce à une pile à combustible.
La « mobilité hydrogène », ainsi est-elle nommée, paraît d’autant plus intéressante qu’un seul kg suffirait à assurer 100 km, et 3 minutes pour recharger. Or, c’est coûteux : 15 €/kg à ce jour (si les technologies sont prêtes pour être mises sur le marché, il faut passer à des échelles de production importantes pour les rendre compétitives).
Les industriels – à commencer par Alstom qui a signé en fin d’année dernière un contrat pour la fourniture d’ici à 2021 de 14 trains à l’hydrogène à l’autorité des transports du Land allemand de Basse-Saxe*-, soutiennent que ce gaz pourra être l’une des énergies propres du futur, à condition de décarboner complètement la chaîne de production. Par «décarboner », ils entendent ne plus produire par vaporeformage de gaz naturel (le cas actuellement) mais par électrolyse de l’eau à partir d’énergies renouvelables ou de vaporéformage de biométhane ou de gaz naturel associé à une technologie de captage et séquestration du CO2.

Train à hydrogène Alstom

Bus à hydrogène Van Hool

Bateau à hydrogène Energy Observer

 

 

 

 

 

Le prix à payer pour être une nation « Hydrogène »
Pour contribuer à l’élaboration du futur Plan national Hydrogène gouvernemental, l’Association française pour l’Hydrogène et les Piles à Combustible (AFHYPAC) et 13 acteurs industriels** fédérés au sein d’une « alliance hydrogène » ont présenté à l’occasion du salon HyVolution qui s’est tenu les 4 et 5 avril au Parc Floral de Paris, une étude prospective sur l’hydrogène décarboné dans laquelle il liste toutes les conditions pour que la France puisse compter parmi les nations « hydrogène » (décarbonné).
Et cela a un prix. Selon les auteurs, le déploiement d’une filière décarbonnée exigerait un investissement de 8 Md€ d’ici à 2028, soit 800 M€ par an pour développer les équipements, l’infrastructure, la mise à l’échelle des moyens de production et la R&D. Et surtout faire baisser les coûts de production. Ils réclament en outre un « cadre réglementaire stable, équitable et incitatif ». En contrepartie, ils se disent prêts à investir à hauteur de 1,5 Md€ en 2028 (contre 500 M€ actuellement).

Qu’apporte la technologie HySiLabs ?
« Notre technologie repose sur une réaction chimique brevetée qui permet de libérer à la demande en moins de 10 secondes une grande quantité d’hydrogène en mélangeant à pression atmosphérique et à température ambiante deux liquides facilement manipulables (hydrure de silicium et eau) dans un réacteur de conversion. Le gaz ne doit donc plus être stocké car il est généré au moment de sa consommation, ce qui permet de s’affranchir du transport », décrypte Pierre-Emmanuel Casanova, ingénieur comme son associé en biotechnologie, lui ayant complété son cursus par un master de management en Caroline du Nord (États-Unis). « Cette réserve d’hydrogène à l’état liquide permet d’imaginer une logistique de distribution facilement implémentable car similaire à celle des carburants d’aujourd’hui », poursuit-il.
Le premier apport de la technologie HySiLabs réside surtout dans la « révélation » d’une énergie, qui n’était pas identifiée comme telle : les hydrures de silicium, jusqu’alors utilisés comme coproduits dans l’industrie du silicone. Ce liquide transparent, inerte et très stable à température et pression ambiante, n’est de fait pas soumis aux réglementations sur le stockage et le transport de matières dangereuses. Et surtout, en produisant ce liquide à partir d’énergies renouvelables, cette solution s’inscrit dans la dynamique actuelle qui vise à remplacer les énergies fossiles.

