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[Avis d’expert] Le Libre n’attire plus … l’Open source est devenu « trop » rentable … Attention danger !

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J’ai hésité à emprunter le titre « mais que reste-t-il au Libre ? » d’un podcast datant d’un an lors du rachat de GitHub par Microsoft. Pour rappel GitHub était une plateforme centralisée appartenant à une société privée GitHub Inc. mais fortement utilisée en tant que forge logicielle pour héberger le code de projets open source (car de bonne qualité et … gratuit pour les codes open source … #troll)
On peut déjà débuter l’éclaircissement là-dessus :
Les éditeurs de Logiciels Libres (ou les plateformes regroupant la communauté Libre) attirent les investissements des grosses multinationales. Outre GitHub, on peut citer l’autre rachat historique et récent de l’éditeur Red Hat par IBM.

Partie 1 : Le Libre n’attire plus

Outre que ce serait un bon sujet de sociologie, c’est un constat fréquent que je partage avec des confrères notamment impliqués dans l’associatif professionnel.
Ce constat est fait sur deux niveaux :

  • Le nombre faible de nouveaux adhérents aux associations régionales visant à regrouper les acteurs s’identifiant comme professionnels du Logiciel Libre (néanmoins plus de 400 entreprises adhérentes au CNLL). Depuis une dizaine d’année, il y a moins de militants professionnels du Libre – au sens se reconnaissant sous l’acronyme ENL (Entreprises du Numérique Libre, ex SSLL) – et plus d’utilisateurs/intégrateurs d’Open Source n’ayant parfois pas conscience de l’existence d’un cercle vertueux fragile dans le Libre.
  • L’attrait du monde professionnel reste limité sur les sujets transverses et fondateurs du « Logiciel Libre » (comprendre le cercle vertueux, les modèles économiques, la nécessité de payer le support éditeur d’un logiciel Libre notamment pour les éditeurs qui éditent uniquement en GPL leurs logiciels sans double licence, etc.) en comparaison de l’attrait sur des conférences techniques sur l’une des technologies Open Source du moment.

Pourquoi ?
Car le Libre a gagné, diront bizarrement ses détracteurs pour endormir l’écosystème. En effet – notamment dans le domaine du développement, de l’infrastructure et des serveurs web – il est de plus en plus rare de voir des technologies propriétaires en dehors de cas particuliers (écosystème Microsoft, VMWare, etc)
C’est une victoire technique de l’Open Source en tant que meilleure façon de développer des briques communes / structurelles / d’infrastructure.
Un fonctionnement communautaire pour bâtir les outils d’infrastructures est une garantie de qualité et de pérennité.
Autrement dit le Libre a fait émerger l’idée que la richesse d’un logiciel est en grande partie liée à la communauté de développeurs autour de ce logiciel.

Cette « victoire » technique est une illusion.
Ce modèle d’édition de logiciel est considéré comme « rentable » par les GAFAM eux-mêmes pour ce qui est des plateformes (d’où le fait de voir Microsoft devenir un contributeur important au noyau Linux dans l’optique notamment que Linux tourne parfaitement sur son offre de Cloud Azure ou Facebook libérer des outils initialement internes comme Cassandra), mais ce n’est pas du tout le cas quand on se rapproche en terme de cible de l’utilisateur final.
Plus on s’approche des « produits » sur lesquels on peut faire du business, ou où une concurrence existe, le modèle propriétaire (licence d’utilisation payante éventuellement avec un paiement à l’utilisation avec l’avènement du Cloud et du SAAS) refait surface et emprisonne l’utilisateur. 
Pour reprendre une citation connue, « Des briques ouvertes ne font pas un plan de maison librement accessible ».
Par ailleurs le constat amère et pragmatique d’éditeurs du Libre (fonctionnant sur un modèle de service) est que le taux de souscription au support payant n’augmente pas autant que le nombre de téléchargement. Ce sujet avait été évoqué lors de la table ronde « Les modèles économiques du Logiciel Libre » lors du dernier Libday (cf dernière vidéo sur https://2018.libday.fr/media2018/).
Ceci pousse malheureusement beaucoup d’éditeurs Open Source à évoluer sur des modèles à double licence ou des modèles mixtes (montée de versions majeures ou accès aux formations uniquement pour les sociétés sous contrat de support, etc.) pour des raisons économiques et en cassant ainsi partiellement les valeurs et le cercle vertueux du Libre.

