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Economie numérique

#Covid19 : L’État et la Région Sud établissent un plan de bataille de 1,4 Mds d’euros au profit de l’économie régionale

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La pandémie mondiale du virus Covid-19 représente un basculement historique majeur. Partout, elle engendre des conséquences sociales, financières et économiques sans précédent. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, Pierre Dartout, Préfet de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Préfet des Bouches-du-Rhône, et Renaud Muselier, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Président de Régions de France, ont organisé un front commun pour proposer aux entreprises un Plan d’urgence, de solidarité et de relance, à la hauteur de la crise historique que nous traversons.
Lundi 30 mars, les représentants économiques de la région et les trois grandes Métropoles de Provence-Alpes-Côte d’Azur se sont réunis autour du Préfet et du Président de la Région pour s’organiser et faire état de la situation économique régionale.
Ainsi au 26 mars, ce sont quelque 14 400 établissements de la région Sud qui ont recouru à l’activité partielle pour plus de 115 000 salariés.
‘Depuis 10 jours, l’activité économique et la consommation ont chuté de plus d’un tiers en France, du jamais vu en un temps si court. Les entreprises, notamment les TPE PME qui constituent le socle de l’économie régionale, sont touchées de plein fouet. Après seulement 10 jours, près de 98 % des entreprises se déclarent impactées’’ souligne Renaud Muselier, Président de la Région Sud, Président de Régions de France. ‘’L’urgence de la situation appelle à une prise de mesures exceptionnelles pour venir en aide aux soignants, aux entreprises, mais aussi à tous les secteurs directement touchés par cette crise. C’est pourquoi nous avons décidé de mettre en place ce Plan d’urgence et de solidarité de 227,5 M€, dont 70 M€ d’aides sont directement adressées aux entreprises régionales. La Région met en place une série de dispositifs aux critères assouplis pour répondre aux besoins de tous les secteurs’’.

Mise en place d’une cellule régionale de veille économique

Afin de suivre l’évolution de la situation économique de la région, de s’assurer de la mise en œuvre des mesures gouvernementales et de suivre leurs effets, Pierre Dartout a souhaité mettre en place une cellule régionale de veille économique qui associe la Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi, la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt, la Direction Régionale des Finances Publiques, Banque de France, CCI, CMAR, l’URSSAF, la Banque Publique d’Investissement.
En sus de cette cellule, le Préfet de région entretient des contacts réguliers avec les chambres de commerce, de métiers et d’agriculture, avec le patronat et certaines organisations syndicales mais aussi avec un certain nombre de filières de la pétrochimie, de l’aéronautique, du transport ou du BTP.
Les Régions viennent en soutien des mesures exceptionnelles mises en place avec leurs moyens et au regard de leurs compétences. Dans cette période de crise, l’Etat et les Régions de France font preuve de méthode, de solidarité et d’unité. C’est pourquoi la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a souhaité mettre en place un Plan d’urgence et de solidarité capable d’amortir le choc de cette crise et un Plan de relance et d’investissement pour rétablir l’économie régionale dès que possible.
‘’Après l’urgence, il faudra pouvoir accompagner la relance de notre économie en soutenant nos entreprises et leurs investissements. Il faut donc s’y engager. Face à cette situation, nous avons bâti un Plan global d’1,4 milliards d’euros pour relancer l’économie régionale dans les meilleurs délais. Nous pourrons nous appuyer sur nos partenaires, nos trois grandes Métropoles et nos territoires pour agir dans ce cadre’’ conclut Renaud Muselier.

Plan d’urgence, de solidarité́ de la Région Sud : 227,5 millions d’euros

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Région Sud lance un Plan d’urgence, de solidarité́ et de relance aux côtés de l’Etat pour accompagner les habitants du territoire à travers cette crise. Un Plan régional d’urgence et de solidarité́ pour Provence-Alpes-Côte d’Azur : 227,5 millions d’euros pour répondre immédiatement à la crise

1. L’urgence : Les soignants et les entreprises : 124 millions d’euros pour la 1ère ligne

  • Face à l’urgence et à la propagation du virus, la Région a engagé́ 12 M€ pour le personnel soignant.