Mobilité verte
Après avoir financé notamment avec ses prix les développements de sa technologie issue d’un transfert de la recherche publique via la SATT Sud-Est, HySiLabs a bouclé récemment un premier tour de table de 2 M€ auprès du Crédit Agricole Alpes Provence, de PACA Investissement, de R2V, d’InnoEnergy et de Bpifrance. Les fonds doivent alimenter la R&D, permettre de recruter (passer de 4 à huit salariés) et enrichir le portefeuille de brevets (objectif : déposer une dizaine de brevets). Á l’issue de ce tour de table, les deux associés restent majoritaires.
La start-up a déployé plusieurs démonstrateurs et est désormais en phase de pré-industrialisation (elle effectue des tests avec des acteurs de l’énergie, restés à la discrétion de l’entreprise).
Si les deux associés espèrent un jour pouvoir mettre à profit cette technologie au service d’une mobilité verte, ils visent des systèmes avec des besoins de puissances de l’ordre de la centaine de kilowatts : en supports de groupes électrogènes pour l’alimentation en puissance supérieure de sites isolés (montagnes, îles), pour des structures nécessitant une électricité très fiable (antennes relais, datacenters, hôpitaux), ou des flottes utilitaires (qui utilisent déjà des piles à combustible à hydrogène mais l’utilisation d’un électrolyseur, avec un apport d’énergie primaire ou du stockage haute pression, est encore nécessaire) etc.

Station service à hydrogène et véhicule roulant à l’hydrogène

Se positionner sur le marché de l’énergie nomade ou embarquée
« On se positionne sur les marchés de l’électroportativité à l’électromobilité avec une offre qui aura différentes puissances et autonomies. On se positionne là où la batterie n’est plus fiable quand on a besoin d’une puissance à des temps donnés. L’intérêt de l’hydrogène à ce niveau est qu’elle ne génère pas de maintenance, point faible des batteries, pas d’émissions et ne fait pas de bruit. On peut mettre le système à côté des habitations et l’utiliser en atmosphère confiné », précise le dirigeant, rappelant qu’il « vendra » des réacteurs et des services associés (pas du carburant !).
HySiLabs a opté, pour asseoir son développement, sur le codéveloppement avec des acteurs industriels par un système de licences ou de transfert de propriété intellectuelle, « ce qui permet de répondre parfaitement au besoin et de conserver la valeur ajoutée ».

Salut énergétique ?
Très abondante partout sur terre mais pas sous forme pure dans la nature, l’hydrogène n’est pas pour autant la réponse universelle à tous nos besoins. Ou du moins … pas tant que l’on ne sache pas capter les sources d’hydrogène naturel, comme on peut le faire avec un puits de pétrole, pose Pierre-Emmanuel Casanova.
De l’avis d’experts, l’hydrogène présenterait un CV imbattable dans le défi d’une économie « bas carbone ». Aussi parce qu’elle est le seul vecteur énergétique à pouvoir créer des « ponts » avec les énergies renouvelables, dont la production est par essence instable (le soleil ne brille pas toujours et le vent ne souffle pas tout le temps). Du coup, cette capacité à stocker toute l’énergie produite afin de la restituer au gré de la demande permet de comprendre pourquoi elle fascine autant…

— A.D —

* Dans le cas des trains à hydrogène : la pile à combustible fournit l’électricité au moteur par la combinaison de l’hydrogène, stocké dans des réservoirs placés sur le toit, à l’oxygène présent dans l’air. L’énergie provenant de la pile à combustible et qui n’est pas utilisée par la traction est stockée dans des batteries très puissantes lithium-ion, tout comme l’énergie cinétique de l’autorail pendant le freinage électrique.

** dont EDF, Engie, Total, Air liquide, Alstom, Michelin, SNCF, Hyundai, Toyota, CEA

 

Facebook Comments
Lire la suite
Commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Dossiers, expertises

[Etude] ‘’Entre craintes et opportunités’’, telle est la perception que les français ont de l’IA !

Publié

le

Le cabinet parisien Keley Consulting et l’institut YouGov France ont réalisé une étude publiée en septembre dernier sur la perception des Français sur l’intelligence artificielle. Ils se sont intéressés à des questions fondamentales telles que ; est-ce-que Les français pensent que l’IA améliorera leurs conditions de vie ? s’attendent-ils à un impact sur l’emploi, la santé ou encore la sécurité ? Et de façon plus générale, quelle place occupera l’IA dans leur quotidien ?
Le moins que l’on puisse dire, c’est que sur ce sujet, la perception des Français reste équivoque !