Parenthèse Focus Secteur Public
Dans le secteur public, rappelons le principe simple du Logiciel Libre et porté par des associations comme l’Addulact: « l’argent public ne doit payer qu’une fois le développement d’un logiciel ».
Une reformulation claire étant « Un logiciel libre est gratuit une fois qu’il est payé » tordant le cou à la notion de logiciel libre = gratuit.
Le secteur public français est plutôt un exemple en la matière depuis la directive Ayrault en 2012 et la publication du SILL (Socle Interministériel de Logiciels Libres) ou encore le RGIv2 donnant un cadre officiel pour l’administration côté formats de documents utilisables dans les échanges entre systèmes informatiques ou avec des services tiers.
Il y a ainsi un risque d’essoufflement des communautés du Libre du fait notamment de la montée du business de l’Open Source

Partie 2 : L’Open Source est devenu « trop » rentable … attention danger !

Comme les militants de Framasoft le répètent souvent, le Libre c’est donc l’Open Source + Valeurs éthiques et sociales.
Il y a actuellement (disponible jusqu’au 4/08) un reportage intéressant à voir sur Arte : « Internet ou la révolution du partage«
Ce reportage montre bien que la philosophie du Libre a largement dépassé la frontière du logiciel avec des initiatives comme l’OpenDATA, l’OpenHardware voire l’OpenScience et des outils comme OpenStreetmap, Wikipedia et bien d’autres.
En espérant que demain OpenSemence et OpenMedicament voient le jour (c’est d’ailleurs peut être le cas … cf https://www.opensourceseeds.org).
Sans être anarchiste ou anti-capitaliste, la logique rentière/spéculative et utilisation abusive des brevets et de la propriété intellectuelle (cf mon article de fin 2011est un réel non-sens sur les biens essentiels que sont les semences, les médicaments, et les logiciels.
Côté professionnel, le Libre est malheureusement masqué par l’Open Source et le lobbying/marketing des gros acteurs du propriétaire. Ils suivent le « Embrace, Extend, Extinguish ». Il n’y a plus un seul évènement même de communauté du Libre où une société comme Microsoft ne paye pas sa place dans une optique d’afficher une image Open Source.
À ce sujet, il est intéressant de voir la vidéo de Bryan Lunduke « Linux Sucks – Filmed live at Linux Fest NW – April 28, 2018« . Le Libre ou plus précisément l’Open Source est devenu source de profit pour quelques entités ce qui est plutôt contraire aux valeurs du Libre quand c’est dans l’excès (logique de la communauté / partage et décentralisation).
Le prix pour aller sur des conférences internationales parlant de logiciels libres est devenu fou … du fait du business derrière et les évènements purement communautaires type RMLL sont de moins en moins visibles (à l’exception du Fosdem fait encore exception).
Outre la raison liée aux fortes sommes investies par les Microsoft, Oracle, VMWare, Facebook et autre Adobe, par exemple pour acheter un siège à la Linux Foundation (500000 dollars) (et nécessairement avoir un impact et influence partisane), d’autres raisons plus techniques et structurelles (trop de choix/projets (windows manager, package manager)) empêchent le Libre d’arriver jusqu’au produit et poste utilisateur … chasse gardée et juteuse.
Le logiciel Libre est bien souvent emprisonné par l’appareil d’utilisation final et ses « add on ».

On revient au problème fondamental de l’écosystème du Libre : son manque de moyen pour le lobbying/marketing
Au niveau européen, le sujet du Libre avance heureusement comme en atteste la prochaine tenue de « European Commission conference dedicated to Open Source« .
Les professionnels ont réussi sur les dix dernières années à se structurer en associations régionales, elles-mêmes structurées en fédération nationale (CNLL pour la France) qui tâchent d’agir de concert avec leurs homologues au niveau européen.
Mais l’investissement financier pour assurer un lobbying correct n’arrive pas à être suffisamment soutenu par les membres de ces associations au regard de l’investissement fait par les sociétés fondamentalement propriétaires citées plus haut. 