✓ En effet, un dispositif exceptionnel de 8 M€ a été lancé pour que les 14 000 étudiants en santé (stagiaires paramédicaux, externes en santé) mobilisés en première ligne, puisse avoir droit à une prime de 200€ pendant toute la durée de la crise. Pour faciliter le déplacement des soignants, la
gratuité des transports régionaux a été mis en place à leur attention jusqu’à nouvel ordre.

✓ Depuis le 21 mars, un décret autorisant les collectivités à commander des masques a été publié. Dès sa parution, la Région a passé une commande de 4 millions de masques homologués, qui seront livrés la semaine du 30 mars, sous le contrôle d’un comité d’éthique Agence Régionale de Santé – Région.

  • 42 M€ de Fonds européens déjà sécurisés dans cette crise.
  • Le Plan d’urgence pour les entreprises représente quant à lui une enveloppe de 65 M€
    ✓ La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a décidé de participer au Plan de Solidarité́ National lancé par l’Etat à hauteur de 18 M€. L’apport global des Régions de France est de 250 M€ sur un total d’1 milliard d’euros. Ce plan est renouvelable dès le mois d’Avril selon l’évolution de la situation, et se décompose en 2 volets :
    • 1er volet : 1 500 euros pour les TPE et les indépendants
    • 2ème volet : 2 000 euros, avec une co-instruction Etat/Région des dossiers supérieurs
    ✓ 47 M€ en aides directes de la Région pour soutenir toutes les entreprises, pour déposer son dossier un guichet unique Région a été mis en place au 0 805 805 145, et par mail à l’adresse : guichetmonfinancement@maregionsud.fr. Pour plus d’informations, consultez le site
    ✓ Maintien des délais de paiement sous 21 jours sous réserve de l’impact du délai de transmission des pièces justificatives dû au télétravail.
    ✓ Suppression des pénalités de retard pour les entreprises touchées par la crise du COVID-19, dans le cadre des marchés passés avec la Région Sud.
  • Le Plan d’urgence pour le secteur de l’Agriculture représentera 5 M€
    ✓ 5 M€ spécialement sécurisés pour les entreprises agricoles
    ✓ Mise en place de simplification des règlements pour maintenir le paiement de toutes les aides FEADER.

2. La solidarité économique et sociale : « Ne laisser personne sur le bord du chemin » : 103,5 millions d’euros pour soutenir tous les secteurs touchés

  • Ouverture des 2 CREPS d’Aix-en-Provence et Boulouris pour accueillir les SDF – 190 places
  • Mise à disposition possible des internats aux soignants: déjà en place à Toulon dans le Lycée Rouvière.
  • Redistribution de 15 000 masques récupérés dans les lycées de la Région aux réseaux de santé, dont les pharmacies voisines.
  • Mise en place d’une chaîne de solidarité en cours pour les bénévoles volontaires qui veulent s’engager.
  • Une enveloppe de 4,5 M€ dédiée à la jeunesse, l’enseignement supérieur et la recherche
    ✓ Une aide de 2 M€ pour le rapatriement pour tous nos étudiants régionaux en stage ou poursuivant leurs études à l’étranger, en partenariat avec les quatre universités de Provence- Alpes-Côte d’Azur.
    ✓ 2,5 M€ pour assurer le maintien et prolongation du financement des doctorants régionaux.
  • 5 M€ sanctuarisés et versés pour le monde sportif,malgré les annulations. Les subventions votées seront maintenues.
  • Pour la Culture, une enveloppe globale de 35 M€
    ✓ 30 M€ sanctuarisés et versés malgré les annulations pour que les subventions votées soient maintenues.
    ✓ Et mise en place d’un Plan exceptionnel de 5 M€, pour que notre région
    reste terre de Culture
  • Accompagner les compagnies et artistes les plus fragiles.
    • Renforcer le soutien aux structures permanentes et festivals.
    • Renforcer nos aides à la diffusion artistique dans nos six départements.
    • Abonder les dispositif d’Etat dans les domaines des musiques, du livre, du cinéma ou des arts plastiques.
  • Pour les Transports, 21 M€ débloqués
    ✓ Plan de soutien pour les transporteurs de voyageurs et scolaires (77% des montants initialement
    prévus pour un service plein).
    ✓ Adaptation quotidienne du Plan régional de transports pour couvrir les besoins spécifiques des
    soignants et des salariés.
    ✓ Suspension des prélèvements en avril des paiements des Pass annuels pour les abonnés aux TER.