L’intelligence artificielle, entre crainte et inconnu ! 
En premier lieu, l’IA n’est pas un inconnu, 90% des sondés en ont déjà entendu parler. En revanche, en creusant un peu, il apparaît que 25% de ces personnes avouent ne pas savoir de quoi il s’agit !

Parmi ces répondants qui s’estiment moins informés, seuls 43% considèrent l’IA comme une opportunité pour la France, contre 71% des personnes ayant une meilleure compréhension. Seulement 32% des personnes peu informées pensent que l’IA améliorera leur condition de vie lors des 10 prochaines années, contre 59% des personnes ayant une connaissance plus poussée de l’IA.

La connaissance de l’IA traduit un clivage social assez net :
74% des CSP supérieures savent en quoi consiste l’IA, contre 63% pour les CSP populaires et 62% pour les inactifs.
Les étudiants sont 78% à comprendre ce qu’est l’IA et les travailleurs 70%, contre seulement 58% pour les sans-emploi.
Les Français n’ayant pas le baccalauréat sont 52% seulement à savoir en quoi consiste l’IA. Les titulaires du bac se considèrent informés à 66%, ceux qui ont fait des études supérieures à 75%.
Ces différences ont un fort impact sur l’optimisme ou le pessimisme ressenti par rapport à l’IA. Les inactifs, les sans emploi et les moins diplômés voient beaucoup moins les opportunités que peut offrir l’IA. Aussi, les plus diplômés sont 66% à considérer l’IA comme une opportunité pour la France, contre 56% des détenteurs du baccalauréat et 52% de ceux qui ne l’ont pas.

Le revenu universel plébiscité
Si l’intelligence artificielle est une menace pour certains emplois, elle peut aussi créer une richesse importante, ouvrant la porte au concept de revenu universel. Interrogés sur le sujet, près de 6 Français sur 10 (59%) se sont prononcés pour son utilité.
Les sans-emploi se sentent évidemment les plus concernés puisqu’ils sont 69% à juger que ce serait utile au plus grand nombre.

Une vision différentiée à propos des politiques publiques
La perception de l’impact de l’IA sur les services publics suit la même logique. Seuls 43% des moins diplômés pensent que l’IA peut améliorer le fonctionnement de l’administration, contre 57% des plus diplômés.

Lorsque l’on aborde la question des financements publics, les publics moins favorisés sont plus réticents à ce que l’État investisse dans l’IA. Les inactifs sont seulement 40% à juger l’augmentation des financements de l’État à destination de l’IA comme bénéfique, contre 50% des CSP supérieures. Les sans-emploi sont encore moins nombreux (39%), tout comme les moins diplômés (38% des non titulaires du baccalauréat Vs 49% des personnes ayant fait des études supérieures).

Des effets positifs sur la santé et la sécurité
L’IA est considérée comme une opportunité en matière de santé et de sécurité, et ce sans qu’il existe de disparités notables entre les catégories de population. Seul le niveau de connaissance de l’IA influence véritablement les résultats. 55% des Français jugent que l’IA peut améliorer la prévention et les soins apportés (65% pour ceux qui savent en quoi consiste l’IA, 41% pour ceux qui ne savent pas).
55% des répondants pensent que l’IA peut améliorer la lutte contre le terrorisme via l’utilisation des données disponibles (62% pour ceux qui savent en quoi consiste l’IA, 47% pour ceux qui ne savent pas). Sur ce thème aussi, les différentes catégories sociaux-professionnelles sont quasiment toutes majoritairement favorables à l’utilisation de l’IA pour lutter contre le terrorisme.

Conclusion de Benjamin Hannache, Directeur associé de Keley Consulting :
« Le résultat de l’étude ressemble à un résultat de présidentielle en France. Environ 1 français sur 2 (48%) déclare que l’IA va améliorer ses conditions de vie dans les prochaines années. On observe un clivage important, essentiellement lié au niveau d’information sur le sujet et au degré de sécurité économique.
Deux discours opposés semblent modeler les opinions : un discours publicitaire, vantant les mérites de produits « intelligents », quasi magiques : des automobiles, aux téléphones mobiles en passant par les systèmes d’alarmes…
Et, en face, un discours presque dystopique politiquement engagé, voir technophobe, qui met en avant des risques inédits : déshumanisation des relations, chômage de masse, voire cataclysme fatale à l’humanité. Pour les professionnels et les pouvoirs publics, la pédagogie doit être une priorité. »

A propos de l’étude
L’étude sur l’intelligence artificielle a été réalisée par le cabinet YouGov pour le compte de Keley Consulting. Il a interrogé 1058 personnes représentatives de la population française entre le 13 et le 16 juillet 2018.