Partie 3 : Que faire ?

La révolution du Libre a été de mettre l’utilisateur au centre du cercle vertueux.
Que la roadmap d’évolution d’un logiciel ne soit pas dictée par l’éditeur dans un but de profit mais par la communauté d’utilisateurs et de développeurs pour leurs besoins.
En peu comme pour les sujets liés à l’écologie, c’est bien le comportement de chaque utilisateur qui permettra de rectifier le tir pour que le Libre poursuive sa progression et ne s’arrête pas à l’infrastructure.
Au quotidien le sujet des formats, est la première bataille à mener. Quand on voit que certains organismes exigent un format .docx pour le dépôt de documents, on peut s’interroger quand on sait que ce format est toujours « en observation » dans le RGIv2 cité plus haut.
Il faut enseigner l’importance des formats informatiques et la nécessité de formats ouverts pour la réversibilité et la pérennité de votre vie informatique.
Il faut également enseigner aux plus jeunes qu’un service en ligne réellement gratuit est une utopie et que s’il est gratuit c’est que le produit final c’est votre utilisation (et vos données) … ou vos contributions.
Il faut enseigner la notion d’interopérabilité et pousser à diffuser cette notion voire l’imposer par la loi.
Il faut soutenir en agissant ou en aidant financièrement les associations comme l’AFUL ou l’APRIL ou encore la Quadrature du Net qui depuis plus de 15 ans se battent pour défendre le Libre et ses utilisateurs.
Il faut pousser les constructeurs d’ordinateurs à arrêter la vente liée et pouvoir choisir librement le système d’exploitation installé sur son ordinateur et enseigner cela à l’école.
Il faut encourager à contribuer sur des projets Libres que ce soit via une relecture de traduction, le report d’un bug ou autre sans avoir besoin de devenir développeur du kernel.
Il faut faire la promotion autour de vous de l’utilisation de Logiciels Libres et soutenir si vous le pouvez financièrement des plateformes comme Wikipedia ou des communautés comme Debian et OpenBSD.
Vous êtes un professionnel ? Vous vous posez la question d’utiliser une licence libre pour votre logiciel ? Venez rencontrer les membres de la Commission Logiciel libre de Medinsoft
Pour les intégrateurs, il faut pousser vos clients à prendre le support payant de l’éditeur de Logiciels Libres que vous utilisez.
Pour les agences web intégrant des CMS libres, veillez à respecter le principe de ne pas hacker le core du CMS empêchant votre client final de bénécifier des mises à jour de la communauté
Et j’oublie beaucoup d’autres actions possibles …
On retrouve finalement beaucoup des propositions poussées en 2015 par le CNLL :
Sur le Libday qui a lieu le 14 novembre prochain, nous veillons à accueillir des sponsors/speakers et partenaires apportant à la communauté du Libre (ce qui ne signifie pas que ces éditeurs ou intégrateurs n’ont pas le droit d’être à but lucratif et en vivre … mais ils partagent les valeurs du Libre et contribuent à son essor).

En conclusion :
Il appartient à l’utilisateur final (entreprise ou individu) qui est par essence le centre de gravité de l’écosystème du Logiciel Libre et de la communauté, de comprendre son intérêt à ne pas devenir le produit de la transformation numérique par une utilisation de produits fermés (potentiellement gratuits mais se rémunérant sur ses datas) et d’intégrer dans ses choix informatiques et d’éditeurs ces notions de Liberté.
Il appartient aussi aux utilisateurs et technophiles d’aller un peu plus loin dans la compréhension des outils Libres qu’ils utilisent et intégrer qu’un logiciel Libre n’est pas gratuit. Intégrer également et remonter dans leurs sociétés le sujet vital de l’interopérabilité et œuvrer au quotidien pour que les outils qu’ils utilisent – qu’ils soient installés sur leur poste ou dans le « Cloud » – leur permettent de récupérer quand ils le souhaitent et sous un format Libre leurs données.
Et enfin, venir sur les conférences peut-être moins techniques mais tout aussi importantes traitant des sujets de l’écosystème du Libre au sein de la journée de conférences du Libday !