Plan de relance pour l’après-COVID en région Sud : 1,2 milliard d’euros d’investissements massifs

  • 88 M€ de soutien aux Maires et aux Intercommunalités pour démultiplier l’action des collectivités : 78 M€ déjà sanctuarisés et 10 M€ supplémentaires
    ✓ Soutien aux communes avec 25 M€ sanctuarisés et 10 M€ supplémentaires mobilisés pour un « FRAT COVID».
    ✓ Soutien aux projets des intercommunalités et des Métropoles: 53 M€ pour un « CRET COVID » (avec option de réévaluation des priorités nouvelles de chaque territoire).
  • Investir 50 M€ pour moderniser le service public d’éducation dans les Lycées
    ✓ Développement du numérique et amélioration des équipements et des infrastructures dans nos lycées.
  • Moderniser le service public de transport régional avec 762 M€ programmés
    ✓ Achat de trains, acquisition de cars, plan de modernisation des infrastructures (contrat de
    performance avec SNCF Réseau), tout aux normes COP d’avance (trains à batterie, amélioration des performances, cars électriques, GNV, hydrogène…).
  • 100 M€ investis par la Région pour contribuer au programme « Autoroute du quotidien »
    ✓ En cohérence avec notre convention « Autoroutes durables» avec Vinci, grand programme de travaux routiers pour le territoire, avec la participation de l’Etat, des Conseils Départementaux et
    des Métropoles.
  • Accompagner la relance des entreprises avec un objectif de relocalisation industrielle : 17 M€, à travers la création d’un fonds de participation stratégique post-COVID.
    • Relancer l’industrie touristique avec un dispositif dédié de 2,6 M€

    ✓ Plan de promotion, d’attractivité et de relance post-COVID.
    ✓ Restructuration de la demande internationale, européenne et française en partenariat avec Atout
    France, le Comité́ Régional de tourisme et les partenaires associés, en lien étroit avec les professionnels.
  • Plan d’investissement « Mieux vivre en Provence-Alpes-Côte d’Azur » (2022-2027) : 155,5 M€, en faveur de :
    ✓ La production des énergies renouvelables
    ✓ La rénovation énergétique des bâtiments et la transition énergétique de l’habitat ✓ La transition énergétique dans le cadre de la rénovation urbaine
  • Un engagement historique de 100 M€ pour la recherche et les conditions de travail des soignants au Contrat de Plan Etat-Région.
    ✓ Renforcer le soutien aux chercheurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
    ✓ Financement du SAMU régional et investissement dans des travaux ou des constructions pour améliorer les conditions de travail des soignants.
    ✓ Démultiplier les points locaux d’accès aux soins: objectif 150 maisons régionales de santé en 2023.

 

 

 

 

 

 

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Cluster, association

Syntec Numérique et Tech in France adressent 75 propositions au Gouvernement pour une relance du secteur numérique

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Les deux associations Syntec Numérique et Tech in France ont formulé conjointement 75 propositions dans le cadre d’une sollicitation de la Direction Générale des Entreprises (DGE), afin d’accompagner les travaux du Gouvernement et de l’administration sur le plan de relance de l’économie.
Le document remis réalise un diagnostic de l’impact de la crise sur les entreprises du secteur numérique, analyse les conditions de la relance de l’activité des entreprises de la filière, en détaillant les mesures sur lesquelles elle pourrait s’appuyer ; et présente des recommandations visant à accélérer la transformation numérique qui soutiendra la reprise économique.

L’écosystème numérique face à la crise : un secteur fortement impacté

En s’appuyant sur des enquêtes réalisées auprès de leurs entreprises adhérentes, les deux organisations professionnelles ont pu tirer les principaux enseignements de la crise quant à son impact sur les performances économiques et organisationnelles.
Le secteur a été fortement impacté par la crise par une réaction en chaîne, les clients des entreprises étant eux-mêmes touchés, et fait face à un recul indéniable de son activité. Toutes les entreprises, mêmes celles s’appuyant sur un modèle économique de revenus récurrents, font face à un gel ou report des nouveaux projets : 75% des entreprises du secteur considèrent que leur pérennité serait en jeu si l’économie ne retrouvait pas son rythme d’avant-crise d’ici 6 mois. Les entreprises du numérique ont dû, comme dans de nombreux secteurs, adapter leur activité avec la mise en place du télétravail (99% des entreprises y ont recours) ou de l’activité partielle (71% des entreprises ont utilisé le dispositif) impliquant une réorganisation du travail quotidien et le déploiement de nouveaux outils.