Facebook Comments
Lire la suite

Avis d'Experts

[Expert] Ce qu’il faut savoir avant de s’engager dans la jungle des photocopieurs et des contrats de leasing

Publié

le

Les photocopieurs sont un poste budgétaire important dans les PME et les entreprises utilisatrices remontent très souvent les mêmes insatisfactions : loyer trop élevé, augmentation du prix des consommables, insatisfaction du service et engagement impossible à solder…
Première idée reçue : vous n’avez pas besoin d’attendre la fin de votre contrat pour le remettre en question et faire des économies !!!

 

LE LEASER
Les frais de dossier : ils ne sont pas demandés par tous les leasers, néanmoins vous pouvez demander de les faire retirer ou offrir.
L’assurance proposée par un leaser n’est absolument pas une obligation à partir du moment où vous avez déjà votre propre assurance professionnelle et que vous pouvez en justifier. Dans ce cas le loyer ne sera pas majoré.
Prorata temporis : vérifiez que le leaser ne vous fasse pas payer un loyer au prorata temporis. En effet, dans la plupart des cas, ce loyer n’est qu’un prétexte pour faire payer au client un loyer supplémentaire qui vient s’ajouter à ceux initialement prévus.

LE CONTRAT
Dénonciation d’un contrat : vous pouvez toujours résilier un contrat ou demander à ce qu’il ne reparte pas par tacite reconduction. Dans les deux cas, les loyers se règlent habituellement terme à échoir, les CGV précisent de faire un courrier 3 mois avant la dernière échéance. Il faut donc envoyer le courrier (en recommandé) 6 mois avant la fin du contrat, au moins trois mois avant le dernier loyer prélevé.
Astuce : adressez-le recommandé avec accusé de réception pour demander la non tacite reconduction le jour même de la signature du contrat pour ne pas oublier ;-).

LE FOURNISSEUR
Faites attention aux offres trop alléchantes et notamment, celles qui consistent à recevoir, un chèque de la part du fournisseur avec l’obligation de revoir le contrat bien avant son terme! En effet lors de la revue du contrat le loyer va augmenter mécaniquement pour rembourser le “crédit” du chèque.
Ne renouvelez pas votre matériel avant la fin du contrat sans raison valable (économies ou nouveau besoin technique). Il faut renouveler votre matériel uniquement à la fin du contrat quand sa valeur résiduelle est nulle. Personne ne fait de cadeau. le changement de matériel avant la fin du contrat entraîne indéniablement un coût.

Exemple d’offre et discours du vendeur.
Voici un exemple de proposition financière indélicate pour un système d’impression avec renouvellement de matériel au bout de 20 mois. (Les chiffres ont été arrondis pour une meilleur compréhension.)
Monsieur le client, je vous propose ce matériel pour 100€ par mois sur une durée de 5 ans (60 mois) et je vous verse un chèque de 2 000€ (de subvention publicitaire par exemple). Dans 20 mois, nous vous refaisons un chèque de 2 000€ en renouvelant l’opération.
A première vue, l’offre est intéressante mais lorsque vous réalisez le calcul et que vous vous projetez dans le temps (20 mois plus tard), vous découvrez le cadeau empoisonné. Pourquoi empoisonné? Le 21ème mois, le fournisseur remplace le matériel et vous fait un nouveau chèque de 2000€, malheureusement, votre loyer ne sera plus de 100€ par mois.
En effet, dans ce nouveau loyer il y aura le nouveau matériel, le nouveau chèque de 2000€, le coût de la nouvelle machine mais également et surtout, le solde des 40 mois restant du premier contrat qui n’est pas arrivé à terme. Soit : 4 000€.
Résultat de cette gymnastique commerciale : Votre nouveau loyer s’élèvera à 227€ par mois au lieu des 100€ du premier contrat. Et ainsi de suite au bout de 20 mois …
Si vous ne souhaitez pas voir vos factures s’envoler, vous serez obligé de resigner le même type de contrat tout simplement parce que dans le contrat initial, le fournisseur a incorporé le volume d’impressions habituel dans le loyer et ce pour une durée de 20 mois. Ce qui a pour effet, dans le cas où vous ne souhaitez pas renouveler votre matériel, d’autoriser le partenaire à facturer votre volume d’impression au prix fort.