Rédigé en mai 2019 par Sébastien Dubois – Responsable régional Alterway – Président de la Commission Logiciel Libre de Medinsoft

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[Avis d’Expert] De la transformation digitale à l’IA : le nouveau rôle du DSI par Kevin Polizzi

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Les DSI sont aujourd’hui confrontés à des transformations massives au cœur des entreprises. Ils ne sont plus perçus comme des avant-gardistes qui se font plaisir ni même les responsables d’une commodité comme les autres : eau, électricité, …. En effet, les GAFAM ont obligé toutes les structures à repenser leur modèle économique et les enjeux associés. La France affiche un réel retard face à ses compétiteurs et partenaires Européens en termes de digitalisation. Les DSI, perçus comme un centre de coût et mis sous tutelle du DAF post crise de 2008, ont en dix ans réussi la reconquête de leur poste au comité de direction et sont de plus en plus les premiers détenteurs des clés de l’accélération de la croissance.

Parce que les projets IT aux échéances incertaines ne sont plus adaptés à la demande des métiers, le DSI change et doit aujourd’hui être en mesure d’avancer sur plusieurs chantiers à la fois : après la transformation numérique, c’est l’IA qui va venir chatouiller les ambitions de ces nouveaux dirigeants.

Le Cloud : rouage essentiel dans la mécanique de l’entreprise

Réussir la transformation numérique est bien évidemment le premier enjeu et pour ce faire il est nécessaire de remettre à plat la relation entre informatique et métiers, afin que les nouvelles solutions soient développées main dans la main avec l’ensemble des collaborateurs impliqués. L’objectif est simple : sortir de la complexité entretenue par les afficionados de la technologie pour rentrer dans une nouvelle ère de simplicité au service de l’excellence opérationnelle. La « bulle » IT, savamment entretenue par certains est aujourd’hui complètement assaillie par les métiers en quêtes d’outils adaptés à la transformation de leurs métiers, sans oublier les multiples contraintes de certifications imposées par une Europe toujours première en termes de régulations.

Point de départ de tout projet IT, le DSI doit maintenant être proactif dans le partage et la transmission des informations jusqu’alors mises sous bonne garde. Cette nécessaire ouverture des données du système d’information le transforme en premier ambassadeur de la cybersécurité au cœur de l’entreprise, il est le premier garant des secrets industriels.

Garant des infrastructures, le DSI assure la confidentialité, l’intégrité et la pérennité des données qui sont stockées afin d’être en pleine conformité avec le RGPD. Il se doit de tisser de nouvelles relations avec les membres du comité de direction, souvent pressés, et nouer une relation d’un nouveau type avec une nouvelle espèce de salarié protégé : DPO (data protection officer).

Raccorder, connecter, stocker … avec pour seul but de valoriser via l’IA

Deuxième phase de la transformation numérique actuelle, l’IA devrait représenter 35,8 milliards d’investissements en 2019 selon IDC. Si les progrès scientifiques et leurs promesses attirent de plus en plus de monde, les résultats ne sont pas toujours conformes aux attentes exprimées.

Saluons cependant les premières réussites fulgurantes de l’IA : en journalisme, le concept de l’homme tronc n’aura jamais été aussi bien porté son nom depuis qu’un humanoïde est capable de présenter le JT H24 grâce à une IA qui reproduit la voix et les expressions du présentateur vedette – la même technologie malheureusement utilisée pour des fake vidéos de plus en plus réalistes, une véritable offensive à la notion de démocratie.

Les succès sont aussi forts dans le domaine de la conquête spatiale ou la sécurité nationale : alors que l’IA a permis de matérialiser une nouvelle galaxie à trois milliards d’année lumières de la Terre grâce à la détection d’ondes spécifique, de son côté l’Union Européenne est tentée de remettre en place ses douaniers avec le Brexit. Ou plutôt une version 4.0 du douanier : des garde-frontières virtuels capables d’analyser les micro-réactions du visage à l’issue de questions spécifiques sur les voyages ou déplacements que les personnes interrogées effectuent. La version plus vraie que nature de la série Lie to me.

Enfin, en matière d’environnement, l’IA devrait bientôt permettre de pointer les ressources d’un territoire grâce à l’interprétation des données satellite, ouvrant ainsi la possibilité de répertorier les différentes faunes d’un écosystème.