Les mesures clés pour une relance active et rapide du secteur numérique

Syntec Numérique et Tech in France saluent l’action des pouvoirs publics qui ont su réagir rapidement par la mise en place de dispositifs facilitant la poursuite d’activité et par le déploiement d’un plan d’urgence conséquent. Il convient désormais au vu du constat réalisé, de soutenir la reprise du secteur numérique, par des mesures de relance ciblées, notamment parce que les technologies numériques ont prouvé ces dernières semaines qu’elles sont au cœur de la capacité de continuité de l’économie française.
Les mesures formulées visent à :

  • soutenir le financement et la trésorerie des entreprises numériques :
  • assurer l’effectivité des prêts de trésorerie garantis par l’Etat-PGE en mettant en place des dispositifs facilitant l’instruction des demandes par les banques.
  • mettre en place des outils de financement gérés à 100% par BPI France, sans partenaires financiers, visant à soutenir les entreprises qui ont de bons fondamentaux technologiques et/ou business.
  • soutenir les entreprises innovantes par des mesures fiscales :
  • généraliser le remboursement anticipé du crédit d’impôt recherche pour toutes les créances de CIR (en report et arrivée à échéance), afin d’assurer aux entreprises du secteur numérique un souffle au niveau financier et sans risque budgétaire.
  • revenir sur ou suspendre la réforme du taux de majoration des dépenses de personnel d’une année dans le calcul du CIR afin de réaliser un effet de levier auprès des entreprises et de limiter l’impact de la crise actuelle.

D’autres mesures d’ordre financier et fiscal sont proposées, telles que l’adaptation du statut de Jeune Entreprise Innovante (JEI), l’aménagement de la fiscalité sur la production ou des règles fiscales liées à l’impôt sur les sociétés. En parallèle, Syntec Numérique et Tech in France proposent des dispositions relatives aux règles sociales, à la commande publique et à l’international, destinées à faciliter la relance de l’économie numérique, qui devraient être déployées à court terme. Les organisations professionnelles insistent sur la nécessité d’accompagner et soutenir le secteur numérique dans la relance post crise, afin qu’il puisse porter la reprise de l’ensemble de l’économie.

Accélérer la transformation digitale de l’ensemble de l’économie pour garantir sa résilience

Les entreprises du secteur numérique se sont pleinement mobilisées durant la crise, via la mise à disposition, l’adaptation ou le développement de produits et services, mis à contribution dans le cadre de la gestion de la crise. La crise a aussi révélé l’impréparation de notre société et de notre économie dans la capacité à mobiliser les outils numériques, s’expliquant par une digitalisation encore trop faible et des inégalités quant à l’accès aux outils numériques, notamment selon les territoires.
Au-delà de cette relance sectorielle, Syntec Numérique et Tech in France appellent donc à accélérer la transformation numérique de l’ensemble de l’économie, grâce à un plan d’investissement massif dans les technologies. Le numérique apparait en effet comme un atout sur lequel s’appuyer pour garantir la continuité de l’activité économique en cas de crise et comme un atout indispensable pour la reprise économique.
Des propositions sont faites par les deux organisations pour inciter et soutenir le développement de nouvelles pratiques et d’usages professionnels fondés sur le numérique (télétravail, outils numériques collaboratifs…). Il est par ailleurs indispensable et urgent d’accélérer la transformation numérique de l’administration et de l’Etat, d’adopter des dispositifs visant à favoriser la transition digitale des PME, d’encourager le renforcement de la cybersécurité des entreprises et d’accélérer l’innovation et l’adoption par les entreprises des nouvelles technologies. Surtout, le numérique peut être un élément de relance et de transformation de l’économie et de la société entière, que ce soit par exemple dans le secteur de l’éducation, de la santé ou encore de la distribution. Enfin, au-delà d’une économie agile, dynamique, compétitive, innovante et résiliente permise par le numérique, celui-ci doit être perçu comme un levier essentiel d’une société et d’une économie responsables et inclusives, les outils numériques devant notamment permettre d’accompagner la transition écologique des entreprises et devant faciliter l’inclusion de chacun, ce qui suppose au préalable de développer massivement l’acculturation et l’accès au numérique.