Alors comment échapper à tout cela ?
N’acceptez pas un contrat avec renégociation obligatoire avant le terme.
N’acceptez pas de renouveler votre contrat de manière anticipée si le besoin ne se fait pas sentir.
Evitez les engagements de copies, en effet, il n’est pas nécessaire d’avoir un engagement pour avoir un coût d’impression bas. D’autre part, ne pas avoir d’engagement permettra également une résiliation anticipée éventuelle plus facile et moins coûteuse.
Attendez d’un partenaire fournisseur qu’il vous équipe d’un matériel correspondant à vos besoins.
Mettez en concurrence pour mieux comprendre les différences d’un fournisseur à un autre.

Le juste prix ?
Sur la base des pratiques observées chez les clients de Phoceos par leurs fournisseurs,  le cabinet d’expertise vous propose un calculateur simple qui vous permettra d’estimer le juste prix à payer de votre loyer en fonction de votre besoin et renégocier votre contrat !

Article signé par Joël Robic
Phoceos, Cabinet d’expertise et de conseil en SI pour les PME.
www.phoceos.fr

 

Facebook Comments
Lire la suite

Dossiers, expertises

La French Fab, le label pour dynamiser l’industrie française

A l’instar de la French Tech, qui a permis de favoriser la croissance des start-up françaises à l’international, la French Fab devrait permettre de faire rayonner le savoir-faire industriel français à travers le monde.

Publié

le

Il y a la French Tech et la French Touch, il y a désormais la French Fab ! Bruno Le Maire, le Ministre de l’Economie et des Finances, l’a officiellement lancé en octobre 2017, en lui donnant un seul cap : « C’est une industrie de l’innovation, une industrie 4.0, une industrie de matière grise. L’avenir de l’industrie française est dans l’industrie d’innovation haut de gamme. ».
Accessible à toute entreprise industrielle ou de service à l’industrie produisant en France, y compris les sociétés étrangères qui ont des sites de production en France, ce nouveau label vise à mettre en valeur, redynamiser et accélérer le développement de l’industrie tricolore en offrant une vitrine des savoir-faire industriels français.
Pour obtenir ce label, il faut adhérer à la charte de la French Fab, et ainsi s’engager à viser la croissance, la transition digitale, l’internationalisation, et à développer les compétences des salariés et « jouer collectif » sous le même étendard, un coq bleu en forme d’origami. Grâce au soutien de plusieurs acteurs, notamment la Banque publique d’investissement (Bpifrance) et les régions, les entreprises sont accompagnées pour former l’industrie du futur « à la française » et conquérir les marchés mondiaux.

Les ambitions de la French Fab
La French Fab nourrit notamment l’ambition d’accompagner les petites et moyennes entreprises (PME) pour les transformer en entreprises de taille intermédiaire (ETI). Soit des sociétés qui emploient entre 250 et 5.000 salariés et réalisent un chiffre d’affaires allant jusqu’à 1,5 milliard d’euros. Bruno Le Maire souhaite voir doubler le nombre d’entreprises accompagnées par la BPI. D’ici 2022, la banque devra accompagner 4.000 entreprises dans ses accélérateurs, avec un programme de 18 à 24 mois, par promotion. À terme, l’objectif est bien de rattraper le retard français à la matière : le pays ne compte que 5600 ETI, là où l’Allemagne en recense près du double.
Mais pour faire de ce label un succès et tenir le cap annoncé, il est nécessaire d’appréhender le contexte global et de faire évoluer l’environnement industriel en relevant 7 défis majeurs :
– La formation qui représente un enjeu capital pour le secteur industriel,
– La fiscalité qui doit favoriser l’investissement et l’innovation,
– Le coût du travail qui doit être allégé,
– Les filières industrielles qui doivent être développées pour soutenir l’avenir de l’industrie française,
– La réorientation de l’Europe en matière de concurrence,
– La culture industrielle qui doit être retrouvée en France,
– L’innovation qui doit être financée.
Pour relever ce dernier défi, Bruno Le Maire a réaffirmé sa volonté de sanctuariser le Crédit d’Impôt Recherche qui pourrait être simplifié pour en faciliter l’accès aux PME et TPE. Par ailleurs le Ministre de l’Economie et des Finances a évoqué la création d’un fonds pour l’innovation de rupture qui est opérationnel depuis le début de l’année. Ce fonds est doté de 10 milliards d’euros et produira 200 à 300 millions d’euros par an, qui pourront être investis dans des grands projets d’innovation de rupture.