En revanche s’il est un secteur où l’IA est loin d’avoir tenu ses promesses, c’est en matière de véhicules autonomes. N’en déplaise à Elon Musk, les voitures conduites par des humains sont toujours statistiquement aujourd’hui moins accidentogènes que les véhicules autonomes. Quant aux chatbots qui devaient révolutionner l’UX, l’expérience relève plutôt du flop tant la mise en place peut se révéler une usine à gaz.

DSI & IA : comment être crédible et impulser le changement

Confronté sans cesse à de nouvelles problématiques et expressions de ses besoins utilisateurs, la veille technologique permanente assure au DSI une longueur d’avance sur le reste de l’entreprise. Si les structures doivent s’adapter à la stratégie des dirigeants et actionnaires, c’est aussi au DSI de comprendre l’intérêt et d’apporter des réalisations concrètes pour accélérer l’adoption de nouvelles technologies comme l’IA. Une rapide analyse de ce qu’elles peuvent apporter comme nouveaux services permettra au marketing, à la RH et à la R&D d’apporter une réelle valeur ajoutée, sans fausses promesses, sur un marché en quête de renouveau.

Parce que souvent, en France, nous sommes plus fébriles à être les premiers à adopter une révolution technologique, laissant une avance significative à nos concurrents autour du monde, parce que le monde accélère a une vitesse à peine soutenable, il est important de faire confiance aux plus jeunes générations qui intègrent ce paradigme de big data/IA nativement. La haute disponibilité des infrastructures d’hébergement du système d’information ainsi que son ouverture choisie (et non subie) sont à présent des indispensables.

Pour disposer d’une stratégie IA qui soit efficace et motive les dirigeants à investir, il convient de sécuriser son socle d’applications et son inventaire de sources de données. Ainsi le croisement efficace de ce patrimoine numérique aura pour vocation à transformer de simples données en informations utiles, décisives aussi bien pour la stratégie à court, moyen ou long terme, comme le pilotage quotidien de la relation client et du management bienveillant des collaborateurs. Pour être en capacité de performer durablement dans un contexte de mutation économique profonde, nous devons nous doter des meilleurs outils permettant de couronner de succès toutes les initiatives des collaborateurs au service de l’innovation.

Ecrit par

Kevin Polizzi

Kevin Polizzi – Directeur Général Iliad B2B Entreprise//Jaguar Network

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[ Avis d’expert ] La France, Startup Nation ?

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Incontestablement, une réelle impulsion initiée par le Président de la République et le gouvernement a positionné les startups comme un véritable Asset pour la compétitivité française. Dans ce contexte, force est de constater que nombre d’entrepreneurs ont franchi le pas de la création d’entreprise pour prendre en main leur destin, innover et mettre sur le marché leurs produits et services. Nous sommes ainsi devenus en peu de temps l’un des pays les plus dynamiques en matière de création de startups. Mais un tel dynamisme a-t-il permis aux entrepreneurs de se développer durablement ? L’accès aux marchés trustés par les « grands fournisseurs » s’est-il ouvert à de nouveaux entrants ? Toutes ces questions légitimes sont malheureusement souvent laissées de côté…