Syntec Numérique et Tech in France, en tant qu’organisations professionnelles du numérique engagées dans un dialogue constant avec les pouvoirs publics, estiment que la crise sanitaire aura été l’occasion de franchir une étape dans la numérisation des entreprises et de l’économie et qu’il est indispensable de conserver ces acquis en allant plus vite et plus loin dans la transformation numérique de la société.

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Economie numérique

La CPME Sud sort une enquête sur l’impact du Covid-19 sur les TPE/PME, les résultats sont alarmants

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La CPME Sud, première organisation interprofessionnelle de défense des TPE et PME, a mené́ une enquête sur l’impact de la crise du Covid-19 sur l’activité́ des entreprises de la Région. Réalisée en ligne auprès de 1450 chefs d’entreprise des 6 départements de la région (Var, Vaucluse, Bouches du Rhône, Hautes Alpes, Alpes de Haute Provence et Alpes Maritimes), tous secteurs d’activité confondus, cette enquête démontre le retentissement très lourd de la crise sanitaire sur l’activité́ des entreprises. Les résultats particulièrement inquiétants, incitent les responsables de la confédération à mener des actions de soutien aussi bien au plus haut niveau étatique pour l’aménagement législatif, que sur le plan opérationnel avec des mesures immédiatement applicables.

Chiffres clés

  • 6% des dirigeants interrogés constatent une baisse de leur chiffre d’affaires supérieure à 50%.
  • 65% des chefs d’entreprise évaluent cette baisse entre 50 et 70%
  • 61% des entrepreneurs craignent une faillite de leur entreprise après décision de la fermeture, soit plus d’un dirigeant sur deux.
  • 45% des entreprises disposent de seulement un mois de trésorerie pour couvrir les charges d’exploitation.
  • 46% des TPE-PME subissent des retards de paiement, soit une entreprise sur deux.

Concernant les dispositifs d’aides

  • 87% des entrepreneurs s’estiment bien informés sur les aides et les accompagnements dont ils peuvent bénéficier.
  • 59% ont déjà̀ fait une demande d’activité́ partielle,
  • 52% une demande de report des échéances fiscales et sociales
  • 38% ont demandé́ à bénéficier du prêt garanti par l’Etat (PGE)
  • 42% des TPE ont sollicité́ l’aide du fonds de solidarité.
  • 80% des dirigeants ont le sentiment d’avoir été́ épaulés par leur banquier

L’enquête souligne également que plus des trois quarts des entreprises (76%) déplorent le manque de soutien de leur assureur.

 

Pour accéder à l’enquête de la CPME Sud, cliquez sur l’image

 

Mesures d’accompagnement à la reprise de l’activité économique

La CPME Sud a été́ depuis le début de la crise aux côtés des entreprises afin de les aider à comprendre et à adopter les différents dispositifs mis en place. Grâce à la mobilisation de ses équipes territoriales en contact permanent avec les chefs d’entreprise et aux remontées d’informations qu’elle détenait, la CPME Sud a été à même d’intervenir au plus haut niveau de l’Etat, permettant aux responsables du gouvernement de réajuster, le cas échéant, certaines des mesures proposées.
Restant fortement mobilisées, les équipes de la confédération travaillent sur les nouvelles mesures à venir, notamment :

  • Permettre de décaler ou d’annuler tous les impôts. (A ce stade, les mesures fiscales exceptionnelles ne portent que sur les impôts directs).
  • Examiner la possibilité de transformer les reports en annulations de charges sociales
  • Inciter les préfets à accepter les demandes de dérogations d’ouverture de marchés de plein air
  • Améliorer l’accessibilité et la transparence des mécanismes de financement du Prêt Garanti par l’Etat (PGE) et du Fonds de solidarité (complexité des documents à fournir, coûts à prévoir, différés de remboursement…)
  • Elargir le report ou l’exonération ponctuelle de loyers commerciaux sans léser les bailleurs indépendants
  • Rendre possible pour les TPE/PME la mise en oeuvre du dispositif de prise – Instaurer un dispositif faisant en sorte de couvrir financièrement tout ou une partie des pertes d’exploitation des TPE-PME assurées pour ce risque 

La Box ‘’Protégeons nos salariés’’ : une action concrète pour une reprise imminente