Les atouts de la French Fab

Les accélérateurs de Bpifrance
Bpifrance est là pour transformer des PME en ETI et des ETI en champions mondiaux. Les accélérateurs de la Banque publique d’investissement proposent des programmes intégrés sur 2 ans et permettent de transformer les entreprises grâce aux nouvelles technologies : impression 3D, intelligence artificielle, robotique, digital, big data, etc. Les entreprises accompagnées innovent, entrent dans l’industrie du futur et attirent les jeunes vers les métiers de l’industrie tout en développant considérablement leur chiffre d’affaires et en s’exportant.
Bpifrance développe également des accélérateurs nationaux par filières industrielles. Un premier accélérateur « Ambition PME-ETI » dédié aux entreprises de l’aéronautique a été créé avec le Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales (Gifas). La première promotion de 60 entreprises a été lancée en septembre 2017 pour 18 mois. Un autre accélérateur dédié aux entreprises de la chimie vient d’être lancé début avril avec l’Union des industries chimiques (UIC). L’Accélérateur Chimie accueillera dès le deuxième semestre 2018 30 PME et ETI du secteur disposant d’un fort potentiel de croissance. D’autres accélérateurs sont prochainement attendus dans les grands secteurs industriels, comme l’automobile, la construction, l’agroalimentaire, le ferroviaire, la construction navale ou encore la santé.

Les régions développent leurs accélérateurs French Fab
À côté de ces accélérateurs nationaux, plusieurs régions ont lancé leurs propres accélérateurs, en collaboration avec Bpifrance. C’est le cas des régions Pays de la Loire et de la Nouvelle Aquitaine qui ont mis en place leur accélérateur en 2017. Ainsi la première promotion du programme d’accélération de 2 ans en Nouvelle Aquitaine compte 8 PME et 14 ETI depuis octobre 2017. Le programme devrait monter en puissance pour concerner à terme 70 entreprises par promotion.
La French Fab Auvergne-Rhône-Alpes a suivi en mars dernier et s’est dotée d’un plan de 120 millions d’euros. Dans la foulée, la Région Bretagne a lancé la Breizh Fab, un « plan industriel breton 2020 » doté de 4 millions d’euros. Celui-ci est destiné à agir comme un accélérateur régional. D’autres régions sont en cours de discussions avec Bpifrance pour lancer leurs accélérateurs.
Tout cela rend le directeur général de Bpifrance, Nicolas Dufourcq, très optimiste : « De même qu’on a réussi avec la French Tech à révéler à la fois un phénomène générationnel, une énergie et des talents, avec l’ombrelle de marque French Fab on peut révéler également la grande richesse de ce tissu industriel, donner envie aux gens de les accompagner, aux jeunes de rejoindre ces entreprises-là. »
Il ne reste à souhaiter à ce label, la même réussite que celle de la French Tech même si les ingrédients ne sont pas les mêmes pour les deux marques ! La marque French Tech se décline notamment en une mission rattachée à Bercy bénéficiant d’une équipe dédiée et de fonds propres, ce n’est pas le cas de la marque French Fab.

Qu’est-ce que la “Génération French Fab” ? Réponse en vidéo.

Facebook Comments
Lire la suite

Facebook

Trending

X
X