L’exemple doit venir d’en haut 
Bien entendu, on ne peut que se réjouir de voir se développer des dispositifs publics d’accompagnement dédiés aux startups. Ces derniers jouent alors un rôle important pour les créateurs et porteurs de projets, notamment en phase de lancement. Mais être une startup Nation se résume-t-il à aider et subventionner des startups ? La réponse est incontestablement non.
Aider est une chose, permettre aux entreprises innovantes d’accéder à leurs projets en est une autre. Et c’est là que le bât blesse. En effet, aujourd’hui nombre de structures publiques et parapubliques « ferment » l’accès à leurs projets. Cette attitude diamétralement à contre-courant des orientations définies par l’Etat est préoccupante et amène donc nombre de startups à végéter pour de mauvaises raisons. En effet, on constate que dans la plupart des cas, les choix opérés ne sont plus réalisés sur des critères purement objectifs, mais sur des considérations plus contestables : choisir un grand fournisseur pour se protéger en cas d’échec du projet et ne pas voir sa responsabilité engagée, ne pas oser innover, etc. Toutes ces raisons souvent propres à un ou deux individus sont donc préoccupantes et représentent un réel frein au développement des startups françaises qui devraient au contraire être soutenues par ces structures publiques et parapubliques.
Cette situation est d’autant plus absurde que pour les grands comptes privés qui gèrent des intérêts beaucoup plus forts à l’échelle nationale et internationale, ces cas de figure n’existent pas ou peu. Preuve en est le nombre important de marchés stratégiques remportés par les startups auprès des grands donneurs d’ordre. Nous pourrions aussi évoquer les coopérations industrielles entre les grands comptes et les startups : incubation, création de projets communs, etc.
Encore une fois, nous ne pouvons que déplorer la dissonance entre l’intention et le résultat. Il est important que les structures publiques et parapubliques ne perdent pas de vue qu’elles jouent un rôle-clé pour permettre aux startups françaises d’aujourd’hui de devenir les licornes de demain. Attention donc à ne pas fermer les accès aux marchés publics et à donner leur chance aux entrepreneurs français de diffuser leurs innovations. C’est à cette condition que la France sera réellement une startup Nation.

Par Christophe Grangeon, Directeur Général de Usercube  (La Penne-sur-Huveaune – 13)

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[Avis d’Experts] La sécurité des échanges, une donnée-clé des établissements de santé

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À l’image des autres secteurs d’activités, les professionnels de santé (hôpitaux, cliniques, etc.) doivent garantir une parfaite sécurisation des données qu’ils échangent. Ce constat est d’autant plus important que les acteurs du monde de la santé manipulent des données sensibles. Bien entendu, il convient, lorsque l’on évoque la sécurité IT, de la penser dans son ensemble, mais dans notre propos, nous allons nous concentrer sur un point précis : la sécurité des données échangées par mail.

Le mail, un vecteur d’échange central
Chaque jour, les établissements de santé communiquent par e-mail des données médicales et ont pour mission d’assurer une parfaite sécurité de ces échanges sensibles. Fort de ces éléments, le législateur a mis en œuvre des règles et directives qui encadrent ces pratiques et auxquelles les professionnels de santé doivent se conformer. Il s’agit notamment d’appliquer scrupuleusement la circulaire DGOS MSSANTE du 23 décembre 2014. Il est donc fondamental de ne pas s’appuyer sur des approches qui ne répondraient pas à ces orientations et ne permettraient pas de garantir une parfaite sécurisation des échanges effectués.

Quels points prendre en compte pour assurer une sécurisation efficace de ses échanges
Pour échanger des données médicales en toute confiance et sécuriser ses échanges, il est important de vérifier la validité des certificats et de l’envoi des données par protocole sécurisé, conformément à la réglementation en vigueur. Pour réussir ce projet, il ne faut pas impacter l’expérience utilisateur en mettant en œuvre des dispositifs transparents pour les opérationnels qui retrouvent leurs messages dans leur boite aux lettres habituelle. Il est également important de garantir une parfaite traçabilité des données échangées, tout en respectant la confidentialité de celles-ci.

Un dispositif de sécurité bien spécifique
Il est aussi nécessaire d’intégrer les spécificités du secteur, par exemple pouvoir sécuriser les accès au travers de l’usage de la carte CPS ou de l’authentification forte OTP. Parmi les autres éléments, nous pouvons aussi évoquer la nécessité de gérer depuis un dispositif centralisé l’ensemble des boites aux lettres applicatives (connexion dossier patient), personnelles (personnel de santé) et organisationnelles (par exemple secrétariat d’un cabinet médical) et d’accéder à ses messages sur tous types de supports (PC, smartphone, tablette).
Ces différents éléments permettent ainsi de répondre à différents besoins comme la sécurisation des transferts des informations de santé, la protection juridique du personnel ou la traçabilité des échanges.
La sécurisation des échanges électroniques réalisés par email dans le secteur de la santé est donc un sujet stratégique qui doit être mené avec la plus grande attention. Respect de normes strictes, prise en compte des données métiers, intégration de protocoles spécifiques sont autant de points que les professionnels de santé doivent nécessairement prendre en compte pour déployer des systèmes conformes aux dispositions réglementaires en vigueur.

par Patrick Desot, président de Wraptor

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