Soucieuse d’être présente aux cotés des entreprises dans la période complexe de dé-confinement, la CPME Sud a souhaité accompagner les chefs d’entreprise et leurs salariés pour aborder le retour à l’activité le 11 mai prochain dans les conditions sanitaires optimales. Constatant que beaucoup d’entreprises se sont retrouvées contraintes de ralentir, voire de stopper leur activité par manque d’Equipement de Protection Individuelle (EPI), la CPME SUD a lancé une initiative régionale : la box « Protégeons nos salariés », pour permettre aux entrepreneurs et à leurs salariés à un retour à une activité sécurisée.
Cette initiative a été lancée et mise en place par la CPME Sud en partenariat avec l’entreprise adaptée Antilope. La box « Protégeons nos salariés » by CPME Sud est composée de 3 masques lavables (norme AFNOR), de 200 lingettes antiseptiques et d’1 flacon de gel hydro alcoolique 250 ml (tous les produits sont fabriqués en France).
La CPME Sud a également souhaité montrer son soutien auprès des professionnels de santé et les soutenir dans cette période. Ainsi, pour chaque Box vendue à prix coûtant (16€), la CPME Sud s’engage à reverser 1,50 € HT à Phoceo, le fonds de dotation des hôpitaux, dédié à la recherche et aux soignants pour le Covid-19. Cette initiative a séduit la CPME au niveau national qui a d’ores et déjà repris ce concept et l’a proposé à l’ensemble des confédérations du territoire.

Covid-19 et CPME Sud : Le jour d’après

En vue de résister à la crise économique qui se profile dans les semaines et les mois à venir, la CPME Sud s’associe naturellement aux réflexions menées autour du « Plan Marshall Covid-19 », pour sauver le tissu économique local et régional.
« Si incontestablement les mesures de ce plan Marshall relèvent d’un apport d’investissement de la part de l’Etat et des collectivités, la reprise passera inévitablement par un encouragement à la consommation locale et par un appel au sens citoyen. La contribution individuelle sera indispensable à la sauvegarde des entreprises du territoire ». souligne Alain Gargani, président de la CPME Sud.
Les résultats de cette réflexion ainsi que les premières propositions seront présentées prochainement au Gouvernement à travers le président de la CPME Nationale, François Asselin.

Photo de Une : Alain Gargani, président de la CPME Sud 

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Economie numérique

Région Sud : Création du Fonds ESS’OR d’1 M€ pour soutenir les structures de l’Économie Sociale et Solidaire

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Les Entreprises de l’Economie Sociale et Solidaire de la Région Sud sont frappées de plein fouet par la crise sanitaire. Or, à lui seul, il représente 7,1 % du PIB de la région et 165 000 emplois, dont 4 000 créés ces 5 dernières années, soit 30 % des créations nettes du territoire régional.
Ce fonds ESS’OR, doté d’1 M€ par la Région Sud, la Banque des Territoires et la Caisse d’Epargne CEPAC, est destiné à répondre aux besoins de ces structures de l’ESS ayant un très fort impact social et territorial, en mettant à leur disposition des prêts à taux zéro, sur 12 à 18 mois et dont le montant peut aller de 10 000€ à 100 000€. Ce nouveau financement doit permettre aux entreprises à impact social de conforter leur situation financière, en leur assurant le maintien des concours financiers des banques et de les appuyer dans la recherche d’autres financements pour la relance de leur activité.
Ce fonds, qui s’inscrit dans le Plan d’urgence, de solidarité et de relance de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur doté d’1,4 milliards d’euros, est complémentaire au fonds « COVID-Résistance ». Au cœur de ce Plan, ce sont près de 115 millions d’euros qui sont aujourd’hui mobilisés et disponibles pour répondre à l’urgence des entreprises.
Le Fonds ESS’OR est soutenu par la Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire (CRESS) et opéré par France Active, qui assurera le conseil, l’accompagnement et le financement des bénéficiaires dans le cadre du programme Relève Solidaire.
Les entreprises qui souhaitent adresser une demande de prêt peuvent prendre contact avec France active Provence-Alpes-Côte d’Azur (04 91 59 85 70 – accueil@franceactive-paca.org – http://www.esia.org/). Les premiers comités d’attribution des prêts sont prévus dans les 15 prochains jours avec un déblocage des fonds dès la fin du mois de mai.

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