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Economie numérique

30% des logiciels utilisés en France n’ont pas de License !

Bien qu’il soit passé de 47% à 32% en treize ans, l’usage frauduleux de logiciels dans l’Hexagone est la principale source de pertes de revenus pour les éditeurs en Europe de l’Ouest.

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Selon la dernière étude publiée par l’association d’éditeurs Business Software Alliance (BSA), 32 % des logiciels installés sur les ordinateurs français (contre 37% dans le monde) ne disposent pas de licence, c’est 2 points de moins que les résultats de la précédente étude menée en 2016. « La France a connu l’une des plus fortes baisses en Europe au cours des treize dernières années », indique un communiqué de l’association qui regroupe les principaux éditeurs de logiciels.
Selon ce document, en 2005 près de la moitié (47%) des logiciels installés sur les ordinateurs de l’Hexagone ne disposaient pas de licence. En treize ans, le taux de logiciels utilisés frauduleusement en France a ainsi reculé de 15%, ce qui s’avère être la plus forte baisse enregistrée en Europe. Pour le BSA, cette baisse est influencée partiellement par l’adoption croissante de pratiques de gestion des actifs logiciels (SAM) des entreprises et l’essor du SaaS.
Et pourtant, la valeur commerciale des logiciels sans licence installés est estimée à 1,6 Md€ de manque à gagner pour les éditeurs français, c’est le montant le plus élevé en Europe de l’Ouest et le 4ème à l’échelle mondiale, derrière les Etats-Unis, la Chine et l’Inde.
A l’heure actuelle, les proportions de piratage les plus importantes en Europe de l’ouest sont constatées en Grèce (61%), à Chypre (44%), en Italie (43%) et en Espagne (42%).

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Economie numérique

French Tech : lancement d’un nouveau fonds, “French Tech seed”

En déplacement à Metz jeudi 21 juin, le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé le lancement d’un nouveau fonds, “French Tech seed”, pour la French Tech.

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En déplacement à Metz jeudi 21 juin, le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé le lancement d’un nouveau fonds, “French Tech seed“, pour la French Tech. Doté de 400 millions d’euros dans le cadre du troisième volet du Programme d’investissements d’avenir, ce fonds visera à soutenir les levées de fonds des start-ups technologiques issues des laboratoires, des incubateurs ou des sociétés d’accélération du transfert de technologies (SATT).
Géré par Bpifrance, il reposera sur des apporteurs d’affaires labellisés, chargés d’accompagner ces nouvelles pousses et de leur trouver des investisseurs privés. Ces apporteurs d’affaires, garants de la validité technologique du projet, permettront un investissement public quasi-automatique, sous forme d’obligations convertibles, en complément des capitaux apportés par les investisseurs privés.
Le fonds, qui dote la France, à l’instar d’autres start-up nations comme les Etats-Unis, la Corée du Sud ou Israël, d’un outil de financement capable de financer le pré-amorçage à grande échelle, pourra également intervenir directement en fonds propres pour des levées plus importantes. Sa création conforte le virage, annoncé le 25 mai, à l’occasion du salon Vivatech, par le Secrétaire d’Etat au Numérique, Mounir Mahjoubi, de la French Tech vers la “deep tech”. Il concrétise également l’un des 100 engagements pris à l’occasion du plan “Action start-ups 2018” présenté alors…

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Economie numérique

La région Sud vient de lancer sa “Team Sud Export”

Avec ‘’Team Sud Export”, les entreprises régionales vont bénéficier d’un guichet unique à l’export grâce aux moyens mis en commun de la Région, de la CCI régionale et de Business France.

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La ‘’Team Sud Export” a été lancé officiellement lundi 18 juin par Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Christophe Lecouturier, directeur général de Business France et Roland Gomez, le président de la CCIR Provence-Alpes-Côte d’Azur. La manifestation s’est déroulée en présence de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères qui concrétisait ainsi l’engagement pris par le Premier ministre à Roubaix le 23 février dernier lors de la présentation de sa réforme de l’export, Team France. Edouard Philippe avait désigné ce jour-là la Région Provence-Alpes Côte d’Azur comme territoire pilote pour la mise en œuvre du parcours régional des entreprises à l’export. Quatre mois plus tard, la Team Sud Export est en ordre de marche.

Renaud Muselier et Jean-Baptiste Le moyne

Mutualiser les forces pour gagner à l’international !
La ‘’Team Sud Export” », guichet unique regroupera tous les acteurs régionaux de l’export : CCI International et Business France, mais également acteurs du financement export, agences de développement… L’objectif est on ne peut plus clair : doper l’internationalisation des entreprises en donnant plus de visibilité, en apportant des solutions concrètes et une porte d’entrée unique.
Il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire d’aider les entreprises françaises à trouver le chemin de l’export. C’est un véritable enjeu de compétitivité. Précisant que le déficit commercial de la France continue de se dégrader : 62,3 milliards d’euros en 2017, contre 48,3 milliards d’euros en 2016. Renaud Muselier prévient : « Il y a urgence pour aider nos entreprises à trouver le chemin de l’export. C’est un véritable enjeu de compétitivité tant pour la France que pour notre Région. Et c’est de la compétence des régions qui disposent désormais des clefs de l’économie, d’agir aux côtés de l’État ».
La Région Sud consacre chaque année 3,5 millions d’euros à l’accompagnement des entreprises à l’international. Elle va apporter ces moyens et les compétences de l’Agence régionale pour l’innovation et l’internationalisation (ARII) à la nouvelle Team Sud Export.
Comme l’a précisé Jean-Baptiste Lemoyne lors de son intervention à Marseille, “l’international doit devenir un réflexe“.

Team Sud Export : mode d’emploi
Concrètement, les entreprises désireuses de bénéficier d’un accompagnement à l’export pourront désormais s’adresser à une seule et même équipe, une équipe de 25 personnes dédiée à la seule et unique mission d’accompagner les entreprises dans leurs projets à l’étranger. Les entreprises vont pouvoir bénéficier de deux outils différents. Le premier, baptisé « Parcours Sud Export », se décline en deux mesures : soit un accompagnement de proximité régulier et dans la durée, soit un programme d’accélération export sur-mesure de 18 à 24 mois. Ce dernier sera adapté en fonction du profil de l’entreprise, à savoir si cette dernière est novice en exportation ou confirmée. Ces solutions pourront être complétées, en fonction des besoins observés, par des prestations privées et délivrées par les opérateurs de l’export présents sur le territoire régional. L’intégration à ce programme d’accélération du Parcours Sud Export sera matérialisée par un « Contrat de confiance » entre l’entreprise bénéficiaire du programme d’accélération et la Team Sud Export.
« Dans la région Sud, on a identifié 16 000 entreprises qui pourraient largement développer leur flux. On va donc leur proposer un vrai parcours sur-mesure à l’export », met en avant Jean-Baptiste Lemoyne. Avec pour objectif, chaque année, d’accompagner 500 entreprises et d’en accélérer 100. D’ores et déjà, une première promotion de 16 sociétés (Techno concept, Proneem France, I-MC…) a été sélectionnée pour profiter du dispositif.
Le deuxième outil opérationnel mis à la disposition des entreprises est la « Plateforme numérique export ». Son objectif est de faciliter l’accès des entreprises au nouveau dispositif. Elle est pour cela intégrer par la suite au guichet unique des entreprises. Cette plateforme permet aussi aux membres de la Team Sud Export d’assurer le suivi des entreprises accompagnées, de réaliser le reporting et l’évaluation des actions proposées et d’échanger des informations.

Faire gagner la compétition internationale aux entreprises régionales !
Avec sa nouvelle stratégie économique, la Région Sud souhaite mettre le cap sur la simplification et l’excellence. En terme d’export, l’enjeu est d’augmenter le nombre des exportateurs et leurs flux export et de transformer le modèle d’accompagnement des PME, pour le rendre plus lisible et efficace. La mise en place de cette team et de ces outils sont au service d’un seul et même objectif partagé : faire gagner la compétition internationale aux entreprises régionales.
Et le Président de région de conclure « il s’agit aujourd’hui de fixer un cadre clair en lien avec les compétences qui sont les nôtres. Comme dans une entreprise il faut un chef qui coordonne, qui fédère et qui donne de la cohérence. Il est illusoire de laisser Nice aller en Chine en mai, Marseille en avril et le Var en septembre, si nous voulons être efficaces et crédibles. La Région est l’échelon pour agir et organiser une stratégie économique offensive et cohérente car l’attractivité ne se divise pas ».

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Cluster, association

Secteur IT : plus de 4% de croissance en 2018 grâce aux SMACS, selon Syntec Numérique

Porté par le cloud et la sécurité, le secteur du logiciel et des services informatiques en France a gagné 3,9% en 2017. Les 4,2% seraient atteints en 2018.

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Le secteur IT et numérique en France se porte bien, merci pour lui ! Le secteur du logiciel et des services informatiques en France a gagné 3,9% en 2017 à 54,1 milliards d’euros. C’est le taux de croissance le plus élevé depuis 2008, année où le secteur avait enregistré une croissance de l’ordre de 6%.
En 2018, il devrait croître de 4,2% pour atteindre 56,4 milliards d’euros, rapporte Syntec Numérique, l’organisation qui représente 2000 entreprises de services du numérique (ESN), éditeurs de logiciels et sociétés de conseil en technologies.

« L’accélération de la croissance a été porté par les projets en transformation numérique et mise en conformité RGPD », a expliqué Godefroy de Bentzmann, président du Syntec Numérique, à l’occasion d’un point presse le 14 juin dernier à Paris. « Le moral est bon et, pour 2018, on table sur une croissance qui va augmenter notamment grâce aux SMAC (réseaux sociaux, mobile, analytique et cloud) ».

Dans le détail : l’édition de logiciels, qui représente 22% du marché, affiche à nouveau la plus forte croissance. Le segment a progressé de 5,2% en 2017 et devrait gagner 5,5% en 2018. Le SaaS est le principal moteur de croissance des éditeurs.
Le conseil en technologies (17% du marché) a gagné 4,7% en 2017. Cette année, l’activité pourrait afficher une croissance supérieure à 5%. Grâce à la transformation du modèle d’affaires de clients industriels et à des offres globales (matériel, logiciels, services).
Enfin, le domaine du conseil et des services informatiques génère à lui seul 61% des revenus du secteur. La croissance est moins marquée, mais bien au rendez-vous. Ainsi, les services IT affichent une hausse de 3,2% en 2017 (+3,5% attendus en 2018).

SMACS : 91% de la croissance
On notera qu’en 2018, 91% de la croissance du secteur de logiciels et services (hors conseil en technologies), soit 1,6 milliard d’euros, viendra des SMACS (pour Social, Mobility, Analytics, Cloud & Security), ces technologies à la base des projets dits de transformation numérique. Les SMACS enregistreront 16% de croissance en 2018 pour atteindre 11,8 milliards de dépenses, soit un quart du marché total des logiciels et services. Les dépenses associées aux environnements traditionnels ne progresseront pour leur part que de 163 millions.
Par ailleurs, la mise en conformité au Règlement général sur la protection des données (RGPD) représenterait, selon IDC France, environ 1 milliard d’euros de dépenses en logiciels et services IT par les entreprises (contre 671 M€ en 2017).

Enfin, le secteur a créé 13 410 nouveaux postes l’an dernier et les recrutements sont élevés dans un domaine qui emploie 70% de cadres. Syntec Numérique estime que le secteur devrait créer entre 55 000 et 60 000 recrutements de cadres cette année, soit a minima autant qu’en 2017 (55 240). Sur l’année écoulée, on notera cependant une petite déception concernant le niveau de création nette d’emplois cadre du secteur IT qui a légèrement reculé par rapport à 2016 en passant de 13 790 à 13 410 d’après les chiffres de Syntec Numérique et de l’Apec.